Effeuille mes rêves

Bisou bisou

Wouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !

Je viens de laisser un message vocal à quelqu’un SANS bafouiller, AVEC des mots clairs qui se sont suivis naturellement et voulaient dire quelque chose d’INTELLIGIBLE !

Faiiiiites doooonc une hooooooolaaaaaaaa !

Mis à part ça : mon mémoire… J’avance. Le tuteur a demandé à ce qu’on rende le bidule finalisé AVANT la date d’échéance, donc j’ai encore moins de temps que prévu. Quelque chose comme semaines toutes rondes.
Mais ça va aller. Je ne désespère pas. Et oui mon sujet est difficile. Mais ça commence à aller. Je tiens quelque chose.

Pour tout ce qui est vie personnelle/intérieure aussi. Je gère. C’est pas parfait, mais c’est censé ne l’être jamais donc : tout va bien.

Je suis remotivée pour faire le métier pour lequel je suis formée. C’est juste l’école en fait qui me saoule. Je sais qu’inévitablement, je vais finir par regretter ce temps (et pas dans forcément très longtemps) mais c’est pas obligatoirement signe que c’était mieux. Je me suis surprise à regretter certains moments du lycée, l’autre jour. C’est oublier à quel point c’était l’horreur sur le coup. Quand on regrette, on ne se souvient que des parties agréables. Donc forcément… ça donne envie. Mais ça n’était pas comme ça du tout. Agréable. Non.

Résultat : le meilleur moment de ma (courte) vie -> bah c’est maintenant !

Enfin… l’enfance surpassera toujours tout ; évidemment. Je pouvais jouer et imaginer sans limite intellectuelle. Mais je vais essayer de retrouver cet état d’esprit. Et de le mettre à profit : après tout, quand j’étais enfant, je rêvais d’être grande pour m’acheter mes propres jouets.

Il faudrait que je trouve une activité où je puisse observer des enfants jouer… Y’en a pas dans mon entourage. Alors faudrait y réfléchir plus sérieusement.
Mais bon. D’autres priorités pour le moment !

Je vois un peu plus clairement où je vais mettre les pieds après l’école. Plus que cinq mois, allez… Et d’ici 6 jours je pourrai dire : "Plus que quatre mois !".

Je ne pourrais pas décrire exactement ce qu’il s’est passé pour que j’en arrive à cet état d’esprit. C’est con, hein ? Je suis incapable de pondre la recette pour s’y mettre.
Mais voilà ce que j’ai retenu de ces derniers jours, et qui - j’espère - pourra aider (Future-Moi ou quelqu’un d’autre) :

  • Ce ne sont pas les dons ou les qualités que tu peux avoir ou pas qui définissent qui tu es : c’est ce que tu choisis d’en faire.

    Sur le coup celle-là je me suis juste dit qu’elle était sensée. Mais maintenant que j’y pense, elle est CARRÉMENT géniale ! Elle s’applique à tout.

    J’me rappelle à une époque déprimer sévère quand une fille chantait bien dans un film. Je savais que je chante très mal et que même si j’adorais je ne parviendrais pas (ou alors dans très longtemps) à égaler ces mesdemoiselles. Je leur conférais une aura de bonheur que je pensais ainsi ne jamais pouvoir atteindre. Mais cette petite phrase m’a prouvé que ce n’est pas parce qu’on sait dessiner ou qu’on est incroyablement doué en maths qu’on est quelqu’un de bien. Qu’on peut être aimé. J’adore.

  • Les choses sont rarement pires que ce que l’on pense.

  • Il faut garder une vue d’ensemble tout en regardant les détails.

Bon et entre autres il faut absolument que je m’impose des exercices faits à fond de visualisation.
Si je dois choisir, cela supplantera même la méditation (avec l’école de toute façon, je suis obligée d’y couper souvent). C’est hyper important. J’ai envoyé des liens sur le sujet à ma grand-mère, j’espère que ça lui fera plaisir.

Hier soir, j’ai essayé de voir combien de temps je pouvais tenir en fermant les yeux et en visualisant un objet précis (un facile : ma liseuse).

Deux minutes.

J’ai tenu deux minutes les gars. C’est grave !  !  ! J’ai lu ds articles qui disent qu’avec ce contexte d’infobésité environnant nous avons tous perdu beaucoup de notre capacité à nous concentrer… mais quand même !

Je ne m’attendais pas à AUTANT !

Alors voilà : je vais mettre la priorité sur le fait d’apprendre à se concentrer. L’école est géniale pour ça, parce que quand quelqu’un m’ennuiera (blagues pas drôles ou discussions clichés) je pourrai m’entraîner à me concentrer sur autre chose. Pas quand quelqu’un me parle directement, évidemment. Mais à la pause quand y’a du brouhaha par exemple et que je veux lire.

D’ailleurs hier quelqu’un m’a dit : "Mais en fait, toi, on te voit toujours avec un livre". J’allais l’embrasser. Sérieusement.