Effeuille mes rêves

145

Mes cauchemars ont repris.

Je suis de nouveau impuissante. Mais je ne lâche pas l’affaire, c’est bien TROP important. C’est ma faute, en plus, je me laisse électrisée par de grandes idées fictionnelles et complètement improbables. Et ensuite, mon inconscient réagit. J’imagine. Enfin : il imagine ; dans le but de me recadrer.

Conclusion : si je ne saute pas allègrement hors du cadre, je n’aurai pas besoin d’être remise sur les rails.

Je le sais, en plus, quand je dépasse les limites. Mais l’enjeu est tellement… alléchant ! Grandiose. Prometteur. Facile. C’est là où je devrais me méfier, mais c’est le point faible de mon imagination. Elle veut se prouver que tout est possible.

D’ailleurs, tout l’est. Théoriquement.

Mais bref : reconcentrons-nous.

Dans quelques jours, je passe la première partie de l’examen qui va ou pas me donner mon diplôme. Ce n’est évidemment pas la peine que je précise à quel point je flippe. Je mise tout mon avenir - qui m’échappe à moitié comme une anguille bien glissante - dessus.
Ma stratégie est d’éviter d’y penser. Arriver à l’exam en disant : "Ah bon ? C’est aujourd’hui ? Le délire avec le jury et tout… Bon ben d’accord".

145. Je finirai cet écrit (avant de me bouger pour reprendre le cours et l’histoire de ma vie, que je dois encore peaufiner) avec ce nombre : il correspond au nombre de jours qu’il me reste avant d’être lancée dans la vie post-étudiante.
Je me languis de plus en plus. Mais j’espère que je ne regretterai pas.