Effeuille mes rêves

Boussole : 086° E

Où sont les petits mentors verts et poilus quand on a besoin d’eux ? !

J’ai notifié un souci. Où envoie-t-on le rapport d’erreur ? Je n’y connais tellement rien en informatique que je ne suis même pas sûre qu’on dise comme ça. Le monde va avancer très très vite, et je vais être à la ramasse. C’est path… Oh. Structurée. T’es venue ici pour écrire quelque chose de précis, ma fille.

Il y a une énorme anomalie dans le processus de la vie.

Pas de mode d’emploi : je l’amène donc chez le réparateur.

Euh…

Oui, sauf que ça n’existe pas. Le réparateur de la vie. Il ne reste finalement toujours que moi et mes questions. Avec la dernière en date :
Est-ce qu’on est vraiment aussi coincés dans nos existences que ce que je ressens actuellement ? (9/10)
Ou est-ce que la panique et l’état de terreur permanent que je me suis créé par le biais de l’école obstrue mon jugement ? Je me trouve coincée, quand je me pose deux minutes. Par exemple :

  • Grève des routiers -> pas d’essence -> pas de déplacement sur de longs trajets -> pas d’école -> pas de diplôme -> pas d’avenir.

  • Noël -> il FAUT offrir quelque chose -> date butoir donc -> moins de spontanéité (pas toujours mais de temps en temps) -> cadeau choisi en connaissance des "goûts de base" mais avec une notion trop abstraite de la chose -> cadeau qui ne correspond pas à qui on est -> affichage sur l’étagère de ce qu’on est sans l’être vraiment.

  • Mariage -> famille -> important -> "ça se fait" -> obligée d’y aller.

Évidemment, je prends des détails du quotidien. Ce ne sont pas de Grands Problèmes de famine, guerre, etc, qui sont horribles horribles à échelle… universelle.

Je sais que je ne me trouve pas au cœur d’une dystopie ou d’une dictature, et c’est aussi ce que j’ai voulu sous-entendre hier. Mes remarques sur l’infiniment petit, l’insignifiant, le banal ne découlent pas d’un orgueil mal placé mais d’un bête manque de créativité. Je sais qu’il est là, je ne le nie même pas. Et j’essaie de l’améliorer.

Cependant, si un journal ne peut pas révéler à 100% qui je suis, il peut être un écho à ce qui se passe en moi. Oui. Et ça me plaît. Mais quand on cherche dans la tête de quelqu’un on ne peut pas le juger ; c’est impossible.
Oui, même quand ce quelqu’un est le soi-même du passé, Future-Moi.

Codes sociaux. Redevance. Rituels. Taxes. Métiers, voies, là où les choses se passent de cette manière qui a déjà été établie. Impôts. Gérer les foules est si angoissant ! Individuellement, la plupart des gens te diraient : "Bah oui, évidemment que je n’ai pas envie de travailleer dans le stress. Si on s’entend tous, qu’on est reposé et qu’on bosse avec plus d’enthousiasme grâce à ça… Enfin c’est la base, quoi ! On ne devrait même pas en parler !".

La plupart des gens quelque chose comme 90% quand même. C’est du simple bon sens. Le bon sens commun qu’on partage tous. Notre petit secret inter-humains, le flux indicible, comme un clin d’œil à chaque rencontre, qui flotte dans l’air.

Mais on ne le fait pas. Et si quelqu’un se motive et se lance, les autres eux ne se sont pas motivés au même moment donc rien ne change.

Et toi, petite crevette braillarde, que vas-tu faire pour changer ça ? Qu’est-ce que tu vas faire pour améliorer les choses Aloha je te le demande ?
Ben rien. Pas d’idées. Pas d’ambition. Juste mon petit journal dans lequel je ronchonne que "bouh, la vie elle est pas facile quand même et en plus on n’a même pas de super-pouvoir !". Wow. Un modèle de courage, d’intrépidité, et de passion.

Pas la moindre lueur d’intelligence dans tes neurones, ma vieille.

Mais c’est comme ça. Je n’écris pas pour me flageller mais pour demander à qui lira ces mots une seule mais complète chose.

Le pardon…