Effeuille mes rêves

Appels

Je viens de me motiver à passer deux appels qui étaient importants.
Ça sonne anodin, deux coups de fil à passer, mais pour moi c’est l’Everest ! Les médicaments me shootent et j’ai du mal à réfléchir et à articuler. Donc pour soutenir une conversation, c’est moyen.

Mais j’ai réussi.
J’ai appellé le psychiatre qui m’a dit que le Risperdal était à prendre le soir (ce qui explique que hier j’étais dans un état abominable toute la journée), et j’ai appellé l’école de musique pour des cours de chant !

Maintenant que j’y pense… Cours de chant + problèmes de diction… c’était pas l’activité la plus maline à choisir. Mais j’en ai envie donc bon !
Je redoublerai d’efforts, tant pis. Quand je me compare aux autres, j’ai toujours l’impression d’être celle à la ramasse, qui doit toujours se battre plus pour espérer être même pas au même niveau mais à un niveau passable - toujours moyen. Quand je ne me plante pas complètement.

Je ne sais pas si je suis bien explicite.
En tout cas, j’ai espoir qu’un jour, ma vie change et que la roue tourne enfin pour moi. Évidemment j’ai conscience que j’ai déjà une chance inouïe d’être au sein d’une famille adorable et compréhensive, de vivre dans la classe moyenne (c’est-à-dire ni riche ni pauvre), et d’étudier dans une école géniale, mais il me manque toujours quelque chose… Ce quelque chose. J’précise pas, mais je sais très très bien de quoi il s’agit. Trop bien.
Et puis ma liberté. Ma liberté me manque. Sous cachets, sous dépression, je ne peux pas être libre. J’ai hâte de recouvrer mes ailes et de pouvoir enfin voler vers ma destinée !

Un jour…