Effeuille mes rêves

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mars 2016

TITRE

30 secondes pour écrire. 30 secondes pour trouver une solution. 30 pour PROUVER une bonne fois pour toutes que oui, j'ai changé. Ma grand-mère déprime. Ma mère également. Le docteur lui a dit quelque chose qui l'a perturbée et elle ne veut pas me le répéter. Cathel a été adorable mardi... mais hier et aujourd'hui recommencent à être horribles. Tout le monde peste. Faut slalomer entre les crachats dans la rue ainsi que les fumées de cigarette. Je suis épuisée. Vraiment épuisée. Demain : psychiatre puis rencontrer quelqu'un pour mon mémoire puis poursuivre ce mémoire et (...)

Pitit pitit pitit

Ai couru partout aujourd'hui. Littéralement. Plein d'imprévus importants au dernier moment... mais je crois avoir bien géré, et rien oublié. J'adore cet article. Il est parfait-même-si-la-perfection-n'existe-pas. Il résume tout un tas de choses. Il légitime ma colère. Pénibles sont les gens qui vous disent hypocrites quand vous essayiez simplement vraiment très fort de voir le bon dans les autres ou dans les situations. Quand vous choisissez de changer. Plus que quatre mois. (...)

Cotisation pour un cerveau

Tout a été changé à propos du mémoire. Une nouvelle fois. Je dois le rendre avant lundi. Ils me saoulent, vraiment. (...)

Va

La première version de mon mémoire vient d'être envoyée. Et puis zut. Quand t'essaies de tout bien faire, tu te reçois une pression telle qu'elle te vole d'un coup (et en ricanant méchamment) dix ans de ton espérance de vie ; et quand tu ne fous rien... ça passe tout seul ! T'as une vraie vie, t'es un génie et ouh que c'est trop bien d'avoir la vingtaine. (Mais comment... ? ? ? !) Alors je ne veux plus - JE NE VEUX PLUS - en entendre parler pendant au moins une semaine. DEUX SEMAINES, même ! Je ne parlerai plus à personne de mon absence de projets post-diplôme. Je suis (...)

Reprise du sport (alléluia)

Jusqu'ici, je me suis chauffée seulement. Je vais aller encore plus loin dans mon rejet de toute cette idéologie nécrosée qui m'entoure. Je vais rejoindre la résistance. Et puisqu'il n'y a personne d'autre que moi qui veuille le faire, EH BEN JE VAIS INCARNER LA RÉSISTANCE. Rien que ça. La leçon suivante a été récemment acquise : on peut contrôler ses émotions mais pas les altérer. Tout comme on n'altère pas la nature des choses. On ne décide pas de ce qu'on ressent. Sinon, beaucoup (dont moi) seraient toujours joyeux. Et ce genre de choses, ça a l'air utopique mais en (...)

Avec les mots maladroits d'une auteure Malad(resse)

Ironique de voir à quel point l'endroit où je suis censée ouvrir mon esprit, l'école, est celui où il est le plus restreint. Pas à cause des profs, de l'organisation ou quoi. Ce sont les autres élèves qui me mettent principalement mal à l'aise. L'ambiance, je l'ai déjà évoquée. Je ne comprends pas pourquoi. Mon moral se brise aussi facilement. Mais dès que je sors de ce périmètre, je revis. En attendant, je me prends des remarques (pas méchantes, mais bon je suis très gênée) quand j'écris des choses de mon côté. Sans rapport avec le cours. Les profs s'en foutent, (...)

Liberté ; vieeeeeens à moi

Leçon permanente (c'est-à-dire tout le temps valable, c'est pas si courant que ça donc ça vaut le coup de les noter) numéro 1 : Quand c'est voué à être une mauvaise journée -> ne PAS le nier. La pensée magique n'existe pas et ne changera pas le cours des choses. Donc n'essaie pas de contrôler quoi que ce soit en le voulant très fort. Tu te mets en monopensée (ce qui signifie que tu restes dans l'instant présent, ne pense pas à tes envies, tes objectifs... Ce qui bien sûr n'exclut pas le fait d'être positif ; mais t'as le droit de ne pas aimer ce qui se passe ça c'est clair (...)

Une école de lapins

Je pourrais écrire que j'ai appris quelque chose de nouveau. Ou bien je pourrais les haïr encore plus. Je pourrais détailler les rabaissements quotidiens. Qui n'en sont techniquement pas : pas de hurlements, pas de coups, pas d'injures, tout est très mental. Mais le mental, c'est là où je pêche. Aucune pitié. Du début à la fin, il faut que je me le mette dans la tête : je n'aurai droit à aucune pitié. De la part de personne. Faut que je sois forte. Ok : t'as de nouveau tout foutu en l'air avec l'immersion professionnelle type évaluation (N.B : Je n'en ai jamais réussie (...)

Allons

Cauchemars. Hontes quotidiennes. Désillusions. Pertes de repère. Abandons. C'est ma vie de tous les jours, actuellement. J'ai déjà tenté de modifier chacun de ces paramètres ; en vain. Mais je ne me décourage pas pour autant. Je veux une vie heureuse et je L'AI. C'est juste une histoire de perception. Je peux construire ce que j'ai envie grâce à ce merveilleux outil qu'est le mental. Mon mental. Qui n'appartient qu'à moi. La réalité, elle fait ce qu'elle veut. Elle m'envoie les épreuves qu'elle choisit. Moi par contre je la façonne, par mon interprétation, à ma guise. (...)

Outrecuidance, fi

Et ça revient. Je me rassois et le sentiment épandu que la vie n'a aucune saveur me reprend. Mais je me suis laissé des messages. Un peu partout autour de mon lit. Pour ces moments-là justement. Ils ne semblent pas avoir la moindre pertinence. Ils n'évoquent rien. Mais je dois continuer. Me forcer (gentiment) à les croire. J'ai toujours ces pulsions suicidaires. Mais je me répète à chaque fois que si je les écoute, c'est comme si je condamnais quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui aurait lu ce journal, maintenant ou à ses débuts, et se serait identifié à cet instinct morbide. (...)

Entame ta journée

Regain de motivation ce matin. J'ai réfléchi et me suis souvenue avoir lu quelque part que même les choses les plus douces et sucrées deviennent, en abondance, écœurantes. Donc. Je me suis dit : "Si t'as un coup de blues inexpliqué, c'est peut-être justement parce que tu n'as pas de raison d'en avoir. T'es "trop" heureuse, ce qui implique que t'as besoin d'une nouvelle problématique dans ta vie pour rehausser ses bonnes choses". Et là : pouf. Le réveil. "Tu plaisantes ?! Je foire toutes mes immersions professionnelles, pour commencer, mon diplôme et par extension mon avenir (...)

Pas de surnom

Tannée du jour : fait. Deux autres de prévues avant la fin de la journée. Mais j'vais y arriver. Faut que je provoque LE déclic pour ne plus me voir de l'extérieur et vivre. Socrate, Sénèque, Platon et compagnie je me tourne vers vous les gars. Mon prochain livre audio du matin pointera du doigt cette recherche. Aidez-moiiiiiiiiii. (...)

Immersion professionnelle dans 0... 1... 2... quarts-d'heure

Il est temps de grandir. C'est bien beau de parler de devenir une adulte. D'en rire en se faisant des grimaces dans le miroir. Mais il faut à un moment passer à l'action. Et ce même si aucun retour arrière n'est par la suite possible. Ma mère m'a confiée que ses ressources financières s'amenuisent. Mon frère faisant également des études plutôt longues, ses calculs sont précis. Ils ne se révèlent pas catastrophiques au point de devoir tout abandonner d'un coup, mais ils restent un peu alarmant. Cela souligne une fois de plus l'évidence de la nécessité pour moi de quitter (...)

Humaine pour la vie

J'ai trouvé ça ! ! ! Je l'ai imprimé et vais l'afficher dans un endroit où je le verrai tout le temps. Je connaissais plus ou moins le principe quand j'ai choisi mon pseudo*, mais je n'imaginais pas qu'un jour il serait la seule bouée de sauvetage qui conserverait ma raison et me permettrait de tenir. Je sais que cela peut changer beaucoup de choses. "Une acharnée du bonheur". J'ai lu ça quelque part, à propos d'une auteure ayant écrit un livre sur l'optimisme... Je sais qu'il faut appliquer prioritairement les idées avant d'amasser toutes les connaissances du monde (parce qu'on (...)

Cicatrisation intellectuelle

J'ai l'impression d'arracher chaque jour ma vie des crocs d'un monstre énorme et baveux. Et j'ai vérifié : si on lui propose de jouer, c'est-à-dire d'aller ensemble dans la même direction en se soutenant pour que ce soit un moment agréable pour tous, il MORD. Alors je continue à faire des listes. Que j'actualise toutes les heures. Parfois plus. Je continue de noter tout ce qui me passe par la tête, tout ce sur quoi je veux me concentrer. Il me faut améliorer ma façon de parler si je veux avoir une chance de bien faire mon métier. M'exprimer plus clairement et simplement pour ne (...)

Et surtout, hein, faites payer l'air qu'on respire

J'ai commencé à écouter Sénèque en livre audio. Wow. Je savais bien sûr que ça serait énorme. Mais : WOW ! Je repasse en boucle la Lettre à Lucilius intitulée "La philosophie, source de la véritable jouissance". Tellement rassurant. Tellement... épanouissant. Je sais bien qu'écouter ou lire et se contenter de ça ne suffit pas. C'est pourquoi je vais digérer ces mots pendant plusieurs jours pour les faire miens. Mais j'ai un sourire démentiel. J'en ai besoin. J'ai appris une mauvaise nouvelle en provenance de la direction de l'école, hier encore. Mais une nouvelle (...)

Journée point drame point pourrie

Hurlement de RAAAAAAAAAAAAAAGE ! Même pas envie de faire des phrases. Je lance "Confrontation" des Misérables pour me donner le rythme. La dramatisation me défoule toujours. Han han han. Et c'est maintenant que tu retrouves la capacité d'aligner deux mots cohérents ?! Géniale. Crétine. Journée de thérapie. Aucun des thérapeutes n'a compris ce que je voulais exprimer. Comment tu veux expliquer que même après des années de soins, quand tu ouvres la bouche ce ne sont jamais les bons mots qui sortent ?! Résultat : dans un cas j'ai perdu cinquante euros, deux heures de mon temps, (...)

Une part

Vraiment bizarre. Après l'immersion professionnelle de ce matin, j'avais prévu de voir Vanina. Je n'avais juste pas eu le cœur à refuser une nouvelle sortie. Elle me manquait vraiment. Alors on s'est arrangées pour manger ensemble et voir un film. Si je ne regrette pas d'être sortie et de l'avoir revue - car je l'adore ! - j'ai ressenti... enfin, non, j'ai pensé... Enfin, non. Je ne sais pas exactement comment expliquer ça. Je suis contente d'avoir passé ce moment avec elle, et quand j'en aurai fini avec l'école ce sera avec plaisir que je la reverrai ! Mais, je me sens... Je ne (...)

Plus que 95 jours

Me libérer de cette école et du carcan dans lequel elle m'a enfermée ne servira à rien si je ne me libère pas moi-même de mes angoisses. Exams théoriques en fin de semaine. Je vais y arriver. Je suis sûre de moi. J'ai confiance en moi. Jusqu'à présent je m'en suis sortie... et on détient la chance qu'on se donne. Je m'en suis octroyé très peu. Alors je n'ai peut-être pas cet esprit surpuissant capable d'envisager les choses et de s'adapter très rapidement, mais je peux le faire. Il ne suffit pas d'y croire gentiment, j'imagine, mais c'est déjà une première étape. Il faut (...)

Pourquoi Future-Moi reviendra

Entre deux réflexions et tirages de carte de tarot, je crois que j'ai compris. La raison pour laquelle un jour je me replongerai dans mes anciens écrits. Ce que Future-Moi y cherchera. C'est ironique parce qu'admettons que j'aie RÉELLEMENT pigé le truc. Que j'anticipe effectivement sur un évènement à venir. Je ne saurai jamais si j'ai eu raison car : Soit ce sera efficace et je ne verrai rien car j'aurai pris des dispositions pour l'éviter ; Soit ce sera efficace et je le verrai mais tous les paramètres en jeu et le fait que je ne puisse jamais connaître ce qui aurait pu être (...)

Ça déborde grave

Il reste trois mois. Les pépins ont recommencé à fuser cette semaine. Mais c'est ce que je me suis dit, calmement : "Il ne reste que trois mois". Quelle bonne nouvelle. Pas assez de temps, donc, pour que tout parte en vrille, hein ? Eh bien SI. Les pépins pleuvent et ce soir au lieu de suivre le planning que je me suis gentiment fait pour profiter au maximum de mon temps libre, je suis roulée en boule au pied de mon bureau à pleurer. Tout s'accumule, tout s'accumule. C'est moi-même qui l'ai dit : y'a jamais de pause dans la vie. Du coup il est improductif de se plaindre des soucis (...)