Effeuille mes rêves

Apaisée

Je renais en ce moment.

Je suis contente, et ce à longueur de journée. Je ris spontanément - pour rien, parfois. Souvent. Je souris avec joie, de la joie sincère. Je vais vraiment bien.

Il y a des moments où je chute et je souffre vraiment… fort. Comme avant. Mais ça passe avec pas mal de fluidité, au final, et ça dure quoi ? Peut-être une soirée. Maximum. Quand je me perds à nouveau. Je ne dis pas que c’est un résultat parfait mais c’est convenable. Vraiment convenable.

Je suis redevenue un terrain convenable sur lequel on peut construire. C’est ça le but. Parce que cette félicité certaine c’est quelque chose que j’ai souhaité depuis longtemps et je n’ai pu désirer rien d’autre pendant toute cette éternité, mais ça ne fait pas tout. Il faut consolider ça, encore, jusqu’à ce que ça rentre dans mon ADN.
Il faut passer la période difficile et mouvementée de décembre/janvier qui est en soit délicate pour tout le monde mais à laquelle s’ajoute des changements colossaux - comme le transfert dans une autre école, aux alentours janvier. Il va falloir aussi gérer les examens, de nouveau, et bref la vie va continuer.

Je veux désormais greffer des choses bonnes dans cette vie. Cette nouvelle vie. Cette opportunité, cette chance de bien faire. De faire du bien. Mettre du bonheur dans ma matrice. Et laisser vivre, respirer, grandir le tout.

Oui j’ai cru que je ne m’en sortirai jamais. Oui ça a été plus lourd que tout ce qu’on peut imaginer, que tous les poids physiques que l’on pourraient ne pas supporter.
Mais j’ai avancé. Même quand je laissais tomber. Et j’ai souvent laissé tomber, j’ai souvent pensé que j’étais foutue.

Je veux l’écrire ici et témoigner que malgré le presque suicide, malgré que j’aie touché le fond du gouffre et que j’aie continué à creuser encore et encore et encore, malgré l’aide qui semblait ne jamais venir, la roue a tourné. Je l’écris pour moi autant que pour vous. J’ai rien de plus que vous, si vous n’allez pas bien vous pouvez le vivre aussi, c’est promis.

J’espère que de bonnes choses vont arriver. Maintenant. Régulièrement, qu’elles vont se mettre en place, et que tout… tout sera bouleversé, en positif. Pas en utopique, je sais que ça n’existe pas. Mais je vise les étoiles. Qui ne se trouvent plus aussi loin et inaccessibles que ça.