Effeuille mes rêves

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décembre 2015

Cet écrit est long et ennuyeux - mais joyeux

On est le premier décembre ! ! ! Le 1er décembre 2015. Je l'ai dans la peau. Ça y est. Je le tiens. Le changement. J'ai ENFIN pleine conscience d'où j'en suis. QUI je suis. Par où je viens. Dans le but d'aller où je veux aller. Je-le-tiens. Ça mérite une chansooooooon ! Il s'appelait Philippe. C'était un voisin qui braillait. Mais il m'a fait piger le beau principe. De chanter et célébrer ses succès. On repassera pour un prix littéraire, hein. Ou plutôt on ne repassera pas. Jamais. Disqualifiée à vie. Mais ce n'est pas grhahahahaaaaaAAAAAAHHHHHVEEEEEEEEEE ! Et je (...)

T'es encore là (Hyde) ? T'as pas de chez toi ?

Deux versions de moi cohabitent. La première est interne. Faite de ma personnalité. Qui est ce qu'elle est. Modelée par mon histoire. Humaine. Simplement et purement humaine. Avec tout ce que ça implique. Mes passions, mes paradoxes, mes efforts, mes joies, mes créations. Etc. Je ne suis qu'une anonyme, dans la rue, quand je marche pour me rendre en cours. Quand je m'assieds et tente de me faire toute discrète, par habitude. Quand le/la prof balaie la classe du regard et note ma présence, j'ai conscience que dès que je quitterai l'établissement il/elle aura oublié mon existence. (...)

Pas de perfection

Le premier mot qui me vient en tête pour décrire le bonheur, c'est "bâtard". Pour le goût de la poésie ou du panache, on repassera. Je prends pour exemple ce matin. Je dors mal depuis plusieurs nuits (plusieurs mois maintenant, si on ne s'arrête pas nuit par nuit à les classer en "cauchemar ou rêve ?"). Donc ce matin, quand je me suis éveillée pour la énième fois de la soirée/matinée, à quatre heures, je me suis dit que ça suffisait. Ce cercle vicieux. Les mêmes cauchemars, pas à type de terreur pure mais de rêve pégueux et dérangeant. Les mêmes thèmes. Les mêmes (...)

J'ai pas la clé

C'est quoi ce délire qui fait que dès que j'écris ou dis être heureuse, je me tape ensuite... Une crise. Une crise de jesaispasquoi. Y'a un truc qui cloche. Comme je l'ai dit, le déni je déteste ça. Alors il faut que je trouve une solution. Parler à la direction, aux profs, à des professionnels, ça n'a rien donné. Et j'ai insisté. L'auto-hypnose me lâche. Le sommeil aussi. Les médocs me font grossir malgré mes 4h de sport par semaine . Et mon rééquilibrage alimentaire. Le temps s'enfuit. Kidnappe ma jeunesse. Ma fraîcheur. J'ai peur de me réveiller un matin et (...)

Construction de carapace

Constructive. Constructive. Sois constructive. Aie des pensées constructives. Ils s'en foutent tous. Ils me disent qu'ils seront là quand ça ira pas, mais ce n'est pas vrai. Aujourd'hui ça ne va pas. Et je ne comprends pas. Tant pis. Je peux me débrouiller. Je n'ai pas trouvé comment, c'est tout. Mais je n'ai pas besoin d'eux. Je n'ai besoin de personne. Des amis... Pfff. Pas besoin. Je m'en fiche. J'avais oublié. Je ne sais pas comment c'est possible. Mais j'avais oublié. Quand je revoyais mes anciens écrits, au cœur de la dépression, je me disais que j'exagérais. Qu'il (...)

Je zute

Je sèche. J'm'en fous si la direction a - sur un coup de folie - décrété qu'à partir d'une dizaine d'heures d'absence par an on pouvait se faire convoquer et renvoyer. Je me rends à chaque immersion professionnelle. Celle de ce soir incluse. Même quand ça me coûte énormément ; comme hier. Même quand ça aggrave les choses. Que je n'ai pas la possibilité d'avoir forme humaine, et que ça détruit tous mes projets à plus ou moins long terme pour potentiellement faire quelque chose qui me plaise de ce diplôme. Mais aujourd'hui, très sincèrement, les cours ce n'est pas (...)

Ça fait de moi le Grinch ?

Une chance sur vingt que ça marche mais il faut que je tente le coup. Cette année est la dernière. La dernière où je fête Noël. Du moins, c'est ce que je vais essayer de faire comprendre à ma famille. Ça va être délicat parce que pour l'anniversaire, déjà, ça m'a pris deux ans. Mon anniversaire, je veux dire. Uniquement. Mais c'était mon anniversaire, qui ne concernait que moi, donc, alors j'en fais un peu ce que je veux. Quelque part ? Y'en a qui rêvent d'une fête incroyable pour ce jour-là. Moi, je ne désire qu'une chose : c'est qu'on l'oublie. Mais Noël ça (...)

Les vacances sont une légende, mon pote

Ça me met toujours mal à l'aise... De parler de livres, ici. D'en citer. Je me sens bête. Mais celui-là m'a traversée au rouleau compresseur. Alors, je voudrais laisser une petite trace. Et il faut que j'articule un minimum mes pensées, sinon tous mes neurones vont fondre. C'est ça que j'aime dans les classiques, remarque. Je viens de finir "Crime et Châtiment". De Dostoïevski. ... Bon, j'y ai passé la journée, faut dire. Deux puis cinq heures sans pause. En fait, j'avais déjà entamé tranquillement les 200 premières pages, ces deux dernières semaines, et je n'étais pas (...)

Les fusibles ont sauté ; je répète : les fusibles...

Je rentre à peine d'immersion professionnelle. Épuisée. Et ça m'inquiète, parce que je me demande si on s'habitue à ça. Rentrer chez soi l'esprit et le corps explosés. Devoir se coucher tôt pour dormir suffisamment longtemps car on se lève tôt. Et alterner ainsi entre les deux. Quotidiennement. Le soleil se lève et se couche (en hiver je ne le vois pas toujours d'ailleurs) et moi entre temps ? Je n'ai RIEN fait pour avancer dans la direction que je veux ! Pas de méditation, parfois pas de sport, rien ! Je ne sais pas si c'est normal. Sain, sûrement que non ça ne l'est pas. (...)

Quand j'enlève les filtres

J'ai eu besoin de prendre l'air. Alors je me suis réfugiée à la Fnac. Deuxième fois de la semaine que j'y vais, deuxième fois qu'on m'y aborde en croyant que j'y travaille. Sans compter la fois où j'en suis sortie tellement mais tellement tellement heureuse d'avoir acheté plusieurs Terry Pratchett que le vigile à l'entrée a trouvé ça suspect et m'a arrêtée. Pour en revenir aux escales Fnaciennes de cette semaine : j'ai éclaté de rire à chaque fois qu'on m'a parlé. En fait, je ris et souris beaucoup quand je vais dans une librairie. N'importe laquelle. Je pense que c'est (...)

Alerte cerveau en ébullition

Je vais probablement encore le regretter : je me suis levée à 4h30 cette fois. Je viens de passer vingt minutes à organiser mes livres. En fonction de mes prochaines lectures et de ceux que je prévois ou pas de ramener de Passamaquoddy. Où je me rends comme tous les matins de samedi du mois (une fois sur deux, en fait) en immersion professionnelle. Le pire, c'est que ça m'est vital. Une bouffée d'oxygène. C'est moi ou ça devient bizarre ? Pour les livres, je veux dire ? Ça me gêne toujours d'en parler. Alors que ça ne devrait pas. Et puis qu'est-ce qui est bizarre, (...)

Humanité et schémas répétés

On est tous des gens. On est tous humains. Et cette notion tourne dans ma tête. Essaie de me dire quelque chose. Je ne sais pas ce que je recherche à travers cette idée, mais je sens qu'il y a un truc à comprendre. Un truc spécial. Important. Ou alors j'ai un nouveau nœud obsessionnel qui est en train de se former. Même le meilleur des médecins ne connaît pas tout par cœur. N'est-ce pas ? Même après des années et des années d'études, on ne peut pas se souvenir de tout. Mmmh ? J'ai beau travailler encore et encore, il y a toujours plus à apprendre. J'oublie certaines choses (...)

Mue

Et si j'étais incorporée dans un livre : qui serais-je ? Je ne m'intéresse pas au genre de livre qu'il pourrait être parce que... ça n'a pas de sens. *Ironie : est-ce que quoi que ce soit dans mes interrogations en ont ?"* Plus précisément : ce serait facilement identifiable au cas par cas si je savais avec certitude qui je suis, la Aloha immuable, ou qui je voudrais être. N'importe quelle personnalité fixe. Là n'est donc pas mon souci. Jusqu'à présent, à chaque fois que je me suis posé la question, j'étais collégienne, lycéenne ou étudiante. Et je me perdais déjà (...)

Déterminisme, ha !

Me planter ne m'a rien appris. La petite leçon de vie qui revient encore et encore parce que je ne l'ai pas assimilée ? Sa photo est affichée en modèle géant sur le mur devant moi, vers lequel je fonce, sans savoir comment m'arrêter à temps. L'erreur est sur le point de se reproduire. Comme depuis à peu près six ans. C'est énorme six ans. À six ans, un enfant est déjà à la moitié de la période dite de "l'enfance" pure (si on dit que 12 = à peu près adolescence ; je ne suis pas psy). L'enfance, l'innocence, l'insouciance, mais aussi le développement psychique de la (...)

Quand on vit une scène de film (hier)

Bon, c'est passé, c'est passé. Ça va être compliqué d'arrêter de fêter Noël... Je ne suis pas du genre à ruer dans les brancards pour le plaisir du chaos, mais le fait que ce soit une tradition si ancrée quel que soit le contexte dans lequel on choisit d'évoluer... Ça me paraît anormal. Louche. Je pense à tous ces gens qui se forcent à le fêter en réunion de famille. Mon ventre se tort à chaque témoignage. Ceux et celles qui se retrouvent avec des personnages - presque caricaturaux - qu'ils n'aiment pas, qui sont étroits d'esprit, qui les font souffrir... Ça me brise le (...)

Lucide

J'allume l'ordi' exprès pour toi, ce soir, Future-Moi. Je me sens bizarre. En bien. Je crois que c'est agréable. Pour la première fois depuis très très longtemps, je me sens... en connexion avec moi. Et donc un peu avec toi par la même occasion. Je ne sais pas vers où nous nous dirigeons. Je ne sais pas. Je lâche un peu le gouvernail et murmure un "oooooooolé !" sourd mais désireux d'être surpris. ET contenté. Quelle idiotie. Je le sais. Nous le savons. Mais nous ne savons pas où nous allons. Non. La filière dans laquelle je suis engagée est réputée difficile et (...)

Tout est super génial

Petit détail intéressant. Dans ma famille (parents et frère), on me répète souvent que je râle. Pas comme un reproche. C'est dit sur le ton de la fatalité. Banalité du quotidien. Je serais une Râleuse. Cette constatation m'a laissée perplexe. Et m'a blessée. Ils n'ont pas remarqué tous ces efforts que j'ai fait ? Tout le travail que j'ai mis en œuvre et le chemin que j'ai parcouru ? Ils plaisantent en affirmant que j'ai 14 ans de nouveau parce que je n'aime plus rien. Je ne veux plus regarder la télé, je ne veux plus voir des films qui ne me font pas vraiment envie, je ne (...)

Tu te débrouillerais mieux sans moi, mon vieux

Et subitement... Subitement, je me sens stupide. J'ai envie d'effacer toute preuve de mon existence sur Terre. Mais je suis dépassée par l'informatique. Hum, par la vie en général. Souvent. Eh oui, quand on se comporte en ermite... on ne peut pas vraiment s'attendre à autre chose. Je prône le silence et le repli sur moi-même parce qu'en réalité je ne me supporte pas. J'ai appris à aimer qui je suis. Tout va bien de ce côté-là. Je sais que je suis moi - que moi - et qu'être implique que je demeure cette personne. Que je suis. Je suis coincée avec moi jusqu'à la fin de ma (...)

Personne d'autre

Elle est toujours là. Malgré tout. Et la gorge qui se serre. Et l'envie de pleurer que j'ai combattu chaque année. Et la loque en moi qui ressurgit. "Tu t'isoles beaucoup quand même... - Oui mais j'ai beaucoup de travail. Pour l'école et pour moi. Après le diplôme ça ira mieux ! - C'est ce que tu dis depuis cinq ans... - Oui bah j'ai été malade, quand même. Mais je m'en sors plutôt bien ! - Pas tant que ça puisque tu veux plus faire de choses avec nous". ... Bon ben la réponse est non. On ne peut pas échapper au conditionnement de la société, voilà. À moins de se (...)

Léo-devin-σι

Aujourd'hui, ça va mieux. Mais il est clair qu'à chaque fois que je me penche sur ce mémoire, je pète les plombs. Aujourd'hui, je pète les plombs. Comme à chaque fois que je travaille ce mémoire. Pétage de plomb. Radotage de semoule (même si ça ne veut rien dire). C'est normal que ça soit aussi... pénible ? Le mémoire. Le sujet que j'ai choisi est difficile. Déjà. Et ceci est une information objective, je précise. Tous les pros que j'ai harcelé avec ce maudit papier me l'ont dit. Mais il est intéressant. Mais très dur à cerner. Mais il me concerne de près. Un peu trop (...)