Effeuille mes rêves

Construction de carapace

Constructive. Constructive. Sois constructive.

Aie des pensées constructives.

Ils s’en foutent tous. Ils me disent qu’ils seront là quand ça ira pas, mais ce n’est pas vrai. Aujourd’hui ça ne va pas. Et je ne comprends pas. Tant pis. Je peux me débrouiller. Je n’ai pas trouvé comment, c’est tout. Mais je n’ai pas besoin d’eux. Je n’ai besoin de personne.
Des amis… Pfff. Pas besoin. Je m’en fiche.

J’avais oublié. Je ne sais pas comment c’est possible. Mais j’avais oublié.

Quand je revoyais mes anciens écrits, au cœur de la dépression, je me disais que j’exagérais. Qu’il suffisait de le vouloir. De s’organiser.

Mais non. J’arrive pas à croire ce que je me suis fait. Profaner ainsi ma mémoire.

Au moins maintenant : je le sais. Pour guérir d’une dépression, il faut que le malade ait la volonté bien sûr et apprenne à être doux avec lui. Tout en faisant des efforts pour se réorienter vers son chemin.
Mais il est rare qu’il ne faille pas une autre personne. Pour l’aider à mettre les choses à plat. Pour le rassurer. Même s’il est dans l’incapacité de croire complètement cette personne. Juste quelqu’un pour l’aider à respirer profondément…

J’imagine qu’il est possible de s’en sortir sans personne de chez personne. Sous certaines conditions de vie. Je me doute que c’est plus douloureux. Mais dans ces cas-là, on n’a pas le choix. Car si on l’avait, on demanderait de l’aide. C’est une souffrance extrême.

Et j’essaie d’être objective. De me détacher des faits. Mais tout tourne : les profs me trouvent nulle, les autres me trouvent chiante, je gaspille l’oxygène des passants avec qui je partage le trottoir… J’ai TOUT fait pour me sortir de là avec une solution. Il n’y en a pas ?

Qu’est-ce qu’il faut de plus pour affirmer que je suis une ratée. Un misérable cancrelat. Un déchet radioactif.