Effeuille mes rêves

Article égocentrique

J’ai relu un peu mes écrits du mois d’octobre.

J’avais complètement oublié à quel point ma rentrée s’était mal passée. À quel point j’en avais bavé. À quel point je pouvais être dure envers moi-même.

Quand j’écris, j’ai toujours peur qu’un inconnu ou que la moi du futur ne lise et ne se mette à m’insulter et à me détester pour le million de défauts que je suis persuadée d’incarner.
Mais quand je me suis relue… je n’ai pas éprouvé ce genre d’émotions. Au contraire. J’ai pas percuté de suite que c’était moi qui avais écrit ; je me demandais qui pouvait se haïr à ce point…

Article égocentrique, je vous préviens !

Pareil, le nombre de lignes que j’ai noirci pour dire que je me voyais finir vieille fille… pour complexer de mon éternité de célibat… J’en reviens pas de m’être rendue folle à ce point !

Maintenant, j’ai encore des jours où ça me fait déprimer, tout ça, mais je me relève après…

J’veux dire, je relativise, et tout.

Malgré la violence de ce que je ressens. Enfin, je crois !

C’est peut-être pas tout le temps facile, mais je me suis sortie d’un vieux schéma de peine et de douleur, je crois. Toute seule. Et sans ce journal, je n’aurais jamais pu m’en rendre compte.

C’est cool d’avoir un journal en ligne.

Je n’aurais jamais écrit tout ça sur mon journal papier. J’en tiens un également, de journal papier, mais c’est différent.

En fait, je me suis rendue compte que 21 ans, c’est jeune. Et qu’on peut me pardonner mes écarts. JE peux me pardonner. Le chemin est plein d’obstacles et je m’y casse fréquemment la gueule mais j’ai l’impression qu’il est comme… balisé. Je ne risque pas ce que je ne suis pas prête à perdre, par exemple.

Je suis protégée. Pas la fille la plus chanceuse ou douée de la planète, ça c’est sûr, mais ça aurait pu être mille fois pire.
Et je ne vois pas pourquoi ça changerait. Alors est-ce que ça veut dire que je suis encore protégée ? Dans le sens où je n’ai qu’à suivre ma route et advienne que pourra ? Est-ce que c’est possible que cela soit aussi simple ?

On verra, on verra bien.

Mais j’ai presque de la peine pour la fille que j’ai été. Je ne veux surtout pas redevenir comme ça.