Effeuille mes rêves

Caquet

J’essaie de trouver une idée agréable à laquelle me raccrocher.

Les exercices de la psy ne me soulagent quasiment pas. Alors j’essaie de me débrouiller seule, comme je l’ai toujours fait. Mais… Si j’en suis là où je suis c’est bien que ce n’est pas la bonne méthode. Rester seule.

Mon père et mon frère ne peuvent pas comprendre. J’ai essayé de leur en parler - preuve que je suis au bout du rouleau - mais ça fait encore plus mal. Veux pas voir les amis, pour les mêmes raisons.

Je sentais vendredi que ça n’allait pas passer tout seul, alors j’ai eu la lucidité de redemander un rendez-vous avec la psychiatre demain.

Je suis tellement amorphe, pleine d’idées noires - et de pulsions morbides - que je me demande si je ne vais pas devoir m’y faire conduire. En vraie assistée.

Bon et avec la deuxième semaine de vacances arrivent les "stages" obligatoires et mes premiers jours de cohabitation dans une grande ville dans une résidence remplie de gens sonoriquement sains d’esprit.
Hâte et appréhension en même temps. Plus de hâte, je pense. Vu les circonstances, je n’imagine pas avoir grand-chose à faire pendant les "stages" (je vais débarquer pour la première fois dans la nouvelle école, alors...) pour le moment. Y’aura probablement pas beaucoup d’activité.

J’essaie de trouver quelque chose pour rabattre le caquet à la mélancolie. Une idée forte pour crier plus fort que la tristesse infinie. Que mon petit cœur brisé par jenesaisquoi. J’essaie de visualiser. J’essaie.

C’est vraiment nul que ce soit justement quand tout semble aller bien, quand tout est censé aller bien (je suis en vacances, je peux faire ce que je veux sans trop de pression pour le moment, etc), que le désespoir ne me lâche pas.

Une idée, une idée… Elles ne trouvent pas de prises assez fortes. C’est une certitude qu’il me faut. Un espoir qui s’accroche à moi comme un arapêde.