Effeuille mes rêves

"Amour amour m'a rendu fouuuu"

Je me demande combien de personnes connaissent le film d’où est extrait cette phrase chantée... ? Enfin bref.

Qu’est-ce que je venais écrire, déjà ? OH ! Oui : j’ai envoyé un mail à ma directrice il y a deux jours. Pour tâter le terrain au sujet de mon retour à l’école… Je sais par exemple que toutes mes copines ont reçu leur dossier de réinscription depuis belle lurette et que les dates sont dépassées. Oups. Résultat : je tremble à chaque fois que je vais pour consulter mes messages. Et si quelqu’un a le malheur de me parler à ce moment-là, je deviens complètement hystérique ! ! C’est que je me suis aperçue que malgré tout ce qui s’est passé, j’ai VRAIMENT envie de retourner là-bas. Tant pis si j’ai peur, tant pis si je pense parfois ne pas être à la hauteur : quand je pense à mon avenir, il n’y a pas grand-chose (pas de mari, pas d’enfants...) mais il y a maintenant ce fabuleux métier auquel je me vois bien dédier ma vie.
Je vais sûrement avoir un rendez-vous avec elle pour parler de tout ça. Je suis terrorisée. Je l’aime bien, hein, elle est pas méchante mais elle m’impressionne beaucoup. Elle impressionne tout le monde je crois.

Dorénavant, je vais cacher certains de mes écrits.
Les plus noirs. J’en ai ma claque de toujours répéter que "j’en peux plus", "je suis à bout", "les idées noires me tuent", ça ne change jamais rien comme je m’y attends naïvement à chaque fois, et j’ai très honte de l’imposer à la vue des quelques personnes qui me supportent encore - mais en même temps j’ai besoin de laisser sortir tout ça, alors le mettre en mode brouillon me semble un bon compromis.
J’ai pensé allégé mon journal d’autres entrées également mais je dois résister à cette envie. Il faut que j’aie un témoin de tout ce que j’ai vécu - même si je n’ai pas tout consigné dans ce journal. Je dois me rappeller. Je me le dois à moi-même car je dois intégrer tout ça si je veux commencer une nouvelle vie. Je n’aurais d’ailleurs jamais dû supprimer tous ces écrits de l’époque - on me l’a vivement déconseillé et je n’ai pas écouté. Hé.

Sonny me rend folle à ne parler que de ses histoires de couple… Elle a la chance d’avoir LE copain le plus parfait du monde (le genre de mec dont toutes les filles rêvent, sérieux), leur histoire est digne d’un conte de fées, et tout, mais elle se prend la tête pour des trucs… Je sais que c’est pas toujours rose la vie à deux mais quand t’as la chance d’être avec l’homme de ta vie… Tu gâches pas tout comme ça.
Enfin, c’est mon avis et je ne vis pas ce qu’elle vit. Mais j’avoue que je ne comprends pas pourquoi elle aime à ce point rendre les choses simples compliquées.

Tiens, en parlant d’elle, Sonny a commencé son premier stage à l’hôpital d’ailleurs !
Faut que je lui demande des nouvelles. Mais pour l’instant j’ose pas parce que les deux sms qu’elle m’a envoyés disaient "c’est dur --" " et du coup je PRESSENS d’avance que nous allons inévitablement avoir le même genre de discussion que d’habitude : elle va me raconter ce qui va pas et toutes mes tentatives pour essayer de la faire relativiser vont être repoussées avec un air de "toute façon tu peux pas comprendre, la reine de la relativité c’est moi et toi tu sers à rien". Soyons clairs, ce n’est absolument pas ce qu’elle me dit dans ses messages, mais c’est ainsi que je ressens les choses à chaque fois. Au bout d’un moment, ça devient dur à encaisser, j’ai l’impression de n’avoir aucun valeur et d’être totalement dénuée de la moindre parcelle d’intelligence.

J’ai repris un rythme de lecture convenable, sinon.

P.S : Hier j’ai bien couru ! J’ai eu droit à une rare petite dose d’hormones-récompense !