Effeuille mes rêves

Cendrillon gâche tout

J’ai encore fait un de ces rêves cauchemars à la con…

J’étais Cendrillon. Oui oui, la Cendrillon (de Disney en plus).

Je lavais tranquillement ma cheminée en rêvassant au bal du prince qui commençait sans moi et auquel je ne pouvais pas aller quand l’une de mes demi-sœurs (la brune) - pourtant à peine partie de la maison - est apparue et s’est dirigée vers moi d’un pas décidé.
Elle m’a donné sa robe de bal, bleue, et m’a dit qu’elle n’avait pas envie de se rendre à la fête, parce que c’était mon destin.

J’enfile la belle robe par-dessus mon habit de souillon (Cendrillon Lagerfeld) et je la remercie.

Je l’arrange un petit peu par magie, et à ce moment-là je regarde anxieusement la porte et je me dis que si jamais la méchante belle-mère revient pile à cet instant… on est foutues.

Et que se passe-t-il ? La belle-mère revient. Et nous engueule copieusement. Et je ne peux pas aller au bal, ni rencontrer le prince, ni accomplir mon destin.

Je me réveille, abattue.

Dit comme ça, c’est pas le cauchemar du siècle, c’est sûr, mais ce ne sont pas les images en elles-mêmes qui rendent mes cauchemars terribles, ce sont les émotions qu’ils me laissent au réveil. La peur. L’angoisse profonde et le goût amer et ineffaçable de l’inévitable. Conjugué au subjonctif malheur.

C’est rarement visuellement choquant mais toujours dévastant. Un destin brisé, et ce de manière irrévocable. Un rêve qui ne s’accomplit pas.

Et ce, tous les soirs.

Je suis bien déprimée du coup ce matin. Comme beaucoup trop de matins. Et de journée. Et de soirées.

Et après ça - confession ridicule pour confession ridicule, allons-y… - j’ai rêvé de Jareth qui essayait de récupérer sa copine. Il n’avait pas l’air fou amoureux voire simplement amoureux mais il essayait quand même. Par peur d’être seul, ou qu’est-ce que j’en sais. Il n’empêche que c’est ce qui je pense se passe dans la réalité. Donc le message est clair : je n’ai pas ma place près de ce gars.

Et tant mieux ! C’est clair, c’est limpide, je devrais m’en contenter… Mais mes pensées obsessionnelles ont décidé de me faire mâchouiller du Jareth, alors j’y pense…

Oh comme je me déteste et me méprise pour tout ça.

Pour le destin que je n’arrive pas à construire au quotidien. Pour les obsessions qui me tourmentent. Pour ces saletés d’examens qui me stressent et me pourrissent la vie.
Pour tout ce que je suis, en fait, parce que le bonheur ce n’est pas un résultat mais le chemin qu’on emprunte pour tendre vers lui. Je le sais très bien mais je laisse la maladie gagner à chaque fois.