Effeuille mes rêves

Tankée

Je reviens pour dire à tout le monde que je suis extrêmement touchée des gentils messages laissés sur mon forum.

Vraiment, merci les filles.
Je vais vous répondre, à toutes. Mais pas forcément tout de suite, j’ai plus beaucoup de forces donc je fais les choses une par une et j’ai besoin de beaucoup de repos entre temps…

Mais ça me touche vraiment ce que vous avez dit. Merci.

Je viens de relire les entrées de journal que j’avais laissées ici. J’me suis auto-choquée - je m’étais pas rendue compte à quel point ça faisait longtemps que j’en bavais vraiment ! Que la dépression pure et dure me pendait au nez.
Enfin… je m’en rendais compte sans m’en rendre compte, quoi. J’le disais sans le penser. Je le pense toujours pas, d’ailleurs. Même si je le ressens.

Très compliqué, tout ça !

En me relisant, j’ai eu envie de continuer à écrire ici. Peut-être moins souvent qu’avant, parce que j’ai voulu revenir à un format plus manuel de l’écriture.
Ce fameux carnet de voyage dont j’avais parlé en janvier… ben je l’ai commencé ! Bon, je voyage nulle part, mais je l’ai personnifié, j’écris dedans avec soin, j’imprime et colle des images dedans, je note des citations ou des extraits de films/chansons… et par contre j’essaie de restreindre tout ce qui parle de près ou de loin de mon état.

Ce que j’en écrit sur ce journal est loin, très loin, de ce que je ressens vraiment.
J’ai pas envie d’inquiéter les gens qui me lisent, alors je détaille pas. Mais parfois je le ferai peut-être parce que j’ai besoin de témoigner de ça quelque part, et ma pauvre mère est tellement inquiète pour moi que je ne me vois pas lui répondre autre chose que "oh, ça va ne t’en fais pas !" le soir quand elle rentre à la maison.

J’ai vu que je parlais beaucoup de Sonny, dans mes derniers écrits. Je tiens à préciser à tout le monde que Sonny est quelqu’un de très bien ! Je parle de la blessure morale qu’elle m’a causée la dernière fois, mais elle était à cran et ça arrive à tout le monde.
Elle est loin d’être un monstre.
En ce qui la concerne, je l’ai finalement mise au courant de ma situation. J’ai tout bonnement pas pu encaisser correctement son dernier sms. Complètement anodin, hein ! Mais pas pour moi. Elle me parlait de ses soucis de couple. Et moi, mon premier réflexe, au lieu de la conseiller et de chercher le meilleur conseil à donner ça a été de réprimer la sournoise envie de lui écrire : "Par pitié, Sonny, pourquoi tu te prends la tête comme ça ? ? Je TUERAIS pour avoir ce que tu as en ce moment avec ton copain !!".
Je le lui ai dit, au final, mais en moins brutal. Je lui ai expliqué ce qui s’est passé avec le psychiatre, et j’ai précisé que je ne lui racontais pas ça pour lui faire de la peine, mais pour que ce soit clair entre nous : en ce moment, je ne suis pas la mieux placée pour l’aider et la conseiller. J’ai trop la tête en vrac.