Effeuille mes rêves

Comme vos yeux sont grands ; c'est pour mieux te voir mon enfant

Je suis réveillée depuis 5h30. J’hésite à me rendormir… Au moins une fois pour préserver mes forces.

Je vais en avoir besoin. Il faut que j’accomplisse un exploit aujourd’hui : celui de me téléporter.

Je suis restée à aaaaah j’ai oublié le pseudo donné à la ville où vivent (séparément) mes parents !
Bon, bref. Je suis restée. Faut que je fasse une demi-heure de voiture pour me rendre à la thérapie hebdomadaire à 50 euros (je ne fais plus les courses et vis sur mes réserves depuis que je l’ai commencée, pour compenser). La thérapeute est très souvent en retard et prend un temps fou pendant la consult' : or j’ai déjà rendez-vous à midi… Ensuite retour une demi-heure de voiture encore, faut attraper mes affaires (valise, ordi, sac à dos chargé et compagnie) et marcher jusqu’au bus pour une heure de route et arriver à dix minutes à pied de l’école pour rendre le mémoire.

Chargée comme un mulet : je ne peux pas prévoir à l’avance si le bus arrivera à l’heure et si j’aurai le laps de temps suffisant pour poser mes affaires avant de courir en catastrophe à l’école (qui a eu la bonne idée de fermer spécialement aujourd’hui pile à l’heure où je n’ai que les moyens de rentrer avec le bus).

Donc je risque de ne pas pouvoir rendre ce fichu papier. Voilà pourquoi je n’arrive pas à dormir.
Ils vont EN PLUS de tout ça bien m’embêter parce que je n’ai même pas pu mettre un trombone pour relier le tout…

Bon je crois que c’est clair : je ne me rendormirai pas.
C’est idiot parce que j’ai besoin de mes forces. Cette semaine va être longue et chargée… Et la psychiatre ne répond pas.

Mon combat contre la peur emplit la moindre seconde de mon temps.
Je lutte pour me convaincre que tout va bien se passer. Mais entre la famille à qui il arrive de plus en plus de tracas et cette école-vampire… J’ai l’impression de mener un jeu d’équilibriste très dangereux. Et de plus en plus instable.