Effeuille mes rêves

Alerte cerveau en ébullition

Je vais probablement encore le regretter : je me suis levée à 4h30 cette fois.

Je viens de passer vingt minutes à organiser mes livres. En fonction de mes prochaines lectures et de ceux que je prévois ou pas de ramener de Passamaquoddy. Où je me rends comme tous les matins de samedi du mois (une fois sur deux, en fait) en immersion professionnelle.

Le pire, c’est que ça m’est vital. Une bouffée d’oxygène. C’est moi ou ça devient bizarre ?
Pour les livres, je veux dire ? Ça me gêne toujours d’en parler. Alors que ça ne devrait pas.

Et puis qu’est-ce qui est bizarre, réellement ?
La société, c’est un ensemble de clichés auxquels on s’identifie en partie seulement. Chacun est une somme de clichés gérés par l’entité gigantesque "Société Humaine", mais personne n’est tous ces clichés.
On a tous une originalité quelque part.
Et même ? Quelqu’un d’ordinaire-ordinaire-ordinaire ? Admettons. Quelqu’un qui ressemble exactement au fameux homme lambda. Reprenons Articulé qui n’a pas eu de rôle très important dans mon dernier débat avec moi-même. Ben : et alors ? L’important ce n’est pas l’image qu’il transmet, M. Articulé. C’est ce qu’il est. Ce qu’il vit à l’intérieur.

Est-ce qu’il vaut mieux être la personne la plus heureuse du monde en se réjouissant de la sortie d’un "Twilight" ou bien est-ce qu’il est plus enrichissant (pour soi) de passer son temps à faire semblant d’apprécier des films dits intellectuels ? Qui le sont peut-être, mais qui ne correspondent pas forcément à la réalité interne présente d’Articulé.

Bref. Immersion professionnelle. Voiture, trajet, travail, rangement Passamaquoddyien. Je vais trouver en plus de toutes mes obligations un moment pour déconnecter.
Pour m’extraire du mode "survie" dans lequel l’école me plonge malgré moi. Avec le recul, je me demande vraiment pourquoi. Entre nous, il y a plutôt une bonne ambiance entente. L’ambiance est à la râlerie, en général, mais les tensions inter-élèves se sont grandement réduites. Je gère plus ou moins Cathel. Maëlle et Cyrielle sont de bonnes amies. Je commence à être satisfaite de mon travail. Petit à petit.

Bref, comme toujours, le mode survie n’a pas lieu d’être. C’est mon état d’urgence personnel et perpétuel. Épuisant toutes mes ressources.

Mais. Il. N’a. Pas. Lieu. D’être.

Je veux profiter des vacances !