Effeuille mes rêves

Bulldozer

Bien. Puisque le rendez-vous d’hier m’a mise au pied du mur, j’ai décidé de changer de tactique.
Je vais passer en mode bulldozer.

Les pensées négatives ? Je les dépasse, je vais de l’avant en faisant "lalalala je ne t’écoute pas !", et je fais un truc de bien pour la contrebalancer.
Les idées suicidaires ? J’en ai beaucoup moins depuis le traitement, donc on va dire que les médocs suffisent à cela (tiens, d’ailleurs, il faut que je prenne ma tournée du matin maintenant).
La tristesse intrusive et corrosive ? Un bon bouquin et une tasse de thé. Ou bien un film, ou bien aller à la plage/piscine, ou bien faire mumuse à la DS, mais me changer les idées !
La souffrance. L’accepter. Et essayer de remonter jusqu’aux causes. C’est là que la psychothérapie va m’aider. Car je ne suis pas seule, je ne dois pas l’oublier !
Continuer à lire des trucs de développement personnel ne peut pas me faire de mal, non plus. Il suffit de ne pas lire n’importe quoi.

Je vais tenter de trouver dans ma ville un hypnologue.
Pour remonter "aux origines du mal" (j’me la fais à la Hannibal Lecter, ce matin). Trouver ce qui me tue et le détruire pour toujours.

Il y a une dizaine d’autres symptômes, au moins, mais je vais pas me casser la tête à tout écrire. Si j’arrive à triompher de ceux-là… ce sera déjà une première étape brillamment passée !

J’ai trouvé le témoignage d’un gars qui affirme s’en être sorti par :

L’écriture (uuuuuuuuuuun point pour Bibi, qui écrit depuis toujours !)
Découverte de l’amour (HUM. Oh mais oui après tout, pourquoi pas ! Touut le monde je l’aime et touut le monde il m’aime, nous sommes une grande famille universelle, Halleluia !)
Le suivant, je cite : "Investissement personnel à me vider de toutes mes névroses en séance où ma psychologue me disait « vous faites ce que vous voulez, ici c’est comme une auberge espagnole, vous consommez ce que vous apportez »"
Me rendre compte que je suis malade
Je cite encore une fois : "Constatation qu’ « il arrive très souvent, à tour de rôle que l’on soit bourreau et victime de soi ou d’autrui, sans même s’en rendre compte »"
"Rejet brutal de mes principes de vie antérieure". Alors là je veux bien mais j’ai aucune idée de comment m’y prendre… Commencer par les identifier me semble la chose la plus logique à faire.
Apprendre à se redécouvrir.
Quelques petites règles bêtes mais efficaces : Rejeter le poison de la haine et de la jalousie, accepter "en profondeur" tout ce qui ne peut changer, se détacher de tout, car tout est provisoire, pratiquer quotidiennement activité physique et méditative (là, ça va être le vrai défi de toute cette histoire ; on va dire que ce sera la cerise sur le gâteau).

C’est pas fini, c’est pas fini ! Je continue à lire et j’en trouve d’autres !

SE DÉTENDRE ! Avec un gros zoom sur miss Aloha qui sifflote d’un air innocent genre naaaan mais je suis la détente incarnée, moi, voyons !
Bien dormir. Là aussi je veux bien mais j’ai pas de solutions contre les cauchemars et les insomnies =/ Je vais en parler au psy. Mais lui parler en MODE BULLDOZER ! Je vais lui dire "écoute, chouchou, j’ai un souci et je veux que tu le règles maintenant !!!" Nanmého.
Manger mieux. Nianiania. M’énerve mais je vais essayer.

Se vider de tout. Pour se remplir avec des bases solides et saines.
C’est mon objectif premier, et ça l’a toujours été ; j’ai pas besoin que mes directeurs viennent me foutre une pression supplémentaire en insistant là-dessus comme des bourrins.

Bon et là je suis sûre que j’ai perdu tous les lecteurs. Donc je vais me simplifier la vie en copiant-collant le paragraphe final :

1°) On se vide de tout : (ça se passe chez le psychologue généralement) : on raconte tout comme ça vient, en vivant les émotions. On peut dire aussi que la dépression est la maladie des émotions. Quand il en vient une, on la vit la plus intensément possible, c’est le meilleur moyen de la faire partir.

2°) On constate qu’on s’est trompé (ça se passe dans la tête), on découvre qu’on est tour à tour victime ou bourreau de soi-même et des autres, sans même s’en rendre compte.

3°) On repart sur d’autres base, on voit juste :
Est borgne celui qui voit le verre à moitié plein
Est borgne aussi celui qui voit le verre à moitié vide
Est clairvoyant celui qui voit le plein et le vide : le positif comme le négatif de la vie !

On accepte ce sur quoi on ne peut agir ! C’est à dire tout ou presque !
On accepte l’amour quand il est là, on accepte aussi quand il n’est pas là, car l’amour est libre ! Nous avons tous des besoins affectifs énormes, il faut l’accepter, comme il faut accepter le fait qu’on ne peut pas toujours les assouvir.
On se détache de tout car tout est provisoire, absolument tout.

Je sais que je dois m’adapter au monde et que ce n’est pas au monde de s’adapter à moi.
Je sais que je ne suis pas en charge de l’humanité.

Je suis libre (penseuse) et indépendante.

Et maintenant, je suis fatiguée d’avoir tant écrit. Je crois que je vais aller me recoucher cinq minutes avant de me préparer pour la piscine.

EDIT : Petit lien qui englobe tout = http://www.depressionnerveuse.fr/5/comment-guerir-depression-par-soi-meme.html