Effeuille mes rêves

Cette page déprimerait un bisounours

Liste des raisons qui font que je suis un ABOMINABLE être humain :

  • Je dis des choses que je ne pense pas réellement. Souvent. Beaucoup. Trop. Souvent. Des choses à adjectif toujours variable, d’une diversité impressionnante, mais qui ont toutes en commun la merveilleuse propension à être stupides/ridicules/contradictoires/fausses/voirepirequetoutméchantes.

    Pour donner un exemple concret, je me souviens d’une scène dans mon adolescence (ce n’est pas arrivé si souvent mais cette fois-là sera symbolique, pour tout le reste ; non mais hé je te vois n’essaies pas de te trouver des excuses, Abominable Femme Humaine). Un midi, à la cantine, quelqu’un avait lancé une vanne sur un inconnu. Élève, externe ou prof, aucune idée. Il est seulement inscrit au feu rouge dans mon crâne que c’est exactement ce que je désapprouve. Pas constructif. Vide de sens. Dévalorisant.

    Sauf que. J’ai ri. Automatiquement. Je n’ai même pas réfléchi à "Est-ce que cette remarque est insultante ? Sensé ? Utile à la personne ? Est-ce que je suis d’accord avec les termes qui viennent d’être énoncés ?". J’ai juste ri. Comme j’ai depuis ri des milliers de fois à des choses que je n’approuvais pas.

Mon cerveau ne réagit juste pas à temps. Ou alors, parfois, c’est un genre de feinte pour masquer ma détresse intérieure.

Heureusement, aujourd’hui, je suis claire avec moi-même sur ce point - V' merci*. Mais des conneries, j’en sors tout autant. Avec un débit de mitrailleuse.
Je suis bête, que voulez-vous, et j’ai beau aligner trois mots qui sonnent bien à mes oreilles dans ce journal je resterai bête à vie. Y’a que dans les contes de fées où quand on est bête mais gentille quand même ça finit bien. "Riquet à la houppe" était autrefois mon conte préféré. Je me rappelle ce recueil de "Mille histoires" que j’adorais… Mais bref.

Cela me fait passer directement au point suivant :

    Attention. Les phrases qui suivent peuvent donner une sensation d’une auteure qui chouine misérablement et se plaint de concepts qui la dépassent. Ces phrases seront très désagréables à lire, nous n’en nions pas l’impact, mais nous tenons à prévenir le lecteur qu’il s’agit plus d’une prise de conscience brutale - c’est-à-dire non filtrée par de multiples relectures. Merci de votre attention.

  • Je ne sers à rien. Je n’ai aucune qualité. Je ne dis pas ça comme ça pour la dramatisation du truc, j’ai vraiment pensé à ça depuis mon dernier écrit. J’ai fait des calculs, d’autres listes, et tout. Je suis maladroite, simplette, incapable de me focaliser/battre sur/pour ce qui compte réellement dans la vie, asociale, prétentieuse, imperméables à l’universellement beau comme l’amour, maladroite oui je sais que je l’ai déjà dit mais je me permets d’insister parce que c’est lourd c’est dans mon ton ma façon de faire de parler c’est PARTOUT.

Et je me souviens que c’est typiquement le genre d’écrit que je regrette par la suite.

Ah. Nous avons un conflit d’intérêt. Entre "Je veux changer, je me maîtrise à partir de maintenant" et "De toute façon j’ai tout raté alors autant être au minimum honnête avec moi-même".

Mais alors pour le coup : tu veux un aperçu pur de mon ressenti, Future-Moi ? Le voilà ! Je suis pitoyable et je le sais.
Bon du coup c’est un témoignage. Je suis obligée de laisser ça tel quel. C’est genre la seule bonne action que je (me) fais en écrivant : ne pas enjoliver le passé. Parce qu’enjoliver mon passé, c’est m’enjoliver moi. Or je suis affreuse à l’intérieur (on ne va pas parler de l’extérieur mais j’y pense bien fort). Et je ne peux pas me permettre de l’oublier.

Je pourrais trouver encore des dizaines de raisons mais à quoi bon ?

Je me suis déjà déçue et je le ressens à l’instant.

On est toujours dans ma période de cycle pré-mentruel. Si j’accepte cette explication, cela veut dire que tous les mois pendant environ 25 ans encore cela se reproduira. J’ai l’impression d’être la Bête de "La Belle et la Bête"... Qui pourrait supporter une telle horreur ?

Bon allez ça suffit. Tu te calmes. Et tu t’excuses.

Je m’excuse, lecteur ou lectrice aventureur(euse) pour t’avoir saoulé(e). J’espère ne pas avoir diminué ton moral.
Je m’excuse Future-Moi de t’invectiver trop souvent. Je déteste ça maintenant alors j’ose même pas imaginer plus tard.

Je m’excuse de n’avoir rien appris depuis mes 11 ans. Je sens que cette nuit je vais faire un cauchemar XXL.

* Je ne veux pas utiliser de "Oh mon dieu" ou autre expression à caractère religieux. 1) C’est un sujet qui me dépasse 2) Une fois prononcé, je me demande si mon histoire de vie ne fait pas que salir inutilement ce terme. Donc arrêt. Pas de terme à connotation sexuelle non plus (comme putain).
Alors je remplace tout par des mots de mon choix ; ça rend pas forcément très bien mais j’ai pas trouvé de substitut qui me convienne vraiment. Au lieu de louer Dieu, donc, je louerai le Vent (abrégé par la lettre V, ou appelé Viento selon l’humeur). J’aime quand y’a du vent.