Effeuille mes rêves

Aide aide aide aide aide aide - MAYDAY

J’ai l’impression de n’avoir rien fichu… mais je vais quand même arrêter pour ce soir et me reposer, lire.

Je m’en veux : j’ai séché parce que le prof faisait réviser en interrogeant. J’aurais trop stressé si j’y avais été, j’aurais explosé. Je suis à deux doigts de la crise d’apoplexie rien que d’y penser.
Donc je sais que j’ai "bien fait", mais je suis hantée malgré tout par tous ces cours que j’ai raté à cause de mon état. Je m’en veux d’être malade certains jours, même si je sais que c’est ridicule.

Me dire que ce n’est pas de ma faute ne me rend pas les heures que je perds au plus profond de mes ténèbres personnelles.

J’ai appelé mes parents en panique, en leur disant que je voulais tout arrêter. (Rappel : je n’ai même pas la capacité de calculer l’argent qu’ils ont dépensé pour moi jusque là tellement c’est énorme).
Ils ont été adorables, comme d’habitude ; je ne les mérite pas. Ils m’ont dit que ça serait bête de partir avant les exams, qu’il fallait au moins faire de mon mieux et les passer. Tout aussi épuisant que cela soit.

Qu’est-ce que ça m’énerverait de les rater ! Enfin ça énerverait tout le monde… Mais j’ai vraiment travaillé dur et j’ai VRAIMENT la sensation que ça ne sert à rien, ça m’éneeeeeeeerve !

Vous savez quoi, en plus - big scoop pour mon journal intime - : je me sens de plus en plus vivante chaque jour. Je récupère la joie que la dépression m’avait ôté. Doucement. Lentement.
C’est vraiment infime par moments, et les rechutes sont toujours présentes dans ma vie, mais je ressens petit à petit des choses que j’avais perdu de vue depuis toujours. C’est… presque émouvant. Mes émotions ne sont pas complètement revenues non plus (à part le stress bien sûr) donc c’est assez ironique d’écrire ça mais voilà.

Je vais envoyer un texto à Maëlle pour essayer de me rassurer. Ils - mes amis - m’ont dit d’être naturelle avec eux, d’oser être déprimée quand je le suis, eh bien on va voir s’ils assument quand je vais effectivement mal ?

Ô faites que ça se passe bien. Que ça change : que j’ai confiance en ce que je suis et ce que je fais.

    Pardonnez-moi mais personnellement j’aime passionnément quand c’est précisément, quand c’est également, quand c’est complètement quand c’est parfaitement parfait.