Effeuille mes rêves

Viva

J’ai la volonté de m’en sortir.

Ce qui est sûr, c’est qu’elle est pas venue toute seule, cette volonté !
J’ai dû me battre pour "y avoir droit".
J’ai dû évoluer dans l’ombre pendant toutes ces années, j’ai dû sacrifier ma jeunesse la plus juvénile (mon adolescence, quoi), j’ai dû connaître la dépression et ses houleux "j’ai touché le fond et je vais y crever VS allez, encore une fois je me relève et j’ai l’espoir de m’en tirer". J’ai également dû faire semblant de vivre pendant tout ce temps, pour ma famille, mais aussi pour ne pas succomber à la cruauté de certaines personnes.

J’ai lu des tas et des tas d’articles de développement personnel.
J’y ai cru, j’ai été déçue, j’ai pleuré pleuré pleuré pendant des jours entiers.

Et tout ça m’a - mine de rien - peu à peu renforcée.

Aujourd’hui, je prends une nouvelle page blanche (ce journal) et je réécris tout.
Je vais me reconstruire, petit à petit. Regarder tous mes problèmes droit dans les yeux et les réduire au silence doucement mais sûrement.

Je continue à aller chez la psy, bien sûr. Je ne suis pas une surfemme, j’ai mes limites. Je ne sais pas tout. Mais je peux faire beaucoup de choses, par moi-même, déjà.

Pour commencer (parce qu’il faut bien commencer quelque part), j’ai dessiné une chronologie de ma vie.
C’est tout con : j’ai pris du papier et un stylo et j’ai tracé une grande ligne droite. Puis j’ai découpé ma vie en trois périodes ; étant donné que j’ai 20 ans, j’ai arrondi à 21 pour qu’elles se répartissent ainsi : ma vie de 0 à 7 ans, ma vie de 7 à 14 ans et ma vie de 14 à 20/21 ans.
Je répartis là-dedans tout ce dont je me souviens. Tout ce qui m’a vraiment marquée.

Histoire d’avoir un peu de recul. De me décider sur quoi travailler en premier.

J’écris deux ou trois trucs, puis j’y reviens plus tard. J’vais pas me souvenir de tout, comme par magie, tout ça parce que j’ai décidé de changer ! Pour l’instant donc, il y a dans le premier tiers de mon existence une seule annotation, écrite en rouge pétant :

La Vraie MOI.

C’était l’époque idéale. Celle où quoi qu’il m’arrive, de bien ou de mal, je retombais toujours sur mes pattes. En toute circonstance, j’étais Moi. Je veux retrouver ça. Pas mon enfance, mais mon état d’esprit bienheureux de l’époque.