Effeuille mes rêves

Cicatrisation intellectuelle

J’ai l’impression d’arracher chaque jour ma vie des crocs d’un monstre énorme et baveux.

Et j’ai vérifié : si on lui propose de jouer, c’est-à-dire d’aller ensemble dans la même direction en se soutenant pour que ce soit un moment agréable pour tous, il MORD.

Alors je continue à faire des listes. Que j’actualise toutes les heures. Parfois plus. Je continue de noter tout ce qui me passe par la tête, tout ce sur quoi je veux me concentrer.
Il me faut améliorer ma façon de parler si je veux avoir une chance de bien faire mon métier. M’exprimer plus clairement et simplement pour ne pas générer de distorsion de compréhension. Je ne veux pas perdre mon temps quand Crocs-Puants daigne me laisser quelques heures de répit. Je fais des plannings. Continuellement. Et je les tiens. Et je me sens mieux.

Je sais où je veux aller, et même si cela me demande une énergie considérable de parvenir à changer : JE VAIS Y ARRIVER.

Aucune idée de là où la vie va m’emmener. La vie, c’est l’adaptation. C’est pour ça qu’on est jamais "heureux jusqu’à la fin des temps" et que quand on est à bout de nerfs on voit chaque nouvelle péripétie comme un affront personnel. C’est simplement que la roue ne s’arrête pas de tourner.
Mais je peux ne pas la laisser m’écraser les pieds (voire le visage = ce qui fait que je suis moi ; parfois) et jouer avec. J’allais écrire danser, parce que c’est une image parlante, mais je déteste danser. Vraiment. Je crois que c’est trop marqué en moi pour que je l’associe à une métaphore de bonheur. Alors je dirai plutôt "jouer".

Bon et j’ai encore craqué pour les livres… Du coup, je me débrouille avec ce que j’ai pour manger les quinze prochains jours. Mais je ne regrette rien !

J’ai voulu tout changer en même temps et j’y suis arrivé. Ma façon de manger, mon hygiène de vie (sport), ma façon de penser, . J’en suis fière. Surtout parce qu’on m’a toujours dit que c’était impossible. C’était hyper fatiguant, mais c’est FAIT !

Maintenant, prochaine étape : vivre. Me lancer sur les rails que j’ai construit à la sueur de mes neurones.

(Désolée si ça fait prétentieuse… Je le note juste pour dire que oui c’est possible. Ça m’a demandé tellement de moi. Que j’ai besoin de l’écrire).

Je suis désormais quasiment certaine à 100% que Future-Moi ne me relira pas parce qu’elle se sent hyper mal et qu’elle n’arrive pas à affronter une épreuve particulière. Enfin, peut-être que oui, littéralement parlant, mais je veux dire qu’elle ne sera pas forcément retombée dans la dépression la plus sévère (voire encore pire) que j’aie eue.
Et y’a très peu de chances pour qu’elle devienne subitement amnésique et qu’elle lise ses écrits pour se remémorer et que le sort du monde en dépende comme je le crains parfois. Toutes ces années d’étude pour absolument tout oublier en une seconde… Beuh ! Non !

Je décide de mes réactions.

Je décide de mes réactions. C’est ça, s’adapter. C’est ça vivre.

Allez on y croit fait est ! Ça va bien se passer !

Et mes cauchemars vont très très bientôt disparaître totalement, oui !