Effeuille mes rêves

Lynchage par la Voix

J’ai un prologue de mauvais pressentiment.

J’sais pas pourquoi, mais je m’en fiche. J’en veux pas ! ! Va-t-eeeeeeeeen mauvais pressentiment, alleeeeeeeeez ouste ! !

Ok. Je n’ai pas bossé, en fait.
J’ai glandouillé. Je me suis beaucoup amusée, j’ai fait plein de trucs qui me faisaient envie, j’ai encore négligé ma vaisselle, mais j’ai adoré cette aprèm de liberté !

Mais j’peux pas m’empêcher de culpabiliser..........................

Pas bien de vouloir être heureuse, Aloha. On te l’a déjà dit, c’est pas pour toi. Gnagnagnagna. Tu as envie de lire ton nouveau livre, ouibiensûrcausetoujours, mais tu n’as pas le droit. Il faut travailler. Tu redeviens fragile, Aloha. Tu penses à quelqu’un qui saurait faire s’envoler toutes tes peurs, mais ça-n’existe-pas, petite idiote, combien de fois on devra te le dire ??! ! Ça n’existe pas pour toi, en tout cas. Toi tu dois tout le temps avoir peur, tu dois tout le temps être seule, quoi que tu fasses rien ne doit s’arranger. J’espère que tu as aimé ces deux jours de répit, parce que la tornade de souffrance que tu as voulu tenir à l’écart va te tomber dessus en vingt fois plus intense, tu vas douiller ma grande !

'Fin à ce niveau, ça relève plus de la schizophrénie qu’autre chose.

Oh, qu’est-ce que je dois faire pour échapper à cette voix dans ma tête, et surtout à cette tornade ??
Est-ce vrai que le naturel revient toujours au galop ? Et pourquoi la douleur mentale serait-elle "mon" naturel ? ?

Je vois ma psy demain. Je lui en parlerai. On va avoir beaucoup de choses à se dire - moi qui crains à chaque fois de n’avoir plus rien à sortir, je suis servie sur ce coup-là.

Rien ne peut m’atteindre, en théorie.
Les histoires de bien d’autres me l’ont prouvé : dans la vie, on a toujours sa véritable liberté. C’est notre pensée. Qu’on soit enchaîné ou contraint, le libre-arbitre est quand même là dans notre tête. On peut choisir de résister au désespoir, on peut choisir d’être heureux. On est encore capable de rêver.

Oui, rêver, c’est ce que je fais de mieux.

Alors je vais rêver qu’il ne m’arrivera rien de fâcheux, demain.
Et demain, quoi qu’il arrive, je rêverai que rien de mauvais ne peut m’atteindre. J’ai traversé beaucoup d’épreuves ('fin pas tant que ça, mais on se comprend), et elles m’ont transformée : je ne suis pas faible ; je suis au contraire bien plus forte que tous ceux qui n’ont jamais connu les démons qui m’ont presque vaincue.

Enfin, j’vous dis ça, mais là je vais surtout aller me mettre en pyjama.