Effeuille mes rêves

Besoin d'évacuer

Je sais je sais je sais je SAIS que j’en ai déjà beaucoup parlé, et je sais que c’est chiant de lire toujours les mêmes choses.

Je sais que je ne suis pas très douée pour m’exprimer, pour mettre des mots justes qui permettent de comprendre comment je me sens véritablement.

Alors j’vais juste recopier.

Parce qu’aujourd’hui encore je suis toute seule, et j’entends des voix culpabilisantes dans ma tête - la voix de Sonny est quasiment en train de hurler par-dessus les autres alors que je ne lui ai pas adressé la parole depuis plusieurs semaines, tout ce qu’elle m’a dit reste gravé, à vie, sa non-envie de comprendre aussi.

Aider une personne dépressive Éviter de le culpabiliser : Il faut donc abolir toute leçon de morale, toutes phrases telles que "tu t’écoutes trop", ou "avec de la volonté tu t’en sortiras". Ces affirmations ont un effet dévastateur sur le déprimé. Elles accentuent souvent sa culpabilité. Si vous adoptez un tel discours, le déprimé perdra confiance en vous, risquant de se replier un peu plus sur lui-même. Il ne faut pas non plus l’inciter à se ressaisir car il en est incapable sans aide. Vous risquez de lui faire prendre encore plus conscience de ses faiblesses. De plus, lorsqu’il vous parle de sa vision des choses, il est inutile d’évoquer la logique ou le raisonnable. N’oubliez pas que la dépression est une maladie. Votre ami en est la victime, il n’en est pas l’acteur. Prendre la souffrance au sérieux Il ne faut pas non plus banaliser la souffrance de votre ami : inutile de lui dire "ça n’est pas grave", ou encore "chacun à ses propres problèmes". Le dépressif a besoin que l’on prenne sa souffrance au sérieux. Votre présence doit être rassurante. Sans glisser avec lui dans la dépression, accompagnez-le sans le bousculer. Vous devez lui faire comprendre qu’il n’est pas responsable de son état, et que vous le savez. Faites lui admettre que c’est une maladie, qu’elle se guérit. Proposez lui de consulter un médecin et d’en parler à un psychiatre ou un psychologue. De nombreux dépressifs se coupent véritablement de leur entourage. Ils pensent que leur dépression doit rester secrète, ils éprouvent de la honte. En réalité, il vaut mieux garder des contacts et parler de sa maladie à ses amis est une aide précieuse.

Je suis encore toute seule. Et puis même si mes proches étaient là, j’ai dit que je ne leur en parlais plus parce qu’ils souffrent trop à cause de ça. Alors j’étouffe.

J’ai pris rendez-vous avec le psychiatre. Pour dans un mois. Je vais lui demander comment on fait pour ressentir de la joie - parce que malgré les médicaments ça fait plusieurs mois voire années que je n’en ai pas ressenti. Comment ça se fait que le temps passe mais que je ne change pas le plus important, ce qui est nécessaire de changer, ce qui va me tuer si je ne m’en débarrasse pas.

Je sais que plusieurs personnes ont eu la gentillesse de me dire de les contacter si ça n’allait pas. Et je les remercie du fond du cœur. Mais je n’ose pas là non plus.
Parce que quand on me demande ce qui ne va pas, je suis incapable de répondre. Je suis incapable d’expliquer. Du coup j’ai peur que les gens pensent que je le fais exprès, que je mens juste par plaisir de m’apitoyer.

C’est tellement l’opposé de la vérité. Je ferais n’importe quoi pour redevenir humaine… N’importe quoi.