Effeuille mes rêves

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avril 2016

Je crois que ça se produit à chaque fois que je compte le nombre de jours avant de quitter l'école

Mes cauchemars s'aggravaient ces derniers temps. Je le sentais qu'il y avait quelque chose qui clochait. Les images et les scénarios, bien que non spécifiques, laissaient clairement sous-entendre l’imminence de quelque chose de grave. Que je ne pourrais pas faire semblant de ne pas voir. Je sentais cette espèce de pente glissante devenir de plus en plus boueuse et instable sous mes pieds. Le gadin est enfin arrivé. Rétamée face contre terre, toussons pour recracher la poussière, époussetons-nous, relevons-nous, et espérons que maintenant les choses ne puissent que s'arranger. (...)

Amné... quoi ?

Il y a une chose dont je ne crois pas avoir parlé ici. Je laisse parfois de petites allusions dans mes journaux papiers... Pourtant ce tic ne me quitte jamais ; dès lors que j'ai sous les doigts un moyen d'écrire. Que ce soit en cours, dans la rue, ici, ou dans mes carnets, à chaque ligne que j'écris, je me répète la même chose : écris comme si un jour tu allais devenir amnésique ; et que tu te relirais pour chercher des réponses. Pourquoi cette lubie ? Je n'en sais rien. Est-ce que j'ai conscience que ça n'a aucun sens ? Oui. Mais je ne peux pas m'en empêcher. C'est aussi (...)

D'ores et déjà

J'ai peur pour ma mère. J'essaie de lui montrer les aspects stables de la situation, sur lesquels elle peut s'appuyer. Parce que les docteurs m'ont toujours répété que la stabilité, dans cet état sombre, c'est la base de la guérison. Mais je ne connais pas l'impact de mes mots. En bien ou en mal. Je suis passée par là, mais... Je n'ai pas les moyens de dire comment je me suis échappée. Ni même de le formuler en moi-même. Comment je continue à m'échapper quand ça revient. Ça me brûle la trachée. Et sidère mes neurones. Surtout que cela a pris cinq ans. Je viens de (...)

Mon métier

J'y pensais depuis un bon moment déjà. Révéler la nature de mon futur métier. Donc de mes études. Dans ce journal où j'ai tant placé de fragments de moi. Une boucle bouclée, quelque part. Ce serait un tel SOULAGEMENT de simplement expulser clairement le mot qui correspond à son nom ! Le truc, c'est que c'est un cadre très particulier. Du paramédical, ça je l'ai déjà dit. Mais combiné à ma phobie hyper bizarre... On ne peut QUE me retrouver. "On" désigne ici principalement les personnes qui me côtoient IRL. Qui ont les moyens de me rendre la vie infernale. J'ai pesé le (...)

1/10

C'est tellement déchirant de la voir dans cet état. Errer dans l'appart' à angoisser. Aucun de mes mots ne peut l'atteindre. Même mon parcours ne peut la soulager. Tous les psychiatres de la ville sont débordés. Elle peine à avoir un rendez-vous. Et notre médecin généraliste... Il ne comprend pas, je crois. Il a vu que ça devenait grave, mais il n'a aucune idée de dont elle a besoin on dirait. Et moi je ne suis qu'une piètre fille. Un secours extrêmement pauvre. Mon allégresse est fluctuante et j'étouffe dans mes cauchemars nocturnes et mes irraisons diurnes. Pour chaque (...)

+ 6

JE SAVAIS que mon meilleur pote ne me laisserait pas tomber ! "La vie, ce n'est pas d'attendre que les orages passent, c'est d'apprendre comment danser sous la pluie". Sénèque. J'aime bien celle-là aussi : "Être heureux ne signifie pas que tout est parfait. Cela signifie que vous avez décidé de regarder au-delà des imperfections". Aristote. Une acharnée du bonheur. Je vais me le noter. Ça me motive. Je sais ce que je dois faire. Mes émotions sont toutes légitimes, et les nier comme j'ai tenté de le faire est exclu. Mais je dois jouer le jeu de la vie comme si ce n'était que (...)

Je ne parle pas du traffic

Je crains de plus en plus violemment la foule. Si ça continue à ce rythme, je vais arrêter de sortir. Définitivement. Même pour aller au cinéma (ce qui était ma référence de la bonne sortie à un moment) ou au restaurant (ce qui m'a toujours mise mal à l'aise mais je le faisais pour faire plaisir à la famille seulement). C'est ironique. La virulence de ma phobie a légèrement diminué (quand je suis en crise, cependant, c'est même pas la peine d'essayer de voir si y'a eu des progrès par rapport à quand j'avais cinq ans et que je me serais crevé les yeux plutôt que de (...)

Faire face à mes responsabilités

À l'attention de qui flânera sur cette page : Cet écrit entre dans mon journal intime parce que je veux l'y consigner. Il reflète un moment qui - bien que TRÈS peu glorieux - est important dans ma vie. Capital. Il entre plus précisément dans mon journal extime (sur Internet) - et en public - selon des critères qui me sont propres et je mets à jour à chaque connexion. J'ai donc envie de créer ce texte. Il a sa place ici. Mais, pour toute personne autre que moi, il peut s'avérer très agaçant. C'est le genre d'écrit que je ne devrais pas mettre à la portée de tous sur (...)

Là-bas

Mais c'est pas possible d'être aussi faible et DÉBILE ! Même quand j'arrive en immersion professionnelle en sachant ce que je veux, je me ridiculise ! J'ai pas d'insultes là qui me viennent mais je me frapperais, me grifferais le visage, s'il ne fallait pas retourner là-bas tout de suite après. Même quand je mets tout en œuvre pour rester silencieuse et travailler, on m'en empêche. Mais vraiment. On me prend par le bras et tout. Retourne dans la fosse où il ne se passe rien et où on s'empêche mutuellement de sortir, allez. Ils me saoulent. Toujours à regarder, à juger le (...)

Brève pensée

Le mode d'emploi de mes obligations humaines, je suis sur le coup. Par contre j'vais avoir besoin de quelque chose pour comprendre comment intéragir avec autrui ! Sérieusement, j'ai un énorme paradoxe à résoudre : j'aime sourire aux gens. À tous les gens. Quand je suis de bonne humeur principalement. Or j'ai tendance depuis le début de mon adolescence à ne plus le faire. Il m'a suffit de deux ou trois messieurs pas méchants mais qui interprétaient mal mes sourires pour m'effrayer. Je veux changer ça. Je serais bien prétentieuse de croire que dès qu'on me regarde avec (...)

Rendu final : zut-euh

Bon ; le mémoire ils peuvent aller se faire voir. Ça suffit maintenant leur connerie. Je n'ai pas eu LA MOINDRE INFORMATION que j'ai demandé. Et cela dure depuis UN AN. J'ai tout fait toute seule. J'ai déniché des miettes d'instructions seule que j'ai ordonné seule et que j'ai traité seule. Même les documents "récapitulatifs" qu'on m'a envoyé étaient de la flaque de pus : ils ont engendré plus de confusion que de clarté. Alors je leur rends ce que je peux rendre. Ce n'est pas parfait. C'est même loin d'être acceptable, je m'en doute. Mais tant pis ! Ah. Ils m'auront vraiment (...)

Comme vos yeux sont grands ; c'est pour mieux te voir mon enfant

Je suis réveillée depuis 5h30. J'hésite à me rendormir... Au moins une fois pour préserver mes forces. Je vais en avoir besoin. Il faut que j'accomplisse un exploit aujourd'hui : celui de me téléporter. Je suis restée à aaaaah j'ai oublié le pseudo donné à la ville où vivent (séparément) mes parents ! Bon, bref. Je suis restée. Faut que je fasse une demi-heure de voiture pour me rendre à la thérapie hebdomadaire à 50 euros (je ne fais plus les courses et vis sur mes réserves depuis que je l'ai commencée, pour compenser). La thérapeute est très souvent en retard et (...)

Écho de réalité

J'ai du mal à tourner mes phrases aujourd'hui. Cela ne changera fatalement rien à ce qui va suivre ; mais puisque j'écris en public, je me suis sentie incitée à le préciser. Je ne cohabite pas seulement avec mon journal. Ouh ; l'introduction de l'étrange. Les faits. Après une semaine chargée de blocages face auxquels j'ai calmement persévéré (dans mes auto-encouragements à me faire confiance, je confesse que j'en suis plutôt fière), j'arrive à un nœud plus coriace. Et là, le calme et les techniques que j'ai mises ont point ont du mal à tenir la distance. J'ai un poids (...)

Lâcher une main connue

Je ne hais pas réellement Cathel. Ça me rassure. Mais je crois que je ne peux vraiment rien pour elle. J'ai le droit de baisser les bras sans m'attendre à une punition céleste. Je ne me souviens plus du cauchemar de cette nuit ; hormis une scène. J'étais avec Cathel dans un endroit de mon enfance où j'ai passé énormément de temps. Je l'aimais bien cette maison à l'époque. Mais maintenant que la moitié de mes cauchemars s'y déroulent : plus vraiment. Bref. Je l'y avais accueillie en attendant quelque chose de précis. Qu'elle trouve son appart' ou sa famille, quelque chose (...)