Effeuille mes rêves

Besoin de décompresser

Passé une nuit difficile.

J’ai un cours difficile cette aprèm, et j’ai très peur de me faire interroger.

Alors je n’ai pas réussi à dormir. Et le peu que j’ai dormi, j’ai fait un rêve angoissant.

Je suis blasée de la vie. Mon moral n’a pas chuté pour autant mais l’inquiétude est toujours au premier plan et ça me GAVE. Ma vie n’est toujours qu’un gros tas d’inquiétude. C’est le cas de beaucoup de gens, certes, mais j’ai dépensé des trésors de patience, de persévérance, et de vigueur, et tout ce que j’ai fait pour la chasser est resté vain jusqu’à présent.

Je vais voir la thérapeute tout à l’heure. Je lui en parlerai. Mais je ne vois pas ce qu’elle pourrait faire, et c’est là que je suis blasée.
Quand ces séances seront terminées, j’arrêterai. J’arrêterai de dilapider mon argent pour des soins qui ne me changent en rien. Ça ne sert à rien de courir derrière une recette miracle qui supprimera mon angoisse ; elle doit faire partie de ma personnalité. Je ne peux vraisemblablement pas changer ça.

Je n’ai pas le courage d’énumérer tout ce que j’ai fait pour tenter de changer ça. Surtout que posé par écrit ça ne sera sûrement pas très impressionnant, ça ne reflètera pas la quantité phénoménale d’énergie que j’ai mis dans chacune de ces dispositions qui ont échoué.

Je suis pas tranquille avec cet échec. Comment est-ce qu’à l’avenir je pourrai conseiller mes futurs patients si moi-même je n’ai pas tester quelque chose en quoi croire ? Quelque chose qui a marché pour moi ?

Je sors de la dépression, remarque, et j’en sors pour de bon. C’est déjà bien. Mais ça ne me suffit pas.

J’ai hâte de voir la thérapeute, cependant.

Je n’aurais jamais tenu tout ce temps si personne n’avait été là pour me tenir la main, pour dire qu’il comprenait ce que je vivais, pour m’enlever cette culpabilité à être malade et à ne pas être comprise par des gens de mon entourage (je parle surtout de Sonny, qui a toujours refusé d’entendre que je n’allais pas bien quand moi j’étais toujours là pour elle).

Bon, il faut que je révise pour le cours difficile. Peut-être que la connaissance me donnera un peu d’assurance.
Quoiqu’à la limite, s’il n’y avait que le prof qui interrogeait, ça irait… Mais on passe devant toute la promo. On est dans des conditions spéciales parce que ce sont des études… spéciales, on va dire. Les gens ne m’apprécient pas forcément tous.

Dans cinq semaines tout pile, je suis libre. Ça me paraît une éternité. Mais ça devrait passer vite : une semaine avec deux examens (dont un sur les cours difficiles), une semaine avec trois examens (avec deux des cours difficiles), une semaine de révisions intensive et deux semaines d’examens (des théoriques et des difficiles).
Ça devrait passer vite. Mais une montagne d’angoisse m’attend. Surtout pour le tout avant-dernier.

J’vais essayer d’aller au ciné ce soir ou demain avec mon frère pour décompresser. Peucheure, il en a besoin lui aussi.