Effeuille mes rêves

Impatiente

Je suis en révolte, j’ai du mal à tenir en place.

J’ai encore bugué sur mon parcours. Ça bouge mais en même temps ça ne va pas assez vite. Peut-être Probablement que ça irait mieux si je ne faisais pas des auto-bilans toutes les cinq minutes mais c’est plus fort que moi ; je suis TELLEMENT impatiente à l’idée que les choses changent VRAIMENT.

Oui, j’ai changé.

Je l’écrirai trois fois par semaine s’il le faut pour être sûre d’en être convaincue.

J’ai changé. Je m’aime bien maintenant, et j’ai plus confiance en moi, la plupart du temps.

Après, effectivement, je connais toujours des moments très difficiles où je ne vois plus le bout du tunnel tout à coup. Où tout semble d’effondrer sur moi. Ces instants sont particulièrement chargés émotionnellement et je n’exagère jamais quand je dis… eh bien, toutes les choses plutôt noires que je peux dire.

Mais le reste du temps, c’est ça qui importe, le reste du temps je suis bien dans ma peau. Un minimum. J’ai tellement travaillé là-dessus, je sais pas si vous vous en rendez compte, j’ai tellement donné…

"Aide-toi, et le ciel t’aidera". Bah on y est ! Je me suis aidée au mieux, je ne peux pas faire plus, maintenant j’ai besoin d’un coup de pouce !

Quand j’écris "le ciel", je pense "la vie", "le destin" ou "le hasard". Peu importe. Le truc qui fait tourner la machine. J’ai fait ce qu’on m’a conseillé, et j’en ai vraiment vraiment beaucoup bavé !  !  !

Alors maintenant, il faut que ça marche. Qu’il se passe quelque chose de radical - mais de positif.

Je tiens plus en place. C’est ptètre mon examen qui me rend comme ça. J’évite de trop y penser. Je ne stresse pas pour le moment, ça viendra à partir de 2h avant l’heure exacte.
Tout le monde m’énerve mais j’ai décidé d’être studieuse et d’aller réviser à la fac tout à l’heure. J’espère que je ne vais tuer personne. Surtout Cathel.

Mon impatience est teintée de désespoir. Parce que je sais que si changement il doit y avoir, je ne le verrai pas. Ça se fait toujours très lentement et imperceptiblement ces trucs-là.

Mais moi ce que je voudrais, c’est quelque chose de bon mais d’énorme !

Comme gagner au loto, quoi ! Je veux dire : je ne tiens pas particulièrement à gagner au loto (je n’y joue pas donc ça serait dur) mais un changement aussi radical !

Et BON.

Mais y’a une petite voix en moi qui dit : "Tu sais, si tu en as tant envie… c’est que rien ne se passera cette fois encore. J’comprends même pas pourquoi tu continues à vouloir des trucs aussi fort. Tu sais bien que c’est quand on veut le plus qu’il ne se passe rien".
Bah oui, mais c’est plus fort que moi…

Toujours écartelée entre l’espoir (qui s’avère souvent inutile) et le pessimisme (qui n’est là à la base que pour m’empêcher d’être déçue et de souffrir plus que ce que je ne peux).

Bon, voilà, c’est toujours pas un écrit qui resplendit de joie de vivre, mais c’est ce que j’ai sur le cœur.

En fait, oui, peut-être que je suis stressée tout compte fait. Y’a un p’tit bruit discret mais très crispant que j’entends toutes les minutes. Je crois que je vais faire exploser mon studio s’il ne s’arrête pas.

Mouais, je suis bien stressée du coup.

Le pire, c’est que demain : cours difficile. Et le prof a rajouté une difficulté. Donc dès que l’examen va être terminé, je vais de nouveau stresser à mort pour autre chose. J’ai jamais de repos. Je suis toujours stressée à mort.
Et la semaine prochaine : trois examens d’un coup.

L’attitude de Sonny me blesse.

Je sais qu’elle est très occupée, qu’elle est en stage, qu’elle est retournée chez ses parents et que du coup elle doit prendre soin de ses demi-frère et demi-sœur, mais j’ai l’impression qu’elle s’en fout complètement de moi.

Quand je lui ai expliqué le système de mes examens, elle a juste dit : "Ah, c’est bizarre". Genre elle me croyait même pas (comme d’hab', en fait).
Quand je lui ai parlé de mes cours difficiles, elle s’est imaginé tout plein de trucs super cools alors que je lui ai bien dit que c’était pas comme ça que je vivais les choses, et elle a préféré rester sur son idée.

Elle me fait mal parce que moi je fais de mon mieux pour la soutenir, lui souhaiter bonne chance, et tout…

Et le pire, c’est qu’un jour elle m’a reprochée de ne pas être assez compatissante. Elle m’a dit : "Moi quand tu me racontes tes trucs, même si je trouve ça un peu bébète par moments, je te conseille toujours, je te soutiens toujours". J’ai eu envie de pleurer quand j’ai lu ça. Elle ne se rend compte de rien.

Déjà, je ne lui ai jamais rien parlé de quoi que ce soit qui fut "bébète" pour moi. Que des trucs qui me faisaient vraiment souffrir. Et visiblement, elle pendant ce temps, elle trouvait ça juste con.

Ensuite, je sais que je ne suis pas la meilleure en ce qui concerne les conseils et tout, mais je fais toujours de mon mieux. Moi j’ai plutôt tendance à lui balancer la vérité, les choses comme elles sont, et à partir de ça lui démontrer par A + B pourquoi ce n’est pas si terrible et pourquoi elle va s’en sortir : donc la réconforter. Parce que je pense qu’elle est trop intelligente pour entendre des "ça va aller, j’en suis sûre" sans aucune preuve (même si je le pense).

Et même ça, elle me le reproche. J’hallucine.

Surtout que de son côté, elle ne s’est même pas rendue compte que je ne lui parlais plus de rien depuis pas mal de temps. Que de petits trucs sans intérêt.

Je n’ai pas le choix de toute façon, puisqu’elle ne veut pas comprendre ce que je ressens. Je dis pas qu’elle est méchante, hein, c’est pas du tout ça, elle est adorable ! Mais je ressens un mur de mon côté. Et j’en ai marre de souffrir comme une dingue pour ça.

Je dis ça, remarque, mais si j’en parle avec autant d’ardeur ici, c’est que j’en souffre quand même.

Bah oui. Parce que j’ai toujours eu tendance à considérer ma cousine comme supérieure à moi sur tous les plans mais que son attitude m’écrase toujours plus.

Et elle paraît s’en foutre royalement.

Elle doit pas s’en rendre compte. Je le sais tout ça. Que ça doit être moi qui fait tout de travers.

Mais j’suis énervée.

C’est le stress, ça fait tout remonter. Stressée 24h/24, à me remettre en question sans arrêt… Heureusement que j’ai pu en parler à des thérapeutes qui comprenaient. Sinon, j’aurais pété un câble depuis longtemps.

Fallait que ça sorte ici aussi, je crois.

J’ai pas envie de réviser. J’en ai tellement marre d’être tout le temps à fond là-dedans…