Effeuille mes rêves

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juillet 2016

26 jours plus tôt

Coucou, Future-Moi ! J'ai pris la décision de t'écrire une nouvelle lettre. Pour m'aider à prendre mon mal en patience. Je vis mal ce laps de temps final avant la délivrance absolue. Je nécessite plusieurs béquilles supplémentaires ; que je bricole comme je peux car les solutions ne sont pas évidentes. Cette ultime ligne droite est très très pénible à passer, en fait. Et le plus idiot de tout est ce sentiment de culpabilité : quand tu me reliras, j'ai peur que tu ne t'en (m'en) veuille de ce manque de positivité. Parallèlement à ça, je me aussi suis dit que ça te ferait (...)

J'ai du mal à réaliser

Et voilà. Et voilà, et voilà, et voilà. Je suis libre. JE SUIS LIBRE ! PLUS JAMAIS je ne mettrai les pieds dans cette école. Jamais. Bon, sauf le jour de la soutenance du mémoire ; mais c'est l'exception qui confirme ce qui va devenir un principe de vie : plus jamais ça. J'ai encore des choses à faire, notamment le déménagement et l'état des lieux. J'ai l'impression d'être vidée de toute énergie... Heureusement que j'ai noté jusqu'à présent mes rêves et projets. Je suis par moments trop fatiguée pour réussir à les visualiser ! Ne serait-ce qu'à me rappeler de leur (...)

Chochotte

C'est l'été. La ville a une odeur différente, plus fleurie. Les gens sont beaux. Il y a des touristes ; j'adore les touristes. Certains font des projets, d'autres visitent, d'autres continuent leur vie quotidienne parce que ce ne sont pas encore les vacances. Mais ils y pensent ; donc sourient eux aussi. Bonne ambiance. Soleil. Et puis y'a moi. La chose puante, rouge et bouffie qui se déguste un énième déménagement épique. Autrement dit : une galère sans nom. Je suis très embêtée pour le ménage : j'ai passé trois heures à tout récurer mais il reste des tâches. Rien (...)

Ce que je veux (REPUBLICATION)

Il y a eu un léger incident avec l'écrit d'hier. Je le reposte à aujourd'hui. Je ne sais plus à quel moment de la journée cette pensée m'est venue : J'ai passé une décennie dans une prison de stress. Il est hors de question que j'y retourne. Ça implique beaucoup plus que ne plus aller à l'école. Ça signifie aussi assumer ce que je ressens, qui je suis, et repousser ce qui me fait du mal au quotidien. Alors là par contre quand on tire, y'a un noeud. Ça résiste légèrement. Car si l'on considère tout ce qui me stresse... J'veux dire, techniquement, aller au restau' c'est un (...)

Et mon esprit

Je suis capable de rationaliser en partie mon état d'esprit actuel. Avec un peu de recul, on accomplit beaucoup. Quand on passe d'une dictature à une utopie aussi (ma colère contre l'école gronde encore, ça s'entend dans mes propos oraux ; mais du calme, ne pas y penser). J'ai remarqué cette tendance à suivre des gens... C'est plutôt cool ; je ne critique absolument pas les réseaux sociaux. Je réfléchis simplement à leur sujet. Simplement. Parce que je suis simplette. J'ai quelques abonnements Youtube, par exemple. Dont j'aime bien regarder les vidéos à leur sortie. Pas trop (...)

Affirmer ce qu'on veut ; et ensuite, l'affirmer encore et encore

Une fois ne suffit pas. Va falloir mettre en œuvre quelque chose de nouveau dans ma routine, car mes symptômes post-dictature ne partent pas. Ou peut-être faudrait-il que je sois encore plus stricte avec l'application de la-dite routine. C'est qu'après tant de temps à l'avoir rêvée parce que je ne pouvais pas la pratiquer, maintenant que je peux, je ne l'ose pas. Bête, hein ? Suffire, ça le devrait, pourtant. Je n'ai plus aucune raison de stresser. Je fais absolument ce que je veux de ces vacances que j'attends depuis des années. Mais les cauchemars et signes physiques (...)

Fin juillet

Le plan idéal que j'ai élaboré ces six derniers mois (voire plus...) n'a pas été suivi à la lettre. Le lancement s'est fait mi-juillet - oui, il m'a fallu tout ce temps juste pour être au clair avec moi-même... Et j'ai trouvé un rythme plus ou moins cadencé depuis quelques jours. Les imprévus m'agacent. Surtout parce qu'il y en a beaucoup auxquels on ne peut pas dire : "Non, laisse-moi tranquille, ce n'est pas le moment. Je reprends ma vie en main". J'ai essayé. Ici et là, des évènements externes s'acharnent à perturber l'architecture nouvelle que je me bâtis petit à petit. (...)

L'effet que ça fait de vieillir

J'ai trouvé par entrecroisement de lectures cet article. Je ne sais pas comment le dire bien, alors je m'en tiendrai au minimum ; avec maladresse. Mais je le dirai. J'ai soudainement une extraordinaire bouffée d'amour pour les gens. Pas "les gens" en général, ce terme qui me hérisse - et j'ai désormais compris pourquoi. "Les gens", dont on parle comme un tas d'humains et d'humanité. Un groupe représentatif. Mais c'est tout le contraire. Tous les phénomènes de foule, toutes les philosophies ne peuvent conduire qu'à une vision désastreuse de... eh bien, nous-mêmes. J'ai donc (...)

L'effet que... attends j'ai pas fini mon écrit !

Oh, et avant que j'oublie ! J'ai aussi trouvé ce lien qui explique très bien ce qui m'est arrivé ces dernières années. Entre six et treize ans. Bref. Je l'ai envoyé à ma mère. Je n'arrive pas à verbaliser la chose. On s'est mieux comprises je crois. Il provient d'un blog, oui, donc automatiquement on pourrait s'interroger sur sa fiabilité, mais la psychiatre m'a bel et bien parlé de ce phénomène. C'est quelque chose de concret. Je ne connais pas ce blog, mais cet article en tout cas est fiable. Étonnamment, c'est quelque chose de très peu connu. Je n'en avais en tout cas (...)