Effeuille mes rêves

"Ça"

CECI EST UN BROUILLON alors je peux préciser le fond de ma pensée. De la pensée de mon dernier écrit.

Je pense à Jareth. Voilà. À ce couillon de Jareth, qui ne sait probablement même pas que j’existe ! Mais moi pendant ce temps, ouais, j’existe malheureusement et je pense à lui %@&#$ !!!!!!!! !

ET PUIS ZUT : noooooooooon messieurs dames, ceci n’est plus un brouillon !! !

Je veux crier au monde que j’en ma claque de lui ! Que je ne représente rien pour lui et qu’il ne représente rien pour moi, alors pourquoi - pourquoiiiiiiiiiii - est-ce que j’y pense ???!! !

Je ne ressens rien. Je ne fais que penser. C’est super important, je sais que je n’ai jamais été et ne suis pas amoureuse, je le SAIS.
Mais mes proches ne me croient pas, et je sens que ça va me suivre dans quelques années quelqu’un va s’amuser à me faire une remarque… D’ici là, j’espère que j’aurai construit quelque chose de bien. Quelque chose que leurs éventuelles remarques ne viendra pas saboter - jamais !

Mais voilà, je pense à lui et sa copine, à lui qui file le grand amour, et je ne sais pas pourquoi j’assimile leur histoire à une mise en boîte de la mienne. Pourquoi j’ai bugué là-dessus comme ça. Qu’est-ce qui m’échappe ? Je sens simplement qu’il y a un détail dans ce que je vois tous les jours (enfin ce que je voyais) que j’ai loupé...
C’est peut-être la recette du grand amour, que je recherche, tout simplement. Pourquoi ça marche chez les autres.

Oui, en fait, maintenant que je l’écris… Ça me paraît sensé. J’ai toujours su que je ne l’aimais pas au sens où mes petits tocs de l’esprit peuvent le faire croire. Alors que ça, ça me parle.

C’est même pas le premier garçon avec qui ça me le fait. Y’en a eu deux avant. Je ne les aimais pas, mais je pensais à eux… comme des énigmes.
Je comprends quand même un minimum le langage de mon propre cœur. Là encore, y’a du Sonny derrière tout ça. "Haha, t’es amoureuse ! // Non, Sonny… // Mais si attends c’est évident ! Tu penses à lui ! Tu sens comme des papillons dans ton ventre ? // Euh, non. // Ah ? Ah mais t’es amoureuse cherches pas c’est sûr et blablablabla...".

Message codé : "Au moins tu es obligée d’avoir un mec pour te contenter, moi je peux te parler d’autre chose ! Ou du moins avoir quelques potins, ce qui était impossible en période de célibat". Mysogyne en plus d’être… grrrr si crispant.

C’est ce dont je me rappelle. Quelques-uns de mes souvenirs avec Sonny sont erronés. Celui-là en fait peut-être partie. Mais c’est ce que je retiens.
Quand a-t-elle réellement écouté, avec ses oreilles et son cœur, ce que je lui disais ?

Mais c’est moi la méchante. Je le sais ça aussi. Je n’écris que ma version des faits, mais les grands méchants sont toujours persuadés de la justesse de leurs conviction.

Suis-je méchante au point de penser à la rupture d’un couple qui ne m’a rien fait ? Mon Dieu, non… Non, je ne veux pas. Je veux qu’ils soient heureux. Je veux être heureuse moi aussi.

Je veux que dans quelques années, on me dise : "Tu te souviens, de la période où tu te prenais la tête avec des sujets sur lesquels tu bloquais complètement pendant des années parfois ? Haha, oui, c’était des gens parfois, c’est vrai ! C’est drôle ! Et maintenant regarde où tu en es ! C’est génial !".

Plutôt que : "Tu te souviens quand t’étais amoureuse de Machin ?", trop désespéré de faire entrer mes sentiments dans quelque chose de compréhensible pour les autres, quelque chose sur lequel ils peuvent parler. Parler sans connaître, parler sans ME connaître.

Je suis seule avec moi. Je suis mon cow-boy et mon fidèle destrier à la fois. Et non, cette phrase n’est pas niaise. Je suis tellement fatiguée, toujours.