Effeuille mes rêves

Un rêve de méduses

Oh, le titre de mon journal me fait penser au rêve super secoué que j’ai fait cette nuit !
Très impressionnant. Je ne me souviens que d’une seule scène, mais elle est digne d’un film de Spielberg.

Avant cette scène, c’est flou, mais je me rappelle nettement que je lisais un article (où pourquoi et comment, du coup, je ne sais pas) sur les méduses.
L’écrit disait qu’il existait seulement trois espèces très très dangereuses dans le monde entier, mais aucune n’était mortelle pour l’homme.
Certaines personnes vivant dans un coin reculé du monde affirmaient cependant qu’il en existait bien une qui pouvait tuer une baleine d’une seule piquouze. Opinion dont les scientifiques de l’article se moquaient copieusement.

Le rêve proprement dit commence alors là.

C’est assez… beurk, je vous préviens.

J’étais avec mon père qui était tout foufou d’euphorie parce qu’il venait de trouver de vieilles cassettes dans une malle ainsi qu’un caméscope. Apparemment, me disait-il, il s’agissait d’un caméscope ayant appartenu à un journaliste parti en mer il y avait des années de cela pour un reportage très spécial.
On ne l’avais jamais revu depuis.
Rongés par la curiosité, nous avons branché le caméscope à la télé et regardé le documentaire.

L’homme - le journaliste à qui appartenait le caméscope - se trouvait dans une petite barque. Il était filmé par une autre personne, pas très loin de lui, dans une embarcation du même genre (vraiment peu sensée pour quelqu’un s’aventurant sur l’océan).

Le journaliste parlait à la caméra. Il expliquait avoir enfin trouvé le repaire de la légendaire Méduse-qui-tue-un-homme-en-une-seule-piqûre-et-tout-de-suite. Il surnommait l’espèce entière "Médusae Vapametué" et blaguait sur les légendes avec son ami. Il expliquait qu’il avait entendu dire que les gens qui avaient lancé ces rumeurs l’avaient supplié de ne pas les rechercher et prétendaient que ces méduses étaient capables de tuer une horde entière de baleines. Il n’était pas sûr d’avoir bien compris ce qu’ils avaient dit sur ce dernier point, mais de toute façon, il s’en fichait et toute cette histoire le faisait hurler de rire.
L’homme a alors accroché quelque chose à son bateau pour attirer ces animaux.

Et l’eau tout autour s’est mise à bouillonner.

Un troupeau de petites méduses roses s’est approché de l’homme, dans un bruit menaçant.
Lui a commencé à avoir peur. Il a déglutit et détaché ce qu’il avait accollé à son bateau pour le lancer au loin. Mais les méduses s’approchaient toujours plus, toujours plus...
Il s’est mis à paniquer franchement et a voulu s’enfuir. Mais il ne pouvait plus bouger, et son bateau non plus. Les méduses avaient sauté dans son embarcation et l’eau qui se trouvait à l’intérieur s’est mise à bouillonner aussi.
L’homme a alors fermé les yeux, attendant sa mort éventuelle. Mais il les a immédiatemment réouverts.

Les petites méduses, en fait, étaient totalement inoffensives. Leurs piqûres chatouillaient agréablement ; et c’est cela qu’il avait d’abord pris pour de la paralysie.

Le journaliste s’est mis à rire avec son ami qui continuait à filmer la scène avec soulagement.

Tout à coup, l’eau s’est arrêtée de bouillonner.

Et une méduse gigantesque s’est dressée devant le journaliste.

Elle était aussi rose que les petites gelées de mer qui l’avaient précédée pour tâter le terrain, mais elle faisait un million de fois leur taille.
Elle était aussi grande que le Kraken lui-même.
Elle a sorti un dard énorme et a empalé avec le journaliste qui s’était mis à hurler, à vociférer, son horreur.

Le ciel a pris une couleur d’apocalypse.
La mer s’est assombrie.
La Méduse Géante dominait tout. Le jounaliste mort brûlé à l’acide l’avait faite sortir de son repos, et maintenant elle allait se venger sur le monde.

Alors l’océan s’est agité de nouveau. Et une balaine grise a surgi hors de l’eau pour attaquer furieusement la Méduse.
Elle a ensuite été suivie de toute sa meute. Les baleines se sont vaillamment battues contre les méduses pour les empêcher de semer la mort sur toute la planète.

Je les voyais très clairement, le rêve était d’une clarté carrément ahurissante. Il semblait intensément réel. D’un visuel tellement abouti que je me demande comme j’ai pu créer des choses pareilles. Je voyais les baleines, immenses et majestueuses, se jeter sur la terrible Méduse qui voulait erradiquer la vie de cette planète. Je voyais l’eau agitée et les vagues qui malmenait les protagonistes dans tous les sens. Je voyais la Méduse lutter pour finalement sombrer, encore couverte du sang du journaliste.

Et ensuite, je me suis retrouvée devant Robert Pattinson.

À me foutre (gentiment) de sa trogne parce qu’il joue dans Twilight, et que je n’aime pas du tout ces films (ce n’est là que mon avis personnel, il n’engage que moi, et je ne porte aucun jugement sur qui/quoi que ce soit lié à eux).
Voilà, aucun rapport. Drôle de fin. Mais il avait l’air de prendre mes taquineries assez bien, hein !