Effeuille mes rêves

Abcès de terreur

J’ai une bouffée d’angoisse intense, une bouffée de panique.

Typique. Typiquement ce que je ne peux pas décrire, mais je veux écrire quand même parce que j’ai peur. Peur de ne jamais guérir, ou simplement m’en sortir. Je sais que cette angoisse n’a aucune fondation, je sais que c’est un reflet déformé qui vient de la maladie, je sais que je parle beaucoup de la maladie ici ces derniers temps en espérant que ça la tiendra à distance, mais la vérité c’est que je baigne dedans et que je ne me suis pas remise debout depuis la dernière chute.

Je me noie.

C’est venu bêtement en regardant un épisode de série. Les protagonistes se mariaient et ça m’a faite paniquer. M’a mise face à ce à quoi j’essaie de ne pas penser : on ne peut pas t’aimer tant que tu es dans cet état. Or je ne me vois pas en sortir, donc la conclusion que je ressens face à tout ça c’est qu’on ne m’aimera jamais.

C’est pas juste un caprice que j’écris. Je sais qu’on ne voit pas bien la différence parfois mais j’ai besoin de lâcher cette peur autre part que dans ma tête et mon cœur et mon corps.

J’en ai déjà parlé, pas la peine de revenir trop dessus. Mais cette scène de mariage, d’amour véritable, m’a fait un gros trou dans le cœur. Un trou de manque, un trou qui ne devrait pas être là. Je devrais être résignée depuis le temps mais je n’y arrive pas.
Je sais que je ne suis pas la seule à vivre ça, c’est pas spécifique à ma situation. Mais ça fait p.tin de mal. Parce qu’la maladie déforme tout, amplifie ce qui fait mal, et même en ayant conscience qu’elle est là je me dis qu’elle n’a pas forcément tort. Et je n’ai qu’ici où en parler dès que ça me chante parce que je ne veux pas que les gens croient que je me cache derrière elle pour m’apitoyer.

C’est pas ça.

Mes pensées sont déformées.