Effeuille mes rêves

Bonne intuition

Je tremble alors que j’écris ces mots.

En fait, j’ai une assez bonne intuition dans la vie.

Avant de partir, ce matin, j’ai réussi à force de persuasion à me dire que tout allait bien se passer. J’ai fait taire la petite voix qui voulait me prévenir.
Mais je n’aurais pas dû. 'Fin, ça n’aurait rien changé, donc j’ai bien fait parce que ça m’a évité de souffrir, mais ça n’a pas été suffisant pour dévier le cours de ma journée.

Donc voilà : après deux jours de bonheur relatif, tout s’écroule.

Je ne m’apitoierai pas sur mon sort.
C’est pas grave. J’ai réussi à tenir jusqu’à la pause, puis je me suis enfuie. J’ai réussi à garder la tête haute, et à continuer de sourire pendant les deux première heures - alors que plus le temps passait, plus je sentais que si je me retenais trop j’allais faire une crise d’angoisse.
Finalement j’ai emballé mes affaires, et j’ai filé à ma voiture. Deux personnes seulement m’ont vue, je leur ai chuchoté que je serai là cette après-midi et c’est tout. Je suis partie.
Puis je me suis enfermée dans ma voiture, et j’ai pleuré jusqu’au moment de rentrer chez moi.

Pas la peine de préciser pourquoi cet état de détresse soudain, ce sont les mêmes raisons que d’habitude.
La fuite m’a fait du bien, un peu. La fuite, dans ce genre de cas, c’est Moi ; je veux dire que c’est MA véritable réaction. Au lycée, je ne pouvais jamais fuir, par exemple, alors que c’est ce que j’aurais voulu au fond… c’est ce que ma nature profonde réclamait. Du coup je macérais dans ma mélancolie. Aujourd’hui, heureusement, je peux réagir d’une manière différente, une manière que je choisis.

Je vais écrire sur un papier tout ce qui m’est passé par la tête, ce matin.
Thanks Goodness, je vois ma psy cette aprèm aussi !!
Je vais lui dire ce qui s’est passé. Elle trouvera sûrement une piste pour m’aider à me calmer. En attendant de retourner en cours à 14h, je vais lire. La raison me dit que je devrais en profiter pour travailler, mais mon cœur me dit que je suis pas en état.
Et mon cœur a toujours raison - quand je sais l’écouter.

EDIT : Désolée de l’écrire mais : fallait que je me griffe. J’en avais trop besoin… M’amuse pas tant que ça de le faire, mais le soulagement iréel que ça m’apporte revient se déposer à côté de mes veines. Comme un médicament.