Effeuille mes rêves

Bond

Aujourd’hui, j’ai vraiment envie de reprendre ma vie en main.

Je ne sais pas quoi faire concrètement (et c’est là le problème) mais en ce qui concerne mes pensées, j’ai vraiment envie de faire le maximum pour les assainir.
Ne plus penser à Jareth. Mais plus du tout. Jareth n’est même pas réel. Le gars de ma classe qui a son visage n’est pas celui auquel je pense, ce sont deux personnes complètement différentes. Parce que le Jareth que j’ai créé n’est qu’un représentation de mon obsession principale : celle de changer ma vie rien qu’avec de bonnes pensées.

C’est à la fois possible et impossible. Impossible dans le sens où il ne suffit pas que je veuille quelque chose pour que ça se réalise. Mais possible dans le sens où si je fais ce que je dois faire pour être mieux dans ma tête, le reste suivra - du moins j’aurai une possibilité de débloquer tous ces bouchons à l’intérieur de moi.

Donc première chose : ne plus penser à Jareth. Au lieu de le regarder en cours et tout, je penserai à ce que je veux vraiment dans ma vie. Et heureusement, je suis déjà consciente à 100% qu’il ne s’agit pas de lui.

Il n’y a pas que lui qui est en cause, mais déjà si je parviens à régler ça, ce sera un grand bond en avant.

J’ai la tête fracassée, pour tout dire. Depuis ma dernière explosion… Je ne m’en suis pas vraiment remise. Les gens croient que ça va mieux mais pas du tout. Je sens que derrière, en coulisse, c’est l’apocalypse. Mais j’essaie de rester forte. De garder la tête haute. De respirer un grand coup.
Je n’arrête jamais de me battre. C’est à la fois une (petite) fierté mais aussi une déception. L’autre jour, j’ai fait un rêve dans lequel j’étais tellement énervée par le monde ou les gens que j’ai rencontré et qui m’ont cassé les pieds que je devenais folle. Je le voyais dans mon rêve, je le vivais. Je devenais folle pour de bon, prête à être internée.

Eh ben je ne devrais pas dire ça, mais franchement ça m’a soulagée. Au réveil ça allait mieux. C’est ce qu’on appelle péter un bon coup (avec l’esprit, gardons un peu de classe).

Je ne dis pas que je dois me laisser aller à la folie pour m’en sortir, pas du tout. C’est juste lâcher prise comme ça… C’était merveilleux.

Il faut que j’y arrive. J’ai échoué suffisamment de fois comme ça. Il faut que cette fois ce soit la bonne. Sérieux… Il faut vraiment que je relève la tête. Même si je n’ai pas de forces pour le faire. Il faut que même tout au fond du trou je parvienne à remonter. Même si mes bras et mes jambes ne peuvent plus me supporter.

Il-le-faut. JI m’a beaucoup aidée. Je remercie ici tous ceux et celles qui me lisent et qui m’encouragent - et même les silencieux aussi, même les soutiens invisibles. Je ne m’en rendais pas toujours compte, mais j’en ai eu et en ai réellement besoin.