Effeuille mes rêves

Bernard l'hermite

J’oscille entre l’envie d’écrire et son contraire.

C’est frustrant !

J’aimerais tellement m’y remettre. Mais ça veut pas.
Dès que je commence à réfléchir à une trame, à ressortir de vieux carnets d’idées, ou à griffonner quelque chose, toute ébauche de volonté se rétracte immédiatement. Comme un bernard-l’hermite.

La possibilité que plus jamais je ne sois en mesure de renouer avec ce que j’ai autrefois tant aimé me fait grincer des dents.

Mais cette délétion littéraire est à l’image d’un manque plus grand encore. Je ne sais ABSOLUMENT pas de quoi il s’agit mais je sens un… creux. Un fossé. Pas trop noir, pas trop gros, on peut encore le remplir, le problème est que je ne sais pas de quoi ni comment.

Mais je vais bien hein !

Mis à part ça, ces derniers jours je me sens plutôt bien dans ma tête.

Mis à part ça et quelques cauchemars que je fais qui concernent mes études… J’ai fait un rêve prémonitoire, une fois. Et il s’accompagnait d’un certain sentiment au réveil, un sentiment de réalité que je n’ai pas oublié. L’ennui, c’est que j’ai ressenti ce même sentiment après chacun de mes cauchemars, mais je n’arrive pas à savoir si c’est parce que j’ai peur que tout ça se produise ou si ça n’est que ma peur qui invente des retours émotionnels de toute pièce. Ou si c’est vrai.

Oui, je sais, je me prends la tête pour rien…

Mais si ces rêves se révèlent être vrais, je suis dans une merde noire. Je risque de foirer une nouvelle fois mon année et ça… ça me tuerait.

J’vais travailler sur ça. En auto-hypnose, et tout.

Il est hors de question que je me plante. Je serais obligée de quitter mes études. Ma vie serait pas foutue mais pas loin.

J’ai peur…