Effeuille mes rêves

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juin 2012

Le non-talent d'écriture

Han ! J'ai retrouvé des écrits de moi qui datent de deux ou trois ans... Comment dire ? La barrre de rire. On sent vrrraiment que c'était le début. Le babillage. Bon, je dis pas non plus que je suis une bonne écrivaine maintenant (tout l'inverse !) mais y'a des limites aux limites quoi ! Je me souviens que je les trouvais drôle, mes bêtises sur papier. Hum, ben plus maintenant. Cette prise de conscience m'a fait une sensation bizarre. Comme si je voyais objectivement ce que j'avais été : une gamine comme les autres. Exclue par elle-même de la société de son âge, mais une fille (...)

Hellfire's shit

Je l'ai brûlée. La poupée-malheur que j'avais faite. Je l'ai brûlée. J'ai couché mes pensées sur papier, je les ai mises dans sa tête, et je l'ai regardée flamber. J'en ai tellement marre de toute cette merde en moi. Marre de me sentir comme une merde. Marre de me sentir toujours comme la méchante, la dégoûtante, l'erreur ambulante. Je suis furieuse. J'ai jamais été folle de rage comme ça. Si exaspérée d'être impuissante et démunie face à... moi. Ce gros tas de merde que j'ose appeler "moi". (...)

Mon week-end

Yoho ! Me r'voilà ! Alors j'vais attaquer directement avec le compte-rendu de tout ce que j'ai fait (pas grand-chose, en réalité, mais bon !) : samedi ma mère et moi on s'est levé pas trop tôt (fatiguées de la semaine) et on est parti avec les oiseaux, tous les cartons, et de la bonne humeur. Deux heures et demi de route plus tard, on s'est directement rendu au restaurant que tient la dame qui m'a pris mes les tourterelles. Le site était magnifique : c'était au bord du canal du Midi, un vrai p'tit coin de paradis ! Des bateaux, de la campagne, des gens contents d'être en congés... (...)

Trop contente (et un peu angoissée, sinon c'est pas drôle) !

Une copine que je connais depuis ma toute petite enfance (depuis le lendemain de ma naissance, précisément !) m'a recontactée aujourd'hui ! J'en suis mais trop trop heureuse ! On s'est complètement perdues de vue quand est venu le temps du collège, je crois. Je pensais à elle, justement, il y a quelques jours et je me disais que ce serait génial qu'on se revoit. Mais je savais que je n'oserais pas lui proposer... La coïncidence est quand même énorme ! Je la revois jeudi. Le matin, je dois normalement faire de l'accrobranche avec Vanina et certaines copines du lycée (dont Paula), (...)

Mouvement de retour

Je viens de remarquer que je me tiens bien occupée, tout compte fait. Je ne m'ennuie pas du tout. J'ai tous les jours des trucs à faire, et même si certains sont devenus routiniers (les cours de chant et de guitare, par exemple, sont chaque semaine à la même horaire) ils ne me lassent pas le moins du monde. Ça me fait vraiment plaisir de pouvoir écrire cela. Le mouvement revient, en fait, le fameux mouvement que j'avais perdu et dont l'absence m'avait faite sombrer dans les méandres les plus torturés de la dépression. Je vais réellement mieux, donc ! Bien sûr, et j'ai envie de (...)

Mercredi 06 juin

ARGH ! Je viens de perdre mon écrit !! Oooh la connexion Internet fait n'importe quoi ! Ça me saoûle ! Pour une fois, j'avais bien détaillé tout ce que j'avais fait dans la journée, et tout... et ben tant pis, je ne réécrirai pas TOUT. Je garde ma part de "mystère", comme ça, c'est pas plus mal ! J'avais écrit point par point ma journée parce que ça m'aide à être plus concise dans mes propos... mais y'a un problème apparemment, ça ne s'affiche pas dans mon journal comme je voudrais. Retour au bon vieux gros pavé, donc : Je suis allée courir ce matin. J'ai presque fait un (...)

Vendredi 08 juin

Les retrouvailles avec Cléo se sont bien passées ! Elle a proposé qu'on se revoie un de ces jours. C'est bon signe, elle doit encore m'apprécier au moins un peu, alors, non ? J'ai pas été "au top", pourtant, ça c'est sûr. Mais je l'accepte. Je parlais pas énormément... je lançais rarement la conversation ; en revanche je faisais de mon mieux pour la soutenir. Et je l'écoutais. Heureusement qu'elle est pas comme moi et qu'elle sait papoter ! Je n'avais pas besoin de me forcer du coup, c'était naturel. Elle m'a faite halluciner, n'empêche. Elle se souvenait de pleiiins pleins de (...)

Pic, pic, pic et tac

Mon moral a rechuté d'un coup. Pour une ou deux raisons débiles. Un truc que je vais pas réécrire parce que je m'en plains trop souvent et que j'ai pas envie ce soir de palabrer sur le "drame qu'est ma vie". Mais bon, voilà quoi, après quelques jours de répit... Au moins je me dis que j'ai effectivement connu quelques jours de répit. Ça aide à digérer. Mais ça ne remonte rien du tout hélas. Bref, j'ai pas le moral et en plus je viens d'apprendre que mon oncle - le frère de ma mère, avec qui on est proche - a eu un infartus. Il va "bien" maintenant hein, dans le sens où il a (...)

La dose

Wouuuuh ! L'accrobranche, ça y est, c'est fait ! Je suis lessivée. Vu que j'appréhendais, j'ai fait un mauvais rêve (pas vraiment un cauchemar mais c'était pas agréable : je repassais mon bac et j'étais une véritable buse en espagnol), et du coup j'ai commencé en étant pas tout à fait fraîche. Mais j'étais vraiment contente de voir Vanina ! Un peu plus timide avec les deux garçons, mais ça allait tout compte fait. Comme d'hab', j'ai stressé pour rien. On a directement attaqué le parcours rouge parce que l'animateur (qui a dû nous prendre pour des jeunes sportifs et (...)

Je vois, je vois...

Je voiiiis que je suis... bête. Je me suis ENCORE laissée bernée par une fausse voyante. Heureusement, je ne suis pas allée jusqu'au bout (je n'ai pas été réellement arnaquée dans le sens où j'ai rien payé... j'ai juste encore une fois été prise pour un pigeon par un site qui a "profité" de ma détresse). Mais bon, c'est assez humiliant quand même... Je me souviens avoir dans mes premiers écrits (ceux que j'ai effacé depuis longtemps) parlé d'une voyante. Je voulais en voir une, ça me tenait à coeur. Aujourd'hui... j'hésite. À force de reportages visionnés sur les (...)

Les bourgeons d'une belle histoire

Je suis allongée dans mon lit et allongée, je vis, allongée je fixe la fenêtre. J'ai des bulles plein la tête et de petits sourires en coin viennent par intermittence se poser sur ma bouche comme une myriade de papillons colorés. J'sais pas pourquoi. J'ai pas besoin d'un pourquoi. Le soleil règne dehors et moi je régente dedans ; c'est une chouette journée qui s'est levée, pas de doute. Je l'imiterai bientôt. L'angoisse est partie. Je sens la vie. Hier je m'étais dit que j'irai à la piscine, mais finalement je me contenterai de la séance de cinéma avec mon frère, en fin (...)

Compliments

Je suis toute retournée ! Ma sophrologue m'a fait faire un exercice avec le miroir qui m'a bouleversée. Ça concernait ma non-confiance en moi. J'avais envie de pleurer. Au début je ne voyais que mon reflet que je trouvais gros et laid et ridicule, et puis ensuite... j'ai vu autre chose. Elle m'a dit de le refaire trois fois par semaine. Je le note ici pour pas oublier. Ce qu'elle m'a confié en fin de séance résonne encore dans ma tête. "Vous savez, Aloha, ceux qui traversent des épreuves difficiles et qui deviennent thérapeutes... ce sont eux qui sont vraiment bons". Je ne sais (...)

En bref

J'ai la flemme de faire un vrai écrit tout beau tout soigné tout raconté ! La flemme d'écrire, en fait. Je veux juste consigner une phrase pour résumer ma journée : je suis allée faire une thalasso avec ma maman et c'était super ! Voilà ! (...)

Le voile

Je suis pleine pleine pleine de doutes. Je sais qu'il faut que je me batte contre eux ! Que je lutte avec toute l'énergie mobilisable. Parce que je sais que si je ne le fais pas, je vais retomber très bas et me faire super mal. C'est déjà arrivé à tant de reprises ! Mais ils sont tellement forts, ces foutus doutes, je ne sais toujours pas comment les chasser concrètement... Ils m'impressionnent tant. Ils ont leur propre force, ce qui me terrifie et paralyse chaque fibre de mon corps ainsi que chaque pan de mon esprit. Ils s'immiscent dans mes rêves. Je fais des rêves gênants... je (...)

Bonne fatigue

Haha !! Enfin j'ai couru bien. Enfin, j'ai progressé un peu ! J'ai tenu 25 minutes d'un coup, et en tout 35. Et ça m'a vidé la tête, je suis contente ! C'est... pas la première fois que ça me le fait, mais pour le coup j'en avais vraiment besoin donc voilà c'est BIEN. Ok. Objectif numéro un atteint, donc, maintenant il faut passer à la phase deux (arriver à se vider la tête même quand je peux pas faire du sport) avant de parvenir au but suprême : pouvoir me vider la tête avant de bosser afin d'arriver à bosser sans me prendre le chou et sans me faire du mal. Si je pouvais (...)

JI au pluriel

En cherchant des livres/films se rapportant aux journaux intimes, je suis tombée sur une série qui s'appelle "le journal de Meg". L'intrigue ne m'intéresse pas vraiment, mais ça m'a fait repenser à la fiction que je voulais écrire avec ce même titre. Je pensais créer un avatar de moi, magique, pour combattre l'idée de la dépression. Mais je suis bien contente de ne pas l'avoir fait, finalement. Vu que j'ai un mal fou à renouer avec la réalité... ça m'aurait empêché d'avancer plus qu'autre chose. Sinon, j'ai également trouvé un blog où l'auteure racontait qu'elle avait (...)

Parasite

Ça fait une semaine que je suis en down. Je n'aime pas ce mot mais je ne veux pas utiliser le mot "rechute" qui signifie beaucoup pour moi : je ne suis pas en rechute, une rechute c'est quelque chose de... plus profond. Les quelques progrès que j'ai fait n'ont pas disparu mais le poids de ce qui n'a pas encore été délié pèse si lourd sur mes épaules que je perds l'espoir. Ça fait une semaine, donc, que je perds espoir et que je me reprends des gifles dans la face. J'en peux plus. Mais à chaque fois, bien sûr, j'écris ça, et à chaque fois je continue à me battre. Pour me (...)

Je veux vivre autre chose que cette vie

Je suis allée à la plage - avec Paula et notre pote commun. Comment dire ? Je me suis ennuyée. C'est mauvais à dire mais leurs conversations ne m'ont rien fait au niveau des tripes. C'est peut-être moi qui en attends trop de la vie. Il y avait une bande de kékés qui fumaient la chicha à côté de nous, et pareil, ils parlaient fort donc j'entendais leur discussion et je n'ai pas arrêté de me dire : "Je veux vivre autre chose que cette vie", moi aussi. Ça devient une nouvelle obsession cette phrase. Surtout que j'ai appris que Paula avait un copain ! Et devinez comment il s'appelle ? (...)

Graines de journalistes

J'ai mangé avec Vanina en ville à midi. Enfin, quand je dis "manger en ville", ça veut dire qu'on est allé en centre-ville, qu'on a acheté un sandwich au premier Casino qu'on a vu, et qu'on s'est posé pas loin du canal pour déjeuner. Y'avait trop de monde dans les bars-brasseries. C'était sympa, mais le plus amusant c'est que mon amie travaille pendant trois semaines pour le journal local (stage) et qu'elle devait interviewer des touristes pour dresser dix mini-portraits de l'été ; et vu qu'elle n'avait pas rencontré beaucoup de succès jusque là je lui ai proposé de (...)

Ragots

Je suis allé à la plage ce matin, finalement. Le temps était parfait, c'était agréable ! Mais dans ma tête, c'était le bazar alors ça m'a empêché de profiter à fond (je voyais des requins PARTOUT !). Mais tout à l'heure il m'est arrivé un truc trop flippant. 'Fin flippant pour moi. C'est vrai que je suis une vraie "chochotte" pour tout ce qui se rapporte de près ou de loin à ça. Rapport avec mon histoire, avec ce qu'il y a dans ma tête. Quand je l'ai raconté à mon frère et à ma mère... ça leur est passé à deux mille kilomètres au-dessus de la tête, z'en avaient (...)

Un bois embrumé

J'arrive pas à écrire ce que je pense vraiment. Ça me frustre. Un journal intime, c'est fait pour ça pourtant. Mais y'a aucun style dans mes écrits, parce que je ne trouve pas les mots comme je le voudrais, il n'y a aucune évolution. Ça me fait mal à la tête de ne pas évoluer ; j'ai besoin de ça pour vivre. Les réflexions se cambrent dès que je les approchent de trop près pour tenter de les apprivoiser. C'est ainsi depuis toujours, et il semble que toujours ça restera ainsi. C'est déprimant. Comme s'il n'y avait aucun moyen de se délivrer de ce carcan psychologique. Que (...)