Effeuille mes rêves

Bien

Je ne vais pas aller en cours demain matin.

C’est trop… Trop. Je n’y arriverai pas ; je n’arrête pas de fixer sur ce qui s’est passé l’année dernière dans ce même premier cours de matière difficile numéro… euh, quatre il me semble.
C’était pas grand-chose - surtout pour un œil externe - mais c’est au-dessus de mes forces.

J’veux me préserver au maximum et c’est ce que je fais. Si jamais j’y vais, ça ne va pas le faire. C’est tout.

Mais c’est pas grave hein.
J’assume.

J’irai à tous les autres cours en revanche.

Je suis bien contente que le cours de cet aprèm soit annulé par contre.
J’vais pouvoir réviser cet exam que je fais traîner dangereusement et puis faire la mamie ce soir. Comme hier, c’était TROP bon.

J’commence à vraiment appliquer ma résolution de "Je laisse faire les choses et fais confiance à la vie". C’est pas encore une attitude exclusive mais y’a des progrès qui se font, millimètre par millimètre je gagne du terrain je crois.

C’est bien, non ?

Bon et sinon il faudrait vraiment que je nettoie mon studio...
Y’a des trucs par terre, je sais même pas ce que c’est. On dirait que c’est organique mais alors après tout est possible.
Vouais mais j’ai la flemme…

J’ai envie de quelque chose, mais je saurais pas dire quoi.
J’ai envie qu’il se passe quelque chose mais...
J’voudrais prendre mon envol. Comme si j’étais un oiseau aux ailes cassées pendant tout ce temps qui retrouverait le pouvoir de voler et qui du coup planerait des journées entières dans le ciel, avec tout le bonheur que ça peut procurer..

C’est une métaphore pourrie mais c’est le matin, hein.

Sérieusement, ce qu’il faut retenir c’est que… j’espère encore que quelque chose va se passer. J’ai un peu peur de ça en même temps parce que je ne veux pas me retaper une déprime en voyant que ce que j’espère n’arrive pas (même si je ne sais pas ce que c’est) mais c’est là et je ne veux pas le chasser parce que ça pourrait être vrai et ça serait vraiment génial.

En fait, je regarde le monde avec d’autres yeux. Je me surprends à rêver d’un monde auquel beaucoup ont accès mais que je n’ai jamais connu.
Enfin j’imagine qu’ils y ont accès, et que la vie est plus douce ailleurs. Peut-être que je me trompe. En tout cas, je voudrais que ça change ; en gardant le bien difficilement accumulé.