Effeuille mes rêves

C'est c'qui fait qu'tout tourne rond

J’tourne en rond.

Me suis réveillée à 6h du coup je suis prête depuis un quart d’heure. Et j’ai appris que les filles ne venaient pas ce matin ; je sais absolument pas ce qui va se passer : Toute seule ? Pas toute seule ?

Je sais que c’est pour mon bien ce genre de situation.
Pour m’apprendre concrètement à ne plus avoir peur. Et aussi à assurer, à garder la tête haute même hors de ma zone de confort. Mais les minutes qui précèdent l’évènement (un cours difficile ou un examen) sont toujours un supplice.

C’est à ça avant toute autre chose qu’il faudrait que je trouve une solution.

J’aimerais bien être plus proches avec les gens de ma classe. Comme je l’étais avec ceux de mon ancienne promo (même si vu ma timidité maladive ça n’était pas génial non plus) mais en mieux.
J’me suis rendue compte de ce que j’avais l’an dernier juste une fois que je l’ai perdu. C’est con. Mais tellement classique.

Du coup, là j’aimerais bien m’intégrer complètement. Je suis pas non plus une ermite dans mon coin, je suis le plus agréable possible, mais je n’arrive pas à aller vers les autres et - normal - c’est pas eux qui vont le deviner et faire le premier pas.
J’suis dans une impasse en quelque sorte.

Allez, ça va bien se passer. Au pire je me ridiculise, c’est dans tous les scénarios que je me fais à chaque fois le pire que j’imagine, mais bon on survit à ça. Faut relativiser.

Au pire j’passe pour une débile. Pour une… ouais, une débile. Je sais pas ce dont j’ai peur exactement mais ce qui est sûr c’est que voilà ça devient lourd. C’est pas une vie d’être soumise comme ça à la peur.

J’effacerai probablement cet écrit. Ou non. Je ne sais pas. Y’a pas grand-chose que je sais. Je sais que j’ai pas envie d’y aller, que je tape frénétiquement sur mon clavier pour m’occuper les doigts et l’esprit (j’pourrais tout aussi bien faire un origami), que je prie très très fort pour que tout se passe bien… que je sois capable d’aller à la fac plus généralement assurée et assumée.

Ma famille me manque. Et pourtant je suis qu’à une heure de route d’eux, mais en ce qui me concerne ça pourrait être une journée ça serait pareil.
Ça me manque de ne plus vivre avec eux. J’ai une copine qui habite pas loin de la fac donc elle n’a pas besoin de prendre un studio pour l’année mais elle m’a dit qu’elle aimerait vivre indépendante. Au début moi aussi ça me faisait envie, et les deux premières années j’étais toute contente. Mais bon maintenant… Rien ne remplace une famille. Rien.

Faut pas exagérer non plus : je ne suis pas malheureuse seule. Je rentre le week-end donc bon la semaine se passe tranquillement mais c’est encore ma soif de présence de ma famille qui parle.

De plus en plus forte. Je me demande si je ne régresse pas niveau maturité, ou si tout ceci est compréhensible. Si quelqu’un me comprend quand je chouine ainsi. Ou si on a juste envie de me tarter (moi j’en ai envie).

Courage Aloha du courage.

Je dois y croire. Me dire que la peur ne sera pas toujours là comme ça. Sinon ça ne vaut pas la peine de vivre. Un jour elle s’en ira et je serai heureuse et je vivrai dans tous les sens du terme.
De la patience, il me faut de la patience. Et le meilleur moyen de la rendre plus douce c’est la foi.
Mais j’espère quand même que je n’aurai pas à attendre trop longtemps. J’en peux plus déjà.

EDIT : Bon voilà, c’est passé et ça a été.
Comme quoi je psychote la plupart du temps et puis c’est tout.
Le cours de cet aprèm pas de problème. Normalement pas de problème jusqu’à vendredi prochain, donc même si c’est la rentrée je peux de nouveau souffler. Ma famille, les gens de la fac, tout ça oui c’est pas l’idéal mais je peux survivre toute seule sans soucis pour le moment. On stressera dans une semaine et trois jours.
Ou alors le dieu de l’angoisse aura décidé d’aller emmerder quelqu’un d’autre ? Genre un criminel. Un méchant gros boulet de vilain criminel tout défiguré par la pas-gentillesseté. Voilà. Y’en existe très probablement. Je dis pas que je vaux mieux qu’eux mais eux à la limite y’aurait une raison à ce qu’ils se sentent mal...
Oh et puis qu’est-ce que je raconte encore.