Effeuille mes rêves

Ce que je veux (REPUBLICATION)

Il y a eu un léger incident avec l’écrit d’hier. Je le reposte à aujourd’hui.

Je ne sais plus à quel moment de la journée cette pensée m’est venue :

    J’ai passé une décennie dans une prison de stress. Il est hors de question que j’y retourne.

Ça implique beaucoup plus que ne plus aller à l’école. Ça signifie aussi assumer ce que je ressens, qui je suis, et repousser ce qui me fait du mal au quotidien.
Alors là par contre quand on tire, y’a un noeud. Ça résiste légèrement. Car si l’on considère tout ce qui me stresse… J’veux dire, techniquement, aller au restau' c’est un effort pour moi. Pas un effort titanesque, ça reste sympa ; mais disons un effort de 3/5. Ou 2.5 selon qui/quand/où/comment. Et pourquoi. Fêter quoi que ce soit est exclu pour moi. Je supporte presque pas ça.

D’ailleurs, pour le mariage de Sonny, je partirai juste après la cérémonie.
Et ma nouvelle tactique anti-flip' c’est de me dire simplement quand j’y pense (pour ne pas paniquer et limiter les cauchemars) que je vais prendre l’avion ce jour-là et que ça va être cool parce que j’aime prendre l’avion.

C’est tout.

Le reste, je fais ce que je veux. J’apprends à faire ce que je veux ; oui, on peut avoir besoin d’apprendre ça dans sa vie, c’est quand même fort !

Les gens, les situations, les hobbies, tout, je tiens les rennes maintenant et je vais m’y cramponner.

Bien sûr, on parle de la vie là encore ; dons dans la vie, on ne contrôle pas tout. Voire pas grand-chose. Je ferai par conséquent de mon mieux, à défaut de faire ma loi.
Mais c’est toujours ça !

D’ailleurs je fais moins de cauchemars maintenant que le cauchemar réel est terminé. C’est terminé pour de bon, je veux dire, AUJOURD’HUI.
L’état des lieux s’est bien passé (c’est une gentille stagiaire qui a examiné mon appart' ! Ménage ok !). J’ai rendu les clés. Je n’ai plus rien à voir avec Passamaquoddy.

Le bonheur extrême de ma journée a été le moment où, sortant de mon rendez-vous chez la psychiatre, j’ai fait un détour à la librairie.
Le libraire m’a reconnue ; et il m’a demandé comment j’allais.

Ça m’a fait plaisir à un point - mais - indescriptible !
J’avais envie de lever les bras en l’air et de hurler : "Eh ouais les gars ! Je suis connue ; ici c’est ma maison ! Wouuuuuuuh !".

Ce n’est pas le fait qu’il se souvienne de moi qui me touche. (Même si c’est adorablement gentil de sa part). C’est le fait qu’on me reconnaisse dans cet endroit béni/magique.

Quand il m’a demandé s’il pouvait m’aider et que j’ai répondu que j’étais venue pour l’ambiance, il a compris de quoi je parlais. Évidemment que je ne suis pas la seule personne à avoir ce genre de passion, mais à part sur Internet les gens que je côtoie sont gênés par cet enthousiasme débordant.

Je vais lire maintenant. Je fais ce que je veux. Je veux lire ? J’vais lire !