Effeuille mes rêves

Craquage

J’ai envie d’écrire mais je bloque.

Le problème, c’est que je parle toujours de la même chose. Toujours les mêmes mots et les mêmes tournures qui reviennent. Ils se sont décolorés à force, ils ne veulent absolument plus rien dire. Mais je n’ai qu’eux pour tenter d’exprimer ce qui est bloqué entre mes neurones essoufflés.
Et je suis si fatiguée que je n’ai pas la force de chercher d’autres façon de dire les choses ; j’ai à peine eu la force de me traîner jusqu’à l’ordi en espérant qu’écrire ici me soulagerait mais il était évident que ça ne ferait rien.

De toute façon la situation est plus que claire : ce dont j’ai besoin, c’est de repos.

Je tuerais à l’heure actuelle pour être en vacances…

Et je connais la puissance et l’horreur du mot "tuer", alors je ne l’emploie jamais à la légère. Mais là, sérieusement…

Je ferais n’importe quoi pour arrêter de passer mes journées avec la tête dans le coton à forcer de bourriner pour que toutes les informations rentrent…

Le pire, c’est que je n’en retiens pas beaucoup. Depuis samedi… Je suis incapable de me rappeler ce que j’ai appris de neuf. Ce que j’ai appris tout court. Je me sens noyée, submergée. Mais je n’ai pas de p.tain de choix. Ce sont des cours que je n’ai même pas eu le temps de lire une fois avant que ne vienne le temps des derniers examens, et même, ça ne m’aurait pas aidée puisque je suis tellement conne qu’il me faut bûcher pendant des jours entiers une seule matière pour espérer sauver les meubles. Quand tous les autres s’en sortent à la dernière minute pour les cours les moins difficiles et en deux-trois jours pour les autres.

Mais cette fois-ci, je n’ai pas des jours entiers à ma disposition. Je n’ai que quelques heures pour chaque matière.

Et ça ne suffit juste PAS.

Je suis si fatiguée… Oh mais ce mot sera banni de mon vocabulaire quand je serais en vacances. Quand je serai en vacances, au moindre signe de fatigue, je n’aurai pas besoin d’écrire ou de travailler : je m’affalerai quelque part et je m’occuperai de tout ça.

Mais là faut tenir, faut pas dormir, pas perdre de temps. Je n’en peux plus. Je crois que je vais devenir folle.

J’ai tellement la tête embrouillée que ça me fait presque mal. J’ai envie de pleurer, de hurler, d’injurier la terre, de me cogner contre un mur, n’importe quoi, mais PLUS de bosser.

C’est trop dur… J’en peux plus…