Effeuille mes rêves

Looseuse

C’est la catastrophe.

Il pleut. J’ai des courbatures telles que j’ai l’impression qu’il faut me couper les jambes. Mère Nature a décidé de me donner son petit cadeau du mois aujourd’hui (donc pas de piscine). Je me sens looseuse jusqu’à la moëlle...
Le mot "moëlle" me fait penser à mes études. À la date butoir de ma guérison. À toutes mes peurs et mes doutes.
Et j’ai cette nuit enchaîné les cauchemars. Ils ont parlé de à peu près tout ce qui me stresse, donc comme ça c’est fait, on a fait le tour du propriétaire !
Et je me sens de plus en plus nulle.

Mon premier réflexe en me levant, ça a été de vouloir sortir sous la pluie pour tourner en rond pendant un quart d’heure en criant le "nooooooooooooooooooon !" le plus désespéré du monde et en maudissant les étoiles, les dieux, les petits n’enfants, et Justin Bieber (moi blaguer, hein).

Et puis finalement, je me suis dit que j’en avais marre de me taper dessus.

Les cauchemars… ben ok, j’en parlerai à la psy ET au psychiatre, et je demanderai surtout à ce dernier si ce ne sont pas les médicaments qui me turlupinent la machine à rêves.
La piscine… j’irai en fin de semaine. En attendant, c’est sûr que je vais devoir continuer à courir avec el padre. (Noooooooooooooooooon !!!).
Quoique peut-être la pluie me sauvera pour demain. Mais là je me rends compte que je recommence (comme au collège) à faire des plans sur la comète afin de pouvoir échapper au sport… Comme la looseuse que j’étais et que je reste manifestement quoi que je fasse.

Gniaaaaa ! J’arrête de me taper sur la tête. J’arrête de me taper sur la tête. J’arrête de me taper sur la tête. Il pleut et j’ai mal au jambe, je peux rien faire pour le moment. POUAIN. Hum, point.

En un sens, tout se goupille bien ; courir avec le cadeau de Mère Nature dans ses premiers jours aurait été très désagréable.
Mère Nature prend soin de moi, si l’on y réfléchit bien.

À moi de suivre son exemple, maintenant.