Effeuille mes rêves

Et c'est très bien

Il n’y a pas de signes. Il faut accepter que la vie est… la vie.

Le Prozac me fait du bien. Moi aussi avant je disais que les médicaments c’est pas bien qu’il faut s’en passer, blablabla. Jusqu’au jour où je n’ai plus eu le choix.

Mais revenons au plus important : pas de présages fumeux, pas de cartes de tarot, pas de divination ou de forçage de vœux. Juste moi dans un monde trop grand et une cage de souffrance qui est bien trop petite.

Mais ça va. Après tout, tout le monde vit soumit aux mêmes règles, tout le monde s’en sort. Alors je peux m’en sortir aussi. Même s’il n’existe pas de choses tels que les miracles où les vœux qui s’exaucent tout d’un coup.

Et c’est ok.

Je m’en voulais de parler de Jareth, parce que reconnaître avoir eu ces obsessions flippantes à son sujet, c’était aussi reconnaître mon impuissance et mon non-contrôle des choses de la vie.
Eh ben non, il ne te kiffe pas en secret. Eh ben non, tu ne t’approcheras jamais de lui et tu ne vas pas trouver la bonne personne pour toi d’ici demain. Tu n’as aucun don particulier et aucune faveur du ciel ne te sera accordée, humaine du commun des mortels.

Mais c’est ok. La vie est quand même belle. Il faut prendre les choses telles qu’elles viennent. Et renoncer à toute forme de pouvoir. Juste faire de mon mieux. Et c’est très bien.

Des oiseaux. Des livres. Des pancakes, quelque chose de super bon sur les papilles, et du sport après pour ne pas culpabiliser. Sentir ses muscles. Sourire aux gens. Dormir. Les rêves ne sont pas prémonitoires. Les rêves ne sont qu’un condensé de ce que j’ai vécu dans la journée. Mais ils sont drôles à se souvenir. À faire semblant d’analyser.

Une promesse qui s’envole. J’avais juré de ne pas devenir "adulte" dans le sens où je laisserai partir mes désirs de grandeur, mes envies de magie, mes rêves pour aussi improbables qu’ils soient.
Tant pis. Maintenant, je choisis de prendre un nouveau chemin, pour tenter de trouver le bonheur. Le bonheur qui EST le chemin, je le sais. Le bonheur dont je suis donc responsable. Et que je m’en vais chercher, dès maintenant.

En écartant les fausses idées positives, c’est-à-dire les illusions.

Et sans oublier que bien sûr TOUT se fait petit à petit. Pas à pas. On ne change pas par un déclic magique. C’est une histoire de quotidien qui se porte sur les épaules et auquel il faut chaque jour prêter une attention particulière.