Effeuille mes rêves

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octobre 2015

Faut croire que je m'identifie à Elsa

Ça y est, on y est : 666ème écrit ! Et retour définitif de Toonville. Je suis rentrée à Tortuga. J'ai envie de dire : "enfin". C'était vraiment une expérience très intéressante. Surtout pour le côté coloc' et enrichissement dans mon métier. Un stage captivant. Intense. Mais épuisant aussi. Il faut maintenant que je rattrape le train des cours qui a démarré sans moi. Une semaine, c'est faisable. Mais pour moi qui aime bien tout préparer - me surpréparer, en fait - avant la rentrée... Je me lance avec quelques lacunes. Et je ne suis pas hyper à l'aise avec ça. Je (...)

Procrastination à accepter

Procrastination. Je n'ai pas besoin d'en écrire plus. Le fléau mot parle de lui-même. Pour lui-même. De moi-même. Je suis immensément douée pour ne pas m'ennuyer, mais aussi pour perdre bêtement du temps. Je reprends les cours dans H - 14. Et oui : je commence à stresser. Le naturel revient au galop comme dirait Monsdame (j'allais écrire "comme dirait l'autre" mais j'ai eu peur que ça ne soit pas assez respectueux, alors je suis partie sur "monsieur" mais en quel honneur je ne mettrais pas "madame" aussi ?!) (solution : mot-valise). Je perds mes mots. Aujourd'hui. Je n'arrive (...)

"La vie, c'est des rencontres merveilleuses"

Pfff je suis encore tombée sur un mec bizarre dans la rue... En bas de chez moi. En plus. Je cherchais mes clés devant mon portail. Je galérais, mais je galérais sévèrement ! J'en étais à secouer le sac et tout et je flippais parce que je n'entendais pas le bruit. Et là, un monsieur s'approche de moi. Puant la cigarette. L'air un peu... perdu. Il commence à me raconter qu'il a quelque chose à me dire. Que c'est difficile. Alors moi - bonne poire, sortant d'un stage où parler avec les gens les soulageait pas mal - je l'encourage en pensant que c'est un poivrot qui va disserter sur (...)

Tube de la honte

Je lis un livre qui évoque le sommeil en ce moment. C'est de là d'ailleurs d'où j'ai tiré l'idée que les rêves sont étouffés par les benzodiazépines. Du coup, j'ai voulu hier matin voir si je pouvais tenir si j'arrêtais tout d'un coup. Mauvaise idée. Autant dire que le soir, j'ai pris ma dose avec une religieuse docilité. Mais le truc c'est que je ne voulais pas rêver de l'incident de la veille. Déjà parce que je voulais retrouver ma bonne humeur, et ensuite parce que ce roman me travaille pas mal. Alors j'ai essayé de me changer les idées. Puisqu'on en discute en ce moment (...)

L'immersion à faire

L'immersion professionnelle d'hier a été un monstrueux désastre. Déjà, le matin, je me suis levée en sachant que quelque chose n'allait pas. J'ai exécuté toutes mes nouvellement-créées stratégies pour combattre la morosité et garder le sourire. Mais toutes ont échoué. Je me suis enfoncée de plus en plus dans la tension sourde et nauséeuse, l'incommodité infecte, et le mal-être honteux. Car il y a quelque chose, que dans ma hâte, j'ai oublié. Je suis toujours malade. On ne guérit pas d'un déclic imaginaire. On ne guérit pas même si on le veut instantanément très (...)

Grandir. Vieillir. Ou mûrir ?

Vraiment. Je ne suis pas encore adulte. Mais je vais le devenir. Le devenir vraiment. Je vais y faire un passage forcé d'ici quelques mois. Quand j'avais onze ans, je me demandais régulièrement à quel moment on se savait être devenue une femme (= adulte). Aux premières règles ? À la majorité ? Dès qu'on commence à gagner de l'argent ? Au premier copain sérieux ? Aucun. Est-ce qu'on est obligé de devenir adulte, d'abord ? Sans rester dans l'état d'esprit d'un enfant de huit ans : pourquoi ne peut-on pas entretenir ses rêves de jeunesse et continuer à sentir cette flamme (...)

Y'a une sale ambiance

D'accord d'accord d'accord. Si tu t'emballes et penses que tu as trouvé LA solution qui va régir ta vie... - et éventuellement celle de tous ceux que tu croiseras -, c'est que tu te trompes quelque part. Faut se faire à l'idée. Dans la vie, il n'y a pas qu'une solution. C'est chacun doit apprendre à gérer son bazar. Évidemment, on peut s'entraider et tout ça. C'est super de s'entraider. Mais on ne peut pas faire pour quelqu'un d'autre. C'est ça : "penser à soi". C'est se dépatouiller avec ce qu'on a dans la tête. J'ai vécu deux jours très éprouvants au niveau mental. Je (...)

S(t)imulation

Allez, Aloha. Tu vas en cours. Tu VAS en cours. Et tu vis une journée géniale. Géniale ! Y'a que des raisons de se réjouir, après tout. Une fois qu'on se pose et qu'on décortique le problème. Quand on décortique suffisamment, au bout d'un moment, on voit au moins une bonne raison d'avancer. Allez. Tu y crois. J'y crois. Fantastique. Surprises. Géniale ! Géniale journée. Journée géniale en cours. (...)

Aujourd'huiiiii même si j'ai 20 aaaans, je gaspille mon teeeeeemps

Bon ben la journée était horrible ! Crises d'angoisses. Symptômes de schizo. Demain ne peut qu'être meilleur. C'est au moins ça. Je remarque... Oh. Sans juger. Sans tirer de conclusion hâtive. Chaque fois que je me plonge à fond dans un site de développement perso, y compris loi de l'attraction, un truc de ce genre se produit. Je dis ça je dis rien. Faudrait peut-être que j'en parle à un pro ? Histoire d'aller jusqu'au BOUT du truc ! Mais je rentre à peine d'immersion professionnelle... Ça finit à 20h30 maintenant. Je suis exténuée. Bon. Je me sens mal. J'ai pas bien (...)

Ramuncho, cet écrit est pour toi

Réflexion ouragan. Ça fait presque mal. Je me torture l'esprit avec cette notion de transmission d'émotion par le biais de simples mots. Les mots sont dits puissants... mais leur pouvoir me laisse totalement perplexe. Je n'arrive pas à le toucher. Ce pouvoir. Je. N'arrive. Pas. À. Le. Toucher. Mais il existe. Il vit dans la bouche de certains, dans la tête d'autres. Eux le touchent. Moi pas. J'essaie. Fort. Mais je n'y parviens pas. Est-ce qu'il y a vraiment des choses, pas forcément matérielles, qui peuvent rester hors de notre portée toute une vie comme ça ? Si une seule (...)