Effeuille mes rêves

Au nom de l'écriture

Bon.

Dans la série "j’ai très envie d’écrire mais y’a aucun sujet qui me vient des tripes comme d’habitude alors je vais pondre un truc complètement sans intérêt", j’ai testéééééééé…

L’écriture automatique.

Mais il faut préciser qu’il y a écriture automatique et écriture automatique. Voui.
Il y a l’écriture automatique où l’on se met face à sa feuille, on aligne sans réfléchir tous les mots qui nous passent par la tête, et on se rend compte que l’inconscient est merveilleux et poétique (et un peu bizarre aussi mais bon on va pas non plus le lui faire remarquer il pourrait s’énerver) ; et d’un autre côté qui n’a rien à voir, il y a l’écriture automatique où l’on se met en position, on ferme les yeux, on laisse nos pensées dériver… et quand on se réveille on a - avec de la chance - un pâté plus ou moins intelligible qui est censé provenir de la sagesse des esprits.

Laquelle j’ai choisi ?
La deuxième.
L’une des deux appellations n’est peut-être pas bonne. On ne dit peut-être pas écriture automatique pour ces deux cas mais bon ce journal n’est pas Wikipédia non plus donc ce n’est pas grave. Ah et très important : je ne l’ai pas fait en me moquant, je tiens à le préciser. Je ne l’ai pas fait avec une attente particulière, c’est vrai, mais si jamais il y a des gens qui y croient vraiment et qui pratiquent, eh bien je les respecte et en aucun cas cet écrit ne porte atteinte à leurs croyances.

En plus, laisser dériver mes pensées comme ça… ça m’a fait un bien fou. C’est vrai ! Au-delà du résultat écrit qui est ce qu’il est, bah ça m’a vachement détendue.
J’avais déjà médité, bien sûr, mais ça ne fonctionnait pas trop. Peut-être justement parce qu’en me disant "je vais méditer", en utilisant le mot méditer qui est utilisé par beaucoup de gens dont de grandes personnes très intelligentes et tout ça, je me crispais sans m’en rendre compte. Le mot "méditer" voulant dire - quand on est initié à rien du tout à part à son auto-apprentissage qui n’a jamais trouvé de réponse concrète là-dessus - un peu tout et n’importe quoi.

J’ai vraiment bien aimé. Parce que je ne me suis pas pris la tête, tout simplement. Je laissais les images faire ce qu’elles voulaient. Je me souviens d’un aigle qui a volé vers moi, m’a bien fait comprendre que je devais le suivre, qu’il était venu exprès pour ça, et qui ensuite est reparti. Je l’ai suivi. Un tout petit moment, et puis il a piqué vers "le sol". Et là, gros plan sur une jolie fleur.

Euh… Ok ?

Bref, on s’en fout. Je voulais juste montrer ce que ça a donné.

Parce que peut-être que la NASA passera par ici. Peut-être qu’elle comprendra le message. Peut-être que c’est un message important. Peut-être qu’il va sauver des millions de gens.

Ou peut-être que je n’arrive pas à l’interpréter du tout. Et que je le range ici en attendant un jour où je serai plus inspirée pour l’interpréter. Peut-être.

/// Image supprimée \\\

Elle est floue, désolée. Quand j’essaie de prendre une photo, je me mets soudainement à trembler fort - pire que d’habitude.

Bon voilà. Tout ça pour ça, pardon. Mais bon. J’ai voulu écrire, et j’ai appris à méditer. À laisser décanter mes pensées. À reposer ma tête.

Quand on me connaît, on se dit très certainement : "Eh bê ! Pas trop tôt ! C’est sûrement LA leçon de ta vie, pour le coup !".

(Ce à quoi je répondrai du haut de ma toute nouvelle et philosophique sagesse : "Nia, nia, nia").

P.S : Ah et rien à voir mais je me suis fait un autre faux tatouage ! Poignet, pareil. J’aime bien. J’ai quatre ans, je sais… Tête de mort pirate.