Effeuille mes rêves

Comment écrire pour ne pas réviser

Je reprends à 4h. Ce matin ça s’est plutôt bien passé. J’ai évité le stress par un joli coup de poker (de la chance une fois encore). J’espère qu’elle sera au rendez-vous pour la dernière séance du cours difficile numéro un, la semaine prochaine.
Là j’ai rien. Je suis censée réviser cet exam pour vendredi… mais j’arrive pas à m’y mettre.
Ça m’ennuie. Je crois que c’est la première fois qu’un cours m’ennuie (eeeeeet comme pour toute première fois faut faiiiiiire un voeu, yeah !) ou du moins que j’en prends vraiment conscience.

*Gniii. C’est fait. Je parle de mon voeu.*

Bon voilà et résultat je tourne en rond. J’ai zappé sur "Toute une histoire" et j’ai eu l’impression de recevoir des signes bizarres. Mais probablement que des désirs inconscients qui émergent, j’y crois pas vraiment. J’me fais plus avoir par ces trucs.
Pas aujourd’hui en tout cas.

Hum. Bon. Ce cours, là, il m’embête quand même. J’vais quand même pas arriver vendredi les mains dans les poches avec un beau sourire pour l’examinatrice !
Surtout que c’est la même prof qu’on a eu en cours, elle sait que j’ai redoublé. Que je suis censée déchirer niveau prestation et note, tout ça. Paradoxallement, ça ne me met pas la pression de penser ça. L’année dernière, je suis partie en janvier/février : c’est un peu comme si j’attendais cette période pour voir si je suis capable de tenir le coup, d’assumer mon choix de carrière. Un peu comme si ma réadmission n’était pas réellement effective tant que ce cap ne serait pas franchi. C’est ridicule. Mais y’a de ça : je ne suis plus autant à fond dans mes études qu’avant.

Bof. L’écrire me laisse indifférente. Attention, ça ne veut pas dire que je n’aime plus mes études, au contraire ! J’adore ce métier. Mon problème c’est que je ne suis pas sûre d’arriver à devenir la professionnelle rêvée. Mais je me laisse jusqu’à février une marge pour me rétracter. Si je me casse de nouveau la gueule dans la majorité des examens, si je recommence à enchaîner les crises d’angoisses et les idées noires, je partirai.
Ce sera peut-être la plus grosse erreur de ma vie par contre. Mais bon, on n’en est pas encore là.

Je ne sais pas ce que j’écris en fait.

J’ai juste pas envie de travailler.