Effeuille mes rêves

Les humeurs adulescentes d’une vingtenaire qui se bat contre la dépression.

Le livre se referme

J'ai repoussé le rendez-vous du mieux que j'ai pu. Un rendez-vous que j'ai moi-même fixé. L'ironie résonne désagréablement dans mes oreilles, tiens, ça fait comme un écho. La date du 8, c'était pour éviter de me débiner ; mais on en est pas passé loin autant se l'avouer. Je crois que ce ne serait pas cool à ce stade de me mentir là-dessus. Ce n'est pas de la peur. Comme ce n'est pas non plus le fait de ce relent d'excitation à la relecture, et cet espèce de choc qui n'en est pas vraiment un d'avoir écouté la voix que j'avais il y a un an... Les mélanges de sentiment, (...)

Lettre à moi-même

Chère Aloha. Je t'écris depuis le 29 octobre 2015, 08h45. Cette idée m'est venue quand j'ai eu la curiosité de regarder les livres que je lisais à cette même époque un an en arrière. Sur Livraddict. Les "bonds" dans le temps me fascinent en ce moment. J'écris pas mal là-dessus - en format papier. Ou du moins, je consacre pas mal de mes réflexions à cela. Bref. Je vais te décrire un peu où j'en suis aujourd'hui. Parce que je viens de me rendre compte qu'en un an, BEAUCOUP de choses peuvent changer ! On se dit toujours que "dans un an", c'est loin. Trop loin. On n'a aucun (...)

Une fin, un départ... mais littéralement ?

L'hésitation est mon pire fléau, celui qui finira par avoir l'enveloppe protectrice de l'ensemble de mon corps*. Le pire de mes fléaux EN PLUS de l'auto-dépréciation, cela va sans dire. Mais c'est encore une autre histoire. Le 8 novembre, j'ai prévu de clore ce journal. Cette auto-biographie subjective complètement décousue qui a eu un impact incroyable sur ma vie ; par le biais de ma façon de penser. C'est ça que fait un journal intime, sur du long-terme. Il m'a appris le contrôle - partiel mais toujours améliorable - de mes émotions. Mais alors un journal intime en ligne.. (...)

Dégourde

Mes yeux saignent. J'ai passé la journée à essayer de comprendre l'administration. Comment est-ce que le tout marche avec cohérence - parce que c'est l'État, tous les trucs officiels, légaux, donc c'est forcément logique. Quel est le fil conducteur de cette réflexion humaine étalée sur plusieurs siècles, dont on a pu voir les triomphes et les erreurs. Quelles sont les connexions entre cette profusion de lois... ? En vain. Je ne comprends pas. Bon, j'ai 25 ans et je ne connais rien de la vie ET ENCORE MOINS de la façon dont marche un pays. Ça, je le sais, c'est imprimé bien (...)

Déglutir aïe ça pique

Ce dégoût dans ma gorge que j'essaie de ravaler. Avec un grand sourire de façade. Grand, étalé, mais mort. J'ai raconté des conneries. Pas fait exprès donc pour le coup ça a du mal à passer ; je croyais vraiment que ma famille était différente. Qu'avec la communication et de la bienveillance on prenait soin des autres. Qu'au moins si on ne comprend pas, on ne juge pas et laisse la personne qui demande du temps pour gérer sa douleur, ses démons internes, faire ce qu'elle sait devoir faire (ou plus souvent ne PAS faire). Mais non. Ça, c'était comment je VOULAIS que les choses (...)

Nouveau changement de pseudo

J'ai les nerfs en pelote. Quatre heures d'avion low-cost en deux jours, ça signifie au minimum six heures plongée collée-serrée avec mon improbable phobie. Tout le monde en porte. Eurk, j'ai la nausée ! Et la famille... Ils sont géniaux, évidemment, mais j'en ai parlé à ma psychiatre pour essayer de savoir si VRAIMENT tout le malaise venait de moi ou si quelque chose d'autre clochait éventuellement. Elle m'a répondu qu'ils avaient, dans les faits, tendance à dépasser mes limites personnelles, tous, et ce même quand je les fixe clairement et prévient que ça m'est nécessaire. (...)

Renommer Tortuga

J'avais désigné la ville de mes parents, celle où je suis aujourd'hui et essaie de m'installer, sous le nom de Tortuga. Inconsciemment ville de pirate grâce à l'un de mes films préférés. Et je n'en regarde plus du tout des films (ou séries) donc ça va être difficile de se renouveler. Les tortues, c'est un symbole sympa. Etc, etc. Mais ça ne va pas. Plus. Enfin peut-être que si ; à moins que ça n'ait jamais été. Bref. J'ai eu envie de changer. Ça va beaucoup mieux dans ma tête, mais quand je sens monter une idée fixe je sais que je peux encore passer un sale quart-d'heure. (...)

Première épreuve : prouve que t'es adulte

J'ai survécu à l'épreuve des papiers ! Ça fait très science-fiction dit comme ça. "L'Épreuve des Papiers". Comme si on était attaqué par deux cent mille grues en origami, en un temps limité où il faudrait créer la deux cent mille unième soldate à partir d'un carton mou (et la solution consisterait à le mâcher pour le rendre plus facile à plier tout en courant tout du long de l'épreuve dans le sens anti-horaire de la Grande Pièce Circulaire Où Le Soleil Ne Brille Pas Mais Pense Fort À Toi pour ne pas se faire couper). Je n'ai fait que ce que font tous les adultes (...)

Oh que c'est cocasse

Bon. Je ne comprends toujours pas ce qu'il s'est passé hier. Mais je suis redevenue moi. Tout aussi honteux que soient ces deux derniers écrits, je vais les laisser là. Erffffff, vraiment ? Oui, vraiment ; journal intime = journal honnête. Bon, bon... Je suis vraiment pas fière de ce dérapage absolu. Mais je vais en tirer une leçon et continuer à avancer. J'ai été trop rigide je crois. Je me suis repliée sur moi-même pour compenser la douleur de ces dernières années ; mais évidemment on ne prend pas de vacances de la réalité aussi longtemps sans conséquence. La (...)

Cette page déprimerait un bisounours

Liste des raisons qui font que je suis un ABOMINABLE être humain : Je dis des choses que je ne pense pas réellement. Souvent. Beaucoup. Trop. Souvent. Des choses à adjectif toujours variable, d'une diversité impressionnante, mais qui ont toutes en commun la merveilleuse propension à être stupides/ridicules/contradictoires/fausses/voirepirequetoutméchantes. Pour donner un exemple concret, je me souviens d'une scène dans mon adolescence (ce n'est pas arrivé si souvent mais cette fois-là sera symbolique, pour tout le reste ; non mais hé je te vois n'essaies pas de te trouver des (...)

Quelqu'un a le numéro personnel de l'optimisme ?

J'ai vraiment un problème de colère. Je suis perdue. Je ne comprends pas quoi faire de cette rage en moi. Je l'ai déjà repérée à plusieurs reprises. Je l'avais signifié ici-même. J'avais travaillé avec. Mais là, une nouvelle étape a été franchie. Un véritable choc qui m'a assommée et quand je tente de m'éloigner me retient de ses crocs acérés. L'imprévu, la planche à pourrissement spontané, par excellence. Une petite poussière qui peut détériorer tout l'engrenage. Mon avenir dépend de comment je vais réagir. Sauf que je n'ai aucune info sur ce que je censée (...)

La fameuse leçon qui ne passait pas

Je viens de comprendre quelque chose. Être indépendante, ça veut dire l'être même dans les moments où il n'est pas évident de l'être. C'est faire ce que je veux, de la manière dont je le désire, sans me laisser perturber par 1) Le fait que je n'habite pas seule, 2) Le fait que je sois en public, que ce soit à l'école ou dans la rue, 3) Tout ou n'importe qui passant ou entrant dans ma vie, en fin de compte. Il va falloir se jeter dans le bain de nouveau. Reprendre une activité régulière. Un rythme. Ces deux derniers mois ont eu pour but de m'éclairer quant à la teneur de ce (...)

C'est ça, je crois, la liberté

Des vocalises et un ego qui se rebiffe - ah bah c'est à ça que tu sers, alors, Ego ! Je vais y arriver. J'y SUIS arrivé. Reprendre le dessus. Le contrôle. Sur mes émotions. Oh bon sang, je suis tellement fière de moi ! Visite difficile chez ma grand-mère. Enfin, non, difficile n'est pas le mot. C'est ça le truc avec la vraie vie. La situation n'est pas toujours ausi désastreuse que dans les films - avec la mafia qui vient kidnapper ta tortue de compagnie, ta meilleure amie qui tombe amoureuse d'un zombie et ton patron qui est un bouffon - mais elle peut être lourde quand même. (...)

Pas assez de logique pour un titre clair

J'ai complètement perdu le contrôle. En même temps, la vie ne fait jamais de pause. Même pour les vacances. Donc oui il va falloir trouver un moyen de rebondir. Parce que de toute évidence : j'ai fait jusqu'à présent mon maximum ET j'ai reçu de l'extérieur le maximum de ce que j'aurais pu espérer recevoir. On m'a laissé prendre des vacances. C'est tout. Le reste (la solitude méditative, les conversations inutiles évitées, le repos neuronal absolu, etc etc), j'en avais rêvé mais c'était trop demander. Maintenant, si j'attends "le moment" où je me sentirai entière pour (...)

Huit siècles de redoublement

Il n'existe pas de temps idéal. Je suis foooooooooooolle je n'ai toujours pas compris la leçon ; depuis le temps ! Je me donnerais des baffes parfois. Une par jour minimum. Au lieu de ça, je vais ranger mes mains parallèles à mon clavier et je vais écrire. Ça ne servira probablement à rien. Mais. Juste mais. Pas les capacités de finir la phrase. Donc. Résumons. Dernière année d'études difficile, je ne vais pas revenir là-dessus. J'ai donc, logiquement, attendu l'été comme on attend pfff je ne trouve même pas de comparaison tant je n'ai jamais rien attendu avec autant de (...)

Écartelée

Je prends conscience de 25 ans d'enfantillages. Mes erreurs me reviennent subitement en plein face. Comment réparer ce que l'on ne contrôle plus ? J'aime écrire ici. Il est toutefois peut-être temps de mettre fin à ce journal - plus tôt que prévu. Et d'envisager de ne pas en recommencer un nouveau - là aussi, comme prévu. Mais c'est trop bête de finir là-dessus ! Sur de l'angoisse ! Après tout ce que j'ai fait pour m'en affranchir ! Je suis déchirée entre le lien que je créé - dans le passé, le présent et le futur - ici avec des anonymes inconnus mais bienveillants... (...)

Recycler une bêtise en expérience scientifique

On n'est jamais seul sur Terre. Ne pas l'oublier. Toute action que l'on fait - glorieuse ou stupidissime - a son équivalent, quelque part ailleurs, sur la même planète. Faut le garder en tête. C'est très important. Ça permet d'apprendre des choses sur l'estime de soi. J'envoie donc TOUTE ma compassion à la personne qui a regardé (ou regardera) des vidéos de compilations d'attaques de requin dans les films. Les plus affreuses, bien sûr. Et ce parce qu'elle a l'impression qu'elle DOIT toutes les regarder. Et jusqu'à bout. Ma compassion et mon secret dévoilé pour cette personne (...)

Stupide vision

Il faut que je vienne écrire. Je ne sais pas pourquoi. Il va se passer un truc. Peut-être pas dans l'immédiat (de toute façon, là tout de suite, avec mes hoquets d'excitation et mes mains qui tremblent sous une espèce de folie d'enthousiasme, je ne suis réceptive à RIEN). Mais d'ici la fin du mois ? Mais je l'ai déjà dit, ça, il me semble ? C'est un sentiment qui m'a déjà pris, certaines années en arrière ? Voire TOUTES chaque année, non ?! J'ai lu une poignée d'articles qui m'ont bouleversée. Ils ne m'ont rien appris de nouveau, pourtant ! Mais j'ai ressenti une (...)

L'effet que... attends j'ai pas fini mon écrit !

Oh, et avant que j'oublie ! J'ai aussi trouvé ce lien qui explique très bien ce qui m'est arrivé ces dernières années. Entre six et treize ans. Bref. Je l'ai envoyé à ma mère. Je n'arrive pas à verbaliser la chose. On s'est mieux comprises je crois. Il provient d'un blog, oui, donc automatiquement on pourrait s'interroger sur sa fiabilité, mais la psychiatre m'a bel et bien parlé de ce phénomène. C'est quelque chose de concret. Je ne connais pas ce blog, mais cet article en tout cas est fiable. Étonnamment, c'est quelque chose de très peu connu. Je n'en avais en tout cas (...)

L'effet que ça fait de vieillir

J'ai trouvé par entrecroisement de lectures cet article. Je ne sais pas comment le dire bien, alors je m'en tiendrai au minimum ; avec maladresse. Mais je le dirai. J'ai soudainement une extraordinaire bouffée d'amour pour les gens. Pas "les gens" en général, ce terme qui me hérisse - et j'ai désormais compris pourquoi. "Les gens", dont on parle comme un tas d'humains et d'humanité. Un groupe représentatif. Mais c'est tout le contraire. Tous les phénomènes de foule, toutes les philosophies ne peuvent conduire qu'à une vision désastreuse de... eh bien, nous-mêmes. J'ai donc (...)

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