Effeuille mes rêves

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octobre 2012

J - 1

En vitesse parce que je vais aller me coucher TÔT. Déjà - avant que j'oublie - j'essaie un truc nouveau pour mes ch'veux. Faudra que je pense à noter le rendu. Juste une façon farfelue de les sécher, pour voir ce que ça donne et savoir si j'ai enfin trouvé la méthode-Graal qui me permettra de les discipliner un minimum. Je ne pourrai pas m'offrir le luxe d'un nouveau shampooing demain matin alors j'espère que ça ira ! Plus sérieusement maintenant, on y est. Une nuit à passer et : la rentrée. La rentrée avec tous ces... dans ma tête... pas une angoisse monstre qui me tient (...)

Seconde chance

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !!!! Il faut que je PARLE ! Bon sang, c'est effrayant ce besoin qui m'anime. J'ai envie de parler à quelqu'un ! ET de lui faire un gros câlin ! Ma mère m'a appellée, puis j'ai appellé mon père, mais il me manque quelque chose ; je veux un câliiin !!! Fiou, zen, Aloha. On s'calme. Et si j'allais voir ma gérante ? J'peux me forcer à pleurer si je veux. Non mais non mais c'est n'importe quoi. Je deviens complètement gâteuse là. J'vais lire à haute voix ce que j'écris. Ça me permettra de structurer ce que je dis. Hihihi, c'est rigolo en plus. Ouh par (...)

Insupportable insubordination de la consicence

Rien est à sa place... Mon Dieu ; mais j'étais censée aller bien, être guérie, pourquoi tous ces doutes, tous ces relents mentaux que je n'arrive pas à identifier, maintenant, POURQUOI ? ? ? C'est ce que je veux, cette école ! Ce que je veux ! ... N'est-ce pas ? Qu'est-ce que je veux vraiment ? À part ça, qui... quelle place pour moi dans l'univers ? (...)

Ma vie est foutue

J'arrête pas de pleurer. Je suis revenue exactement là où j'en étais au mois d'avril. Rien a changé. J'ai fait tout ça pour rien ; je ne suis bonne à rien. Je suis morte. Je ne sais pas quoi faire de plus. En quelle immondice, en quelle loque, je me suis transformée. Je ne peux même pas mettre des mots pour traduire l'existence de ce glaire de misère qu'est ma personne désormais. Y'a tout qui cloche, je n'arrive pas à structurer mon écrit pour m'expliquer. Commençons par les études. J'étais enjouée, j'étais pleine d'espoir, et le château de cartes s'est écroulé sur (...)

C'est mauvais

Je ne sais pas si je vais y arriver. Outre ce sentiment écrasant que j'ai évoqué dans mon dernier écrit, je ne suis absolument pas sûre de parvenir à réussir à apprendre tout ce que je dois savoir pour exercer. Je redouble, pourtant. Je devrais avoir plus de facilités. Mais c'est pas le cas. L'année est payée alors autant la continuer, mais franchement y'a certains cours qui sont beaucoup trop durs. Un cours surtout... je ne le cite pas parce que je suis redevenue paranoïaque mais il est d'une difficulté épouvantable - en même temps avec ma stupide politique intellectuelle du (...)

Usante

Complètement à côté de mes pompes. Cette question m'obsède : où est ma place ?? J'ai envie de me tailler les veines. J'ai supporté tout ça pour rien, j'ai fait toutes ces démarches pour rien... Ma vie n'est plus rien. Et ces mille et une questions qui tournent dans ma tête... Aucun moyen de trouver une réponse concrète, RIEN. Comment est-ce que je peux savoir si c'est ma voie ? C'est un parcours difficile, ce n'est pas une nouveauté, alors comment savoir si je ne suis pas simplement en plein dans la phase dure mais que je m'épanouirai une fois que toute cette merde sera (...)

Faut bien faire quelque chose

Tout un week-end à me triturer les méninges et j'ai (enfin) pris une décision. J'ai besoin d'un exutoire. J'ai besoin de montrer au monde que quelque chose cloche en moi. J'ai décidé de me RASER LA TÊTE. Immédiatemment après avoir posté cet écrit. ... Bon, non, ok, je bluffe, c'est pas vrai. C'est pas drôle, je voulais juste écrire une connerie. Cette absurdité mise à part (je n'ai rien contre celles qui se rasent le crâne, hein, c'est juste que c'est quand on me connaît bien inconcevable, mes cheveux longs étant tout ce que j'ai de féminin, breeeeef calme-toi Aloha (...)

Hunger Games

Je dévore les livres "Hunger Games" en ce moment. Ils sont incroyables. C'est un véritable exutoire. L'histoire me prend aux tripes, c'est dément ! Je vis dans cet univers en même temps que les personnages, je peux sentir ce qu'ils ressentent, vivre ce qu'ils vivent... et malgré toute l'horreur de leur situation, ça me fait du bien. La peur omniprésente dans le bouquin se met à pousser une bonne gueulante sur la mienne, et celle-ci s'efface, comme si elle avait trouvé son maître. Le reste, je peux le contrôler. Et pendant que je suis dans cet univers parallèle, plus rien ne peut (...)

Pacte

Cette boule au ventre avant de partir... Cette solitude triste absolue au réveil... Je ferais n'importe quoi pour changer tout ça. Je donnerais n'importe quoi. (...)

Une amélioration

Je me sens mieux. Je crois que j'ai eu ma réponse. Ce n'est pas une conviction forte. C'est juste un embryon de certitude. Mais cette terreur insensée qui me dévorait a battu en retraite. Je ne suis pas sereine, je ne suis pas à fond dans ce que je fais, mais je ne me sens plus aussi étrangère à cette voie que j'ai choisi. Je ne souffre plus. Plus de la même insupportable façon en tout cas. Peut-être suis-je exactement là où je suis censée être ? Y'a quand même un vide. Mais c'est un vide que je peux gérer - du moins pour le moment. L'annonce qui doit être faite dans la (...)

Noooon

Je suis un peu découragée ce soir. Le cours de ce matin s'est bien passé. Dur mais je me suis sentie capable de triompher. Mais alors le cours de cette aprèm... ! Une catastrophe. Toutes mes interrogations du style "est-ce que je devrais partir ?" me sont revenues en mode boomerang. Qu'est-ce que je vais fairrrrrrre ?? Où aller ? Où est mon avenir ? ? ? Un jour de tranquillité pour plusieurs de calvaire. Mon crâne va fondre, sérieux. Je sais pas si je serai à la hauteur. Je VEUX être à la hauteur ! Mais il y a cette voix, vraiment, qui me tuuuuue... Je sais pas si je vais y (...)

La fin

J'ai envie de me tuer. Je suis seule à la maison, là. Maintenant tout de suite je pourrais me tuer. J'en ai une envie corrosive. Si j'allais à la cuisine ? Si je prenais tous les médocs disponibles ? Y'en a pas mal... Je veux me tuer, je veux en finir avec ce coeur qui saigne de l'intérieur, avec ce néant qui ronge chaque parcelle de mon âme. Mon âme qui n'est promise à aucun paradis terrestre ou céleste, mon âme qui n'est qu'un trou noir sans humanité, sans amour. La souffrance. La souffrance. Je ne sens que de la souffrance. Je suis bloquée. Mes thérapies n'ont pas (...)

Coucou de la main

La nuit est passée. J'ai voulu écrire ensuite "je me suis calmée" mais ce n'est pas vrai. Il y a toujours ce déluge qui pleut en moi. D'une eau acide qui ronge tout ce qu'elle entraîne dans son sillage un magma boueux de déception, de merdes agglomérées, de peine éternellement inscrite dans mes gènes. Plus rien n'a d'importance. Plus rien n'est capable de me sauver ; il est trop tard maintenant. Ça se passe toujours comme ça. Un petit chien pouilleux qui s'époumonne, la bave aux dents, les crocs retroussés, avec une allure effrayante. Ça aboie mais ça ne change rien. Ça (...)

Nouveau psychiatre

Je vais rentrer au studio, là. Je ne suis pas rassurée mais je me sens plus prête à assumer cette nouvelle semaine que ce matin où j'avais pas envie de travailler encore, juste de me blottir dans mon lit, de laisser passer le temps, de me réfugier dans le cocon protecteur de la maison. Ce que j'ai fait ce week-end où je n'ai globalement rien foutu. J'exagère un peu mais voilà. Je suis par moments comme une enfant, une stupide petite enfant effrayée. Je n'ai pas de retard donc ça va mais faudrait pas que ça devienne une habitude. Le (...)

Mon lit est mon meilleur ami

Je me sens bizarre. Le monde ne s'est pas écroulé et ne m'a pas engloutie comme j'aurais pensé (souhaité ?) qu'il le fasse. Mais il manque toujours quelque chose... Est-ce que je me sentirai aussi incomplète toute ma vie ? Hier je me suis levée de bonne humeur. Je pétais pas le feu non plus (la fatigue) mais je me disais que rien n'allait pouvoir gâcher ma journée. Rien ne l'a gâchée en effet mais ma volonté a joué un rôle non négligeable. Même quand tout va bien j'ai des petits accoups sentimentaux qui pourraient me précipiter dans le gouffre si je ne faisais pas attention. (...)

De la chance

Je m'étais dit que je ferais la forte et que je n'écrirai pas, mais après tout c'est mon journal je fais ce que je veux ! Mes résolutions de hier flanchent déjà. Bon, d'accord, j'exagère un peu. C'est un tout petit ébranlement. Je ne suis pas rongée par l'angoisse ce matin. J'ai juste pas franchement envie d'aller en cours (cours difficile n°2), et la sortie du lit a été une véritable bataille intérieure. Je ne suis pas angoissée, je le répète, mais je suis... oui, je ne peux pas nier que je suis un peu stressée. J'ai appliqué tout ce que j'ai dit hier mais il reste des (...)

Frustration éternelle

C'est parce que je suis mauvaise que je suis seule. Idée obsessionnelle. Je vois pas d'autre explication. J'ai envie de pleurer pour avoir la sensation de me vider de ce mal en moi mais rien ne sort. Je suis fatiguée, faut dire. Fatiguée de me triturer les méninges, de supplier le ciel en vain (alors que je sais et qu'on m'a dit dix mille fois que rien n'existe là-haut... mais je suis lâche, que voulez-vous, et dans ma passivité mes illusions persistent). Mes yeux sont visqueux - réellement : y'a un truc pâteux sur mes cils que j'arrive pas à faire partir, qui revient toujours et (...)

Hors la loi

(Oublions ma petite faiblesse d'hier. La blessure sera toujours là je pense, le plus sage est de m'employer à l'oublier de mon mieux.) Je vais faire quelque chose que je m'étais promis de ne plus faire sauf en cas d'urgence. Là, ce n'est pas réellement une urgence mais tant pis. Je vais sécher le cours difficile n°1 de demain matin. Je ne sais pas si je l'ai précisé, mais quand j'écris "cours difficile", ça sous-entend difficile sur le plan moral. En règle générale, pour le moment, mon redoublement a cet avantage que j'arrive à suivre un minimum. Mais ces cours-là sont plus (...)

Souffle

J'ai mis le doigt sur l'une des causes de ma gêne en cours. Je suis gênée parce que je suis différente à la fac. Je ne suis pas moi. C'que j'veux dire c'est que j'ai passé une super journée, en fait. J'ai vraiment bien fait de pas aller en cours ce matin parce que le-dit cours a été reporté à hier aprèm et ni moi ni Cathel ou Vaea ne le savions. Comme quoi, c'était écrit que je ne devais pas y aller. La prof risque de nous le reprocher mais je préfère ne pas y penser pour le moment. Du coup, j'ai pu passer du temps avec mon frangin et j'ai ADORÉ !! On est allés manger au (...)

Samedi chéri

Pas beaucoup de temps pour écrire. Je ne me relis pas. Mais où sont passés les boutons pour mettre du texte en gras/italique/souligné ? Mon ordi doit me faire une blague. Bref. Hier je suis allée à mon cours de chant, et ce matin j'ai eu exceptionnellement un autre cours pour rattraper celui de la semaine passée, annulé. J'ai fait des progrès. C'est dingue, moi qui pensais être condamnée à chanter faux toute ma vie, je m'aperçois que épisodiquement je suis capable d'avoir une voix pas trop moche. Suis aux anges ! Et je me sentais tellement à l'aise pendant le cours. C'est (...)

Pareille à mon nez. Irritée.

J'ai supprimé l'écrit sur la soirée bizarre de hier. J'ai le nez en sang. Métaphoriquement. À force de me moucher. Je suis énervée également. Non, pas énervée en fait... juste très très irritable. Je voulais profiter de cette semaine légère pour dormir. J'peux pas à cause de mon p.tain de nez (j'ai noté qu'il cumulait les défauts tout exprès pour me gonfler celui-là). Je voulais être prête pour la p'tite fête de mercredi et vu mon état je peux deviner que je passerai plus de temps à me moucher qu'à m'amuser. Je voulais arrêter de me prendre la tête pour des (...)

*** Non chronologique ***

Cet écrit est la suite d'un texte que j'écrirai dans le futur. Il n'a raisonnablement rien à faire dans cette partie du journal, à la date indiquée. Car il n'a pas été rédigé ce jour-là ; mais bien bien plus tard, dans une entrée dont les informations trop précises pourraient trop facilement faire remonter jusqu'à la moi de la vraie vie. Pour ne pas recouper au mêmes endroit des informations susceptibles de trahir mon anonymat, j'en ai donc caché une partie ici ; dans mon passé. Je n'ai fait ça qu'une seule fois dans tout ce journal, donc ce ne sera pas dur "quand le moment (...)