Effeuille mes rêves

Pansement

Bon, ben comme à chaque fois que je me casse la gueule en beauté, je souffre un max sur le moment mais vu je peux pas rester comme ça indéfiniment l’instinct de survie trouve un pansement éphémère, le temps de trouver un truc plus efficace.

Mon principal problème est que justement je ne trouve rien de tel par la suite. Rien de définitif.
Mais bref. Pas envie de blablater là-dessus ce soir.

Je suis rentrée chez moi. J’ai pleuré toute l’après-midi et j’ai loqueter dans tout l’appartement en attendant que mon frère rentre. Il a compris que ça allait pas, et m’a gentiment demandé ce qui se passait. J’ai explosé en sanglots, et je lui ai raconté toute ma semaine de fou.
Il m’a écoutée (alors que c’est un mec bien bourrin pourtant à la base) et m’a réconfortée à sa manière. Avec beaucoup d’humour. Exactement ce qu’il me fallait ! Je dis pas que je vais mieux, mais je suis largement calmée.
Et j’ai pris ma décision pour me soigner.

Je ne vais pas aller en cours pendant la semaine qui arrive.

Je vais rester chez mes parents. En pyjama, probablement, à pleurer devant la télé entre deux révisions dépressives.
Non, j’exagère.
Je vais faire attention à moi… ça oui. Et vraiment, j’ai besoin d’une coupure pour cela. Ma mère l’a bien compris (elle a eu une longue discussion avec une otarie reniflante qui se faisait passer pour sa fille au téléphone, donc j’crois comprendre ce qu’il l’a motivée à me prendre au sérieux), et mon père un peu moins. Mais il m’aime alors il respecte ma décision - même si je le connais, il va essayer de me faire changer """subtilement""" d’avis (plein de parenthèses parce que c’est pas trop le genre de la famille, dira-t-on).

Ils seront tous occupés pendant la journée (boulot ou lycée), mais ce n’est pas grave. C’est d’un cadre rassurant dont j’ai besoin.
J’vais travailler mes exams qui approchent tranquille, et surtout beaucoup me reposer ! Parce qu’à se stade, je frôle continuellement le point de non-retour ; donc vaut mieux rater quelques cours (largement rattrapables, en plus, j’ai réfléchi à la portée de mon choix - et puis c’était une petite semaine de toute façon) et revenir "réparée" plutôt que m’acharner comme je l’ai fait pendant très longtemps et me fracasser encore plus.

Bon, allez, j’vais dormir maintenant. Sans cachet.