Effeuille mes rêves

Ce qui arrive chaque année

Je suis toujours malade. Ça commence à partir doucement ; mais j’ai le rhume traînant - ça a toujours été comme ça.

Je suis venue écrire sur un truc tellement IDIOT que je ne veux pas que ça se voit dans le petit extrait de texte, en page d’accueil JI (oui, j’en suis là, oui).
D’ailleurs, c’est peut-être le moment de philosopher un peu sur ce phénomène. Profitons. Il y a beaucoup de choses que j’avais imaginé pour ma vie… et beaucoup d’entre elles se placent dans la catégorie des choses que je m’étais promis de ne jamais faire (voir ci-après).

Quand je pense à celle que je veux être… Je suis si loin de la moi actuelle. Du coup je me pose souvent cette question : est-ce que le fait que je ne sois pas cette Elle/moi-en-vraiment-moi signifie que les choses que je veux vraiment qu’il m’arrive ne se produiront pas ?

Bon. J’ai pas envie de me prendre la tête avec ça - je pense que j’ai écrit assez pour camoufler la suite - mais au moins j’ai une trace écrite. C’est une question très… intense. Pour moi, du moins.

Jareth m’a souri hier. Deux fois. J’ai aussi eu deux occasions de lui parler - que j’ai évidemment manqué (quoi que la première c’était vraiment pas ma faute tout compte fait).

Selon le schéma habituel qui se répète d’année en année, d’ici quelques jours on arrivera à échanger trois mots vite fait. Je vais instinctivement baisser les yeux, comme à chaque fois que je croise son regard, être toute gênée, et plus rien de rien jusqu’à l’année prochaine. C’est immuable. Je le dis pour me préparer.

Mais c’est mieux comme ça, je le SAIS.

J’entends Ancienne Moi qui rouspète - comme depuis presque cinq ans - me dire que c’est indigne de "nous" de parler garçon comme ça. Pas dans le sens où je pète plus haut que mon - voilà on a compris - mais dans le sens où on (moi + moi) avait fait un pacte à ce sujet. Un méga pacte classé super important.

Je m’étais toujours dit qu’avant de laisser un spécimen masculin entrer dans ma vie, je réfléchirais en premier. Les hormones c’est pour les tapeeeeeeeettes hahaha ! Hum. Bon ok, j’avais six ans, j’étais pas trop au courant pour les hormones. Mais n’empêche.
Et si ledit garçon ne valait pas la peine que je m’y investisse émotionnellement - parce que ça ne peut pas marcher ou parce qu’il n’est pas fait pour moi ou blablabla - bah je n’en parlerai pas quoi ! Et surtout : à personne ! Je me suis toujours dit que je ne parlerai pas garçon. Je sais pas pourquoi. Ça me saoulait !

Techniquement, ça me saoule toujours. Bref. J’avais juste besoin d’expulser ça. Il m’a souri ! ! (Mais j’ai pas le droit d’en parler). (Il ne doit quand même pas savoir que j’existe).