Effeuille mes rêves

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juin 2016

Du pâté

Je suis initialement venue ici pour m'auto-insulter. Mais j'ai dit que je ne le ferai plus. Mmmph. Donc je ne le ferai pas. Comment dire ? Comment rester sur les faits sans plus avoir cette impression d'essayer de se faire passer pour une victime chouineuse ? En gros : j'ai eu, l'an dernier, une période où de gros symptômes physiques sont venus se greffer à ma dépression et envahir peu à peu mon quotidien. Ce n'était pas des symptômes ÉNORMES genre aaaah pauvre enfant elle saigne des yeux ou elle se tord sur le sol avec de la bave dans les oreilles ! Non. C'était des tous petits (...)

L'épée de Damoclès

Dans la catégorie "il ne reste que 24 jours mais tout peut donc va arriver durant ce laps de temps", le rebondissement d'hier est plutôt pas mal. Le préavis que je dois donner pour rendre le studio. Normalement c'est un mois en avance. Mais avec mon école, je n'ai jamais l'emploi du temps autant prématurément (on nous rit au nez quand on le demande) : il en découle que je ne sais pas quand exactement tout ça se termine. Mon décompte est toujours approximatif et basé sur une date que j'ai moi-même arrêté parce que j'en voulais une. Le jour probable le plus éloigné, en prenant (...)

Plus-bizarre en plus-bizzard

MA TÊTE. La masse balourde qui coagule à l'intérieur de mon crâne. Un dilemme typique du "Je n'ai pas envie d'écrire // Mais j'en ai besoin !". J'aime pas du tout cette affection-là. Hier j'ai eu la "J'ai envie d'écrire, j'ai tous les symptômes qui disent que j'en ai besoin... Mais la flemme est trop forte". Et je croyais l'avoir déjouée en écrivant ce matin MAIS NON. Je suis une esclave. Depuis que j'ai déporté toutes les obsessions qui me freinaient sur le travail avec mon inconscient, j'ai l'impression de le sentir en permanence. Et qu'il n'est pas du genre gentil protecteur (...)

Un cadeau - culpabilité - non ! - cadeau. Cadeau.

Je reprends des notes que je me suis laissée un peu partout. Sur mon téléphone, en l’occurrence. Y'en a PLEIN. Une centaine, facilement. Je les relis, les classe et les range dans mes carnets et journaux. J'ai décidé de me servir de tous ; tout comme j'ai préparé une liste plus ou moins malléable de l'ordre des mes lectures à venir. Ça reste suffisamment souple pour le plaisir des envies du moment, mais ça me donne un cadre pour être sûre de tout lire à un moment ou à un autre. Théoriquement, hein, du moins. Comme ça, j'apprends à faire avec ce que j'ai. Littéralement. (...)

Luther Nicole Mandela, Seigneur des mousquetaires

J'ai eu une période questionnaire ; je m'en suis souvenu aujourd'hui quand j'ai fait le tri dans mes affaires virtuelles. Je referai le questionnaire de Proust, ça peut être drôle de le faire chaque année. Pas tout de suite parce que du coup j'ai revu les questions et j'y ai pré-réfléchi. Hé oui. Dans l'un de mes favoris était caché le test des 16 personnalités. C'est donc celui-là que j'ai fait. L'ennui, c'est que je ne suis pas sûre que ce soit l'officiel - y a-t-il seulement un officiel ? Je n'en sais strictement rien. J'ai passé ma journée à trier, ranger, (...)

INFJ

J'ai passé le week-end à trier les liens que j'avais mis de côté pour plus tard... Et je me retrouve aujourd'hui avec tout un nouveau dossier à classifier ! Ce sujet me passionne. Il m'obsède, même. Mais mes obsessions actuelles tendent à mettre de côté mes angoisses et à chercher encore plus profondément qui je suis réellement. De bonnes obsessions, donc. Je sens que c'est grâce à ça que je vais m'en sortir. Peut-être même les médicaments pourront commencer à diminuer dès cet été ? Aucune raison de se freiner, donc. J'aime ces tests. Pas pour l'aspect "on met les (...)

12 jours

Wow. Ça fait du bien de faire quelque chose en occultant les : "Mais qu'est-ce qu'on va penser de toi, pauvre folle ?" "Pourquoi es-tu si bizarre ? Et pas dans le bon sens du terme. C'est un euphémisme pour stupide." "Les gens vont te détester d'avoir posé cette question ; tellement impersonnelle !" Et le monde ne s'est pas écroulé parce que j'ai osé le temps d'un message être moi. (...)

Ekki-ekki-ekki-pitang-zoom-boing

Perplexité. Je suis perplexe. Il était là et... Pouf ! Perdu ! Le sens de la vie. Euh... ? Hum... ? Oh. Je ne sais plus rien tout à coup. P.S. (...)

Les moustiques

L'angoisse absolue. Ils ne veulent pas me laisser tranquille. Ils parlent de me faire revenir pour effectuer - quelle que soit ma santé - les heures auxquelles j'ai échappé (comme une évasion frauduleuse) sous l'arrêt. Le décompte n'a plus lieu d'être donc. Je n'ai aucune idée de quand ça finira. On me parle comme si j'étais une criminelle. "Si tout le monde faisait comme vous...". Bah écoute, aucune des fois où je me suis cachée terrorisée et en larmes dans le bâtiment parce que je ne savais pas gérer ce désastre corrosif en moi, aucune de ces fois-là, je n'ai rencontré (...)

Je les hais

Je les déteste. Oui, je DOIS rattraper un arrêt maladie. Une maladie qui bout en moi depuis des années, et que j'ai par miracle réussi à contenir jusqu'à présent. Une maladie à laquelle je n'ai fait allusion que lorsque j'étais au bout du bout du rouleau ; et que l'on a toujours ignoré. Sans pitié. Mais là, la cocotte-minute explose. NON ça ne peut pas attendre une semaine. Parce que ça ne marche pas comme ça. Je suis à deux doigts de péter un plomb et de débarquer là-bas pour leur cracher à la figure, hurler comme une cinglée, leur balancer une lettre de suicide les (...)

Soyons plus astucieuse

C'est un défi. L'épreuve finale que les personnages dans les histoires doivent affronter avant que le mot FIN ne s'affiche sur l'écran. Une étape cruciale. Historique. Sans laquelle rien de ce qui n'a eu lieu avant n'a de sens. Je dois le faire. Mieux que ça encore : je dois gagner. Donc je bloque ces quatre jours à venir. Horribles sont-ils destinés à être ? Horribles ils seront donc. J'irai la tête haute. Ils ne sont rien de plus que le final d'une grande histoire ; la mienne de surcroît. La seule sur laquelle j'ai du pouvoir. Cet aboutissement en appelle au début d'une (...)

Toi journal ; secret

JOURNAL. Je t'apostrophe pour souligner la solennité du moment. Hier j'ai fait un truc fou. (Enfin, fou à mon niveau hein techniquement c'est le genre de chose que j'aurais dû faire il y a deux trois ans). Je ne peux rien dire tant que je ne suis pas officiellement sortie de cette école. Mais je le note pour que ça entre dans (mon) l'Histoire. J'ai osé. (...)