Effeuille mes rêves

Appréhension, ça alors, toi ici !

J’ai un trou dans le coeur, ça m’inerve !  !  !

J’entends par là que je n’arrive pas à me passer de ma famille. Je ne suis jamais rassasiée d’eux. C’est normal ?
C’est chaud en tout cas.
Va construire ta vie quand t’as tout le temps envie de rester dans ton foyer, ton cocon. C’est p’tètre que je suis pas encore remise de la dépression remarque. Si c’est ça, je me pardonne.

Faut pas croire que je crains la solitude pour autant.
Après tout ce temps, j’ai enfin pigé que je suis une nana solitaire et que j’y changerai rien. Pendant la semaine, quand je suis dans mon petit studio, bah je suis bien quoi posée et tranquille j’ai aucun problème pour m’occuper ou poursuivre mon bonhomme de chemin (qui n’est pas fait de beuveries en tout genre à droite à gauche, on l’aura compris).

Mais une fois rentrée en week-end, ou comme maintenant en vacances…

J’ai pas envie de rentrer. Je suis trop bien ici. Je me prends pas la tête avec les révisions, je me repose sans oublier de bosser correctement.
Non, vraiment, j’voudrais que ça reste toujours comme ça. Et puis j’ai une p*tain de soif d’être avec ma famille… Je les harcèle, carrément !  !  ! J’exagère pas ! J’ai besoin de les toucher, de rire avec eux, de juste les regarder… J’ai pensé à investir dans une peluche géante pour avoir ma dose de câlins au studio, c’est pour dire (et je ne sais pas pourquoi, imaginer cette peluche me renvoie à chaque fois l’image qu’un gros panda alcoolique rose/vert).

J’ai-pas-envie-de-rentrer-demain-soir.

Na.

Une fois que j’y serai, ça ira je pense, mais en attendant je balise un peu. POURQUOI Aloha ? ? Pourquoi ?!
J’vais bien, ils vont pas me bouffer à la fac, on me demande juste d’aller en cours et de faire de mon mieux, et j’avais dit que je m’en tiendrai à ça et que j’arrêterai de stresser pour rien, alors où est le problème à la fin ? ?

J’vais pas passer toute ma vie à angoisser pour un rien, ça non.

J’me suis tirée de la maladie, je me suis pas faite interner, ça veut dire que quand même je suis capable de me ressaisir. Et ma chance, je vais pas la laisser passer.

Alors, appréhension, ma chère, tu dégages. Tout de suite.