Effeuille mes rêves

Curieuse impression

Je me suis réveillée avec une sensation bizarre ce matin. Bizarre/troublante. C’est sûrement dû à mon rêve de cette nuit : j’étais au milieu de plein de gens de l’école que je connaissais et j’apprenais que beaucoup me détestaient. Mais je n’en étais pas triste. Bien sûr, ça ne me faisait pas du tout plaisir, mais je les comprenais ; je me disais qu’ils ne devaient pas me détester moi mais mon mal-être qu’ils pouvaient peut-être partiellement ressentir.
Y’avait Othélie en arrière-plan, ambassatrice de la confrérie "on aime pas Aloha". Je m’en foutais à la limite. Je comprenais que ce n’était pas ma réelle personnalité que les gens n’appréciaient pas (puisqu’ils ne la connaissaient pas).

Ce qui m’a remuée dans ce rêve, c’est qu’il m’a mis sous le nez tout ce que je devais changer pour aller bien.

J’peux pas m’empêcher de constater que ça fait beaucoup. J’ai l’impression d’être devant un tunnel où y’a eu un gros éboulement : je déblaie des débris depuis plusieurs années mais j’ai trouvé comment enlever de plus gros gravats depuis quelques mois/semaines à peine. L’entrée est presque complètement dégagée, mais il reste tant de travail ! Tout ce boulot m’effraie. Je ne le montre pas - je l’écris beaucoup en revanche - car je ne veux pas qu’on pense que j’ai de la mauvaise volonté, c’est juste que je me languis de voir enfin de la lumière pénétrer dans ce tunnel tout sombre. Voir le jour de l’autre bout. J’ai été à côté de mes pompes pendant tellement de temps que je ne veux plus perdre une seule minute ; je voudrais que le changement se voit là : ICI et MAINTENANT.
Ma mère dit que j’ai déjà bien bien changé en quatre mois mais je sais qu’il me faut faire encore plus d’efforts. Ça me fait grimacer de me dire ça, mais je ne peux hélas pas y échapper. Tant que tout le travail ne sera pas effectué, je serai toujours les fesses entre deux chaises, changée mais pas encore tout à fait.

Je dois me préparer pour aller chez la psychologue. J’appréhende un peu la séance. Ça me le fait toujours après une super bonne session comme celle de la semaine dernière, en théorie savoir ça devrait atténuer mes angoisses, mais ce qui me tracasse c’est que je n’ai pas envie de parler de ce qui s’est passé hier chez le psychiatre.
L’ennui, c’est que cette "non-envie" va rester dans ma tête, comme une sonnette d’alarme, et je vais y penser, et je suis censée expulser ce que je pense pendant nos discussions. Cercle vicieux.

Je stresse pour cet après-midi aussi. J’voudrais tellement avoir l’assurance que tout va bien se dérouler ! !

Je pensais qu’écrire ici me rassurerait. Mouerf. Ça n’a pas vraiment marché… Bon, l’heure psychothérapie du jour devrait me calmer ; mais je ne vais pas pouvoir échapper au compte-rendu de ce qui s’est passé hier.
Autant réfléchir dès maintenant à ce que je vais dire.

Pffffff.. ! ! Mais pourquoi est-ce qu’il faut que je sois toujours stressée ??! ! C’est écrit dans mon ADN ? ?

Je croise les doigts pour que ce ne soit pas ça. Pour que ce ne soit qu’une mauvaise période à dépasser (une période qui aura duré de nombreuses années, mais une période) et pas une inéluctable façon de vivre.