Effeuille mes rêves

R.I.P

Ooooooooh SOUPIR !  !  !

Je suis inscrite sur Facebook. Ça y est. Han… M’enfin j’me console en me disant que d’un côté c’est pas vraiment le cas, puisque c’est Cathel qui hier m’a dit "bon allez ça suffit, j’te fais un compte !" et qui s’est exécutée. Donc techniquement c’est pas moi qui m’y suis mise : mon honneur est sauf.

Mais bon ça me fait doucement ch*er j’dois avouer !

Quand je me connecte, c’est toujours avec un énooooooorme soupir désespéré (genre en entendant ça, le site va soudainement décréter que c’est interdit de mettre des infos relatives aux cours dessus) et la rage au ventre.

Mais vraiment. Bon c’est pas réellement de la rage, juste que j’ai mal au ventre à chaque fois que j’y vais. J’veux pas mais j’ai pas le choix. Et ça crée une espèce de conflit nauséeux, un peu semblable à celui que je sens quand j’ai exam et que je ne veux - évidemment - pas y aller.

Bref, ça m’énerve au plus haut point.

J’ai voulu l’écrire hier soir mais… j’ai eu trop honte. Je discutais passionnément de tout ça avec mon père (qui comprenait et taquinait ma colère) quand ils ont parlé aux infos de ce qui se passe au Mali. De ce qui s’est probablement passé avec l’otage français.
J’ai eu honte. Honte de m’attarder sur des choses aussi futiles, qui n’ont pas de réelle importance au fond je le sais bien, alors que certaines personnes vivent l’horreur absolue.

On ne croirait pas parce que quand j’écris dans ce journal, je le fais pour moi et pour extérioriser ce qui me fait mal ou partager mes joies. Mais je pense souvent à ces personnes qui connaissent des guerres, des famines, des abominations indicibles… Très souvent même.
Comme tout le monde je suppose. C’est facile d’y "penser". J’veux dire que c’est facile de dire "la guerre c’est nul", ou "c’est moche ce qui se passe là-bas", mais ça ne change rien. Même si on le pense tous avec le fond de nos tripes, même si ça rend malade de savoir tout ça, même si y’a une époque où personnellement ce savoir me rendait folle et m’empêchait de dormir, ça reste toujours plus facile que de vivre ce qui se vit là-bas. Et ça me débecte ça aussi. Mais c’est facile d’être débecté par ce genre de choses. Qui ne l’est pas ? Mais qui a le pouvoir de les empêcher ?

Je me souviens que je faisais des crises de panique et je pleurais (ce qui était totalement débile mais je ne pouvais pas m’arrêter) longtemps, inconsolable. Aujourd’hui, je tiens ma tristesse à l’écart le plus possible, mais y’en a toujours un peu fatalement qui reste.

C’est pour ça que je ne regarde jamais les infos d’ordinaire.

Ça ne changera rien mais je pense à ces pauvres gens maintenant.
J’espère vraiment qu’un jour, les brutes foutront la paix aux braves et honnêtes gens et déverseront leur trop-plein de violence entre elles. Ça ne sert à rien de l’écrire voire même de le penser.
Mais que faire d’autre à part espérer…